‹ Le Cheval Camargue: Son élevage. Son améliorationChapitre 12 sur 18 · DU CHEVAL ARABE COMME REPRODUCTEUR · texte numérisé non relu

DU CHEVAL ARABE COMME REPRODUCTEUR

Le degré de parenté qui existe entre cette race et la race Camargue, quoique très éloigné certes, suffirait sans doute à la placer au premier rang dans notre choix. Mais on verra que cette raison n'est pas la seule qui nous fera préférer le coursier Oriental à l’étalon

Anglais.

Les proportions sont avec lui gardées au maximum entre les reproducteurs mâles et femelles : on court ainsi moins le risque d’avoir des chevaux décousus, comme lorsqu'on croise des variétés trop disparates.

Le régime nous donne encore un point de ressemblance entre les deux races. Comme le Camargue, le cheval Arabe se contente de peu, et de bonne heure il est habitué à la fatigue et à toutes les intempéries. Où donc trouver un sujet qui convienne mieux à l'amélioration de notre race méridionale, puisqu’à ces qualités il joint des formes irréprochables et une taille suffisante pour la cavalerie.

Les poulains issus d’Arabes ne pécheront donc plus par les défauts qu’on reproche à la race Camargue, et comme ceux qui leur auront donné naissance, ils sauront se contenter des maigres ressources du pays.

N’exagérons rien cependant, et ne croyons pas que l’effet de ce seul croisement donnerait à la race le degré de qualité que nous venons d’énumérer : ce serait tromper l’éleveur. Mais, aidons la nature pour l’accomplissement de ce progrès désiré, et un changement sensible ne tardera pas à se faire sentir. Nous voulons dire par là de modifier le mode d'entretien car, dans les mêmes conditions que les produits indigènes, le poulain issu du croisement ne se développera pas davantage que le premier. Les mêmes causes existant, les mêmes effets s’en suivront ; ce serait donc créer des dépenses inutiles que de vouloir laisser au croisement seul le rôle améliorateur de la race dont nous faisons l'étude ; car sachons bien qu’en domesticité, l’évolution du cheval est soumise aux caprices de l’homme ;

l'animal va où le conduit son maître.

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