‹ Le Chèque certifiéChapitre 10 sur 32 · VON · texte numérisé non relu

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ces à l'Etat et en compensation reçut divers privilèges. En 1742 notamment, un acte du Parlement interdit de fonder de nouvelles banques ayant pour objet de créer des valeurs sous forme de billets payables à vue. Cette prohibition fut tournée à l'aide du procédé que voici: « Les banquiers de Londres, au lieu de remettre des billets payables à vue sur leurs caisses à leurs clients, se contentèrent d'inscrire au crédit de ces derniers le montant de ce qui leur était dû et de leur remettre des carnets contenant un certain nombre de formules en blanc que les clients purent remplir en faveur de qui bon leur semblait. » (Bulletin de la Chambre de Commerce anglo-belge, page 47, Bruxelles, 1908).

En somme, les chèques, quels qu'ils soient, ordinaires ou certifiés, paraissent avoir leur origine dans les certificats de dépôt d’or ou de valeurs des banquiers et des orfèvres. Il y a là une filiation qui semble assez bien établie, mais qui n’emporte pas un préjugé défavorable, comme paraît le croire A. Darimon. Cest la preuve au contraire que l’on est en face d’une institution qui répond à des nécessités réelles. Les institutions qui sont sans racines dans les faits n’ont, en effet, qu'une vie assez éphémère. C’est une recommancation pour le chèque certifié notamment que de ne pas dater d’hier, que d’avoir un long passé. Le chèque certifié n’est pas une « nouveauté » .Nous l’accordons au Rapporteur de la loi de 1865; mais nous estimons que cela déjà plaide en sa faveur.

A. Darimon fait ensuite parler les partisans du

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