ALIMENTS A EMPLOYER
La question âéS SfliïtieWts 691 Itèè complexe car elle embrasse les fourrages — foin de graminées, de trèfles, de blé d'Inde; les aliments concentrés — grains, sou>produits de meunerie; et les aliments succulents — racine-, ensilage: mélasses et pacages. Beaucoup d'investigateurs prétendent que le point principal dans la préparation d'une ration pour les chevaux est la quantité d'éléments nutritifs; la sorte ou la combinaison d'aliments importerait peu. Il est vrai que le cheval s'accommode fort bien de beaucoup d'aliments différents; ici il est nourri au mil (fléole), là à la luzerne, ailleurs encore au blé d'Inde et ces trois fourrages paraissent lui convenir tout aussi bien l'un que l'autre. En fait d'aliment concentré, il reçoit de l'avoine dans l'est des Etats-Unis, du maïs (blé d'Inde) dans le Centre-Ouest et de l'orge sur la côte du Pacifique.
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Pourtant, tant que cette question n'aura pas été plus complètement élucidée, il vaut mieux employer comme fourrage, du moins dans l'Est du Canada, du mil (fléole) pour les animaux de travail; le trèfle peut être donné aux chevaux au repos et aux je s -tuais disons ici que ce trèfle doit être de très bonne
qualité et qu'il ne faut en donner (m'en modération; les aliments concentrés les plus sûrs sont l'avoine et le son.
Quantités à donner. — Ceci dépend du poids et de la catégorie des animaux, —étalons, juments poulinières, chevaux de travail, chevaux au repos, ou jeunes poulains grandissants. Par exemple, nous avons trouvé à Cap-Rouge qu'un cheval*qui ne fait rien pendant l'hiver peut être maintenu en bon état avec ] livre de carottes ou de ruta; de préférence les premières — 1 livre de
paille d'avoine et 1 livre de foin ordinaire par 100 livres de poids vif. On met deux semaines en automne et autant au printemps pour changer la ration. Par
contre, il a fallu environ 1^ livre de foin de mil et I3 livre d'un mélange d'avoine et de son de 5 pour 1, par 100 livres de poids vif. par jour, pour nourrir les chevaux qui donnaient 2.130 heures de travail pendant l'année.
Généralement, un cheval exige de 1 à IV livre de bon foin et de 1 à 11 livre d'un mélange de 3 parties pour 1 par poids d'avoine et de son par 100 livres de poids vif, par jour, suivant le travail qu'il fait.
Modes, d'alimentation. — La nourriture peut être donnée crue ou cuite, trempée ou sèche, longue ou hachée, entière ou broyée, mais dans la pratique générale, la nourriture n'est jamais cuite ni trempée. On donne les fourrages non hachés et le crain entier. On ne fait exception à cette règle que pour les animaux très âgé.- ou convalescents.