PROGRAMME DE RECHERCHES EXPÉRIMENTA ES
La division des fermes expérimentales du ministère fédéral de l'Agriculture a adopté un programme d’expériences sur l'élevage, l’alimentation, le logement et l'exploitation des chevaux. L'exécution de ce programme entraînera des frais considérables pendant un grand nombre d'années, car il y a beaucoup de problèmes à élucider et toutes ces recherches doivent se faire avec le plus grand soin.
C’est là assurément une entreprise d’une grande envergure. Déjà la réalisation en a été commencée sur une douzaine de fermes expérimentales, de l’Atlantique à la côte du Pacifique. On a acheté des juments de différentes races que l’on a fait saillir et des données utiles ont été recueillies et publiées. Il était à craindre que certaines de ces données ne nuisent à l'élevage du cheval plutôt qu’elles ne l’encouragent ; il a été démontré, par exemple, qu’un cheval élevé jusqu’à l’âge où il peut être vendu revient beaucoup plus cher qu’on ne s’imagine généralement. Mais les cultivateurs n’ont pas tardé à comprendre l'utilité et la valeur pratique de ce renseignement: ils savent maintenant que le seul moyen de faire de l’argent est d’élever des animaux de choix.
Les expériences de ce genre n'ont rien de sensationnel mais tous les gens raïsonnables admettent les avantages pécuniaires que l’agriculture canadienne en retirera.
Les problèmes à étudier sont nombreux: Questions de reproduction d’abord et qui comprennent le croisement continu, consanguin et étranger; questions d’alimen-
tation ensuite fourrages, aliments Colcentrés, racines, mi lasses, pacages, abreuvage, quantités à donner aux différentes Catégories d'animaux ceux qui sont au travail, “eux qui sont nu repos Où qui servent à ]n reproduction modes d'alimentation, ali- Ments crus où cuits, secs ou trempés, coupés ou longs, ronds ou moulus : question du logement, l'écurie par elle-même où une partie de ln vachorie séparée du reste Pur une cloison, pour les chevaux: les abris bon marché pour les jeunes animaux ot ce UX qui sont au repos; les différents systèmes d'entretien, Par exemple, le travail où le repos pour l'étalon et la jument poulinière: los moyens d'empécher les maladies communes des poulains, d’ ver les poulains, de faire saillir los Juments en automne, ete.
Il est évident que malgré l'excellence des travaux aécomplis sur une centaine de stations, le nombre d'animaux sur aucune d'elles n'était pna suflisant pour que lon puisse étudier complètement lt question, Devant cos faits, il fut décidé d'établir un grand haras où l'on garderait au moins trente jJuments poulinières ot où l’on pourrait avoir harfois, pour fins ex) rimentales, plus de cent tôt:
LE HARAS DE SAINI JOACHINM,
Une occasion excellente se présenta d'entreprendre ce travail sur une bise coopé rative, assurant ainsi au ministère l'appui cordial et l'assistanee empressée des éleveurs tout en lui permettant de faire connaître les résultats de 04 efforts de la facon la plus rapide et la plus directe.
L'association des éleveurs du cheval Canadien a remis au Ministère fédéral de Agriculture, pour une période de vingt ans, un ferme ayant quelque 500 arpents en culture. Cette ferme est située à Saint-Toachinm, près de 23 milles à l'est de Québec, ur un bon chemin macadnmisé et près d'une gare de tramways.
Cette propriété a été inspectte par le sous-ministre de l'Agriculture et le directeur qui l'ont trouvée tout à fait Propre à cette fin, re un haras, sous In surveillance directe du régisseur de la
des formes « Xpérimentales
On se propose d'en station de Cap Rouge, Une trentaine de juments doivent Y être installées qui, ajoutées à une quinzaine des meilleures juments de Cap Rouge, formeront le stock de souche AU even duquel nous avons l poir de régénérer la race du cheval canadien, Nous
aurons ainsi l'occasion d'étudie r, sur une ce
helle relativement grande, les différents
problèmes qui se rapportent À l'élevage, à l'alimer tation, au logement et au soin des
chovaux.
LA VALEUR DES NOTES BIEN TENt ES,
ya deux n oxYens de tenir note de l'ascendance d'un animal; par les relevés
Hiciels de généalogie ou pedigrees et par les pe gistres privés,
Généalogies officielles.
On se sert des généalogies officielles pour connaître l'ascendance et parfois la performance ou Ja produetion des äneôtres, par exemple, en ce qui concerne les chevaux de course et les bovins laitiers.
Ces généalogies constituent généralement une garantie de bon élevage mais elles doivent être rigoureusement nuthe ntiques et identiques; sans cela elles n’ont aucune valeur. Par authenticité, on entend l'exactitude de certains détails comme la date de la naissance, la couleur et la parenté: l'identité signifie qu'il n'y a pas eu de substitution d'aninial, par exemple qu'un poulain provenant d’une mère renommée n’a pas été remplacé par un poulain d’origine con iune.
Malgré la surveillance exercée par les sociétés d'élevage et les sociétés de Livre généalogiques qui corrigent cer Pet iécouvrent de fausses représentations, on doit admettre qu'une généalogie officielle peut n'être ni authentique ni identique, et ce fait démontre combien il est important de ne traiter qu'avec des éley eurs de bonne réputation,
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D'ailleurs, une génénlogie par elle-même n'est pas une grrantie d’excelience individuelle, car des animaux de rece pure, pris individuellement, peuvent être inférieurs
à des animaux métis, parce qu ils proviennent d'une mauvaise lignée.
Registres privés.
Plus importante encore que la généalogie est l'histoire de l’ascendance, notamment celle qui se rapporte à l'aptitude, à la reproduction, à la disposition, au poids, à la couleur. Ce n’est que par les registres privés que l’on peut la connaître,
La station expérimentale de Cap Rouge ne prétend pas être le seul éleveur de chevaux canadiens qui tienne des registres exacts et complets mais les acheteurs peuvent avoir intérêt à connaître que ces registres existent,
Pour chaque jument poulinière, nous avons une carte de “progéniture” «ur laquelle sont inscrits le nom de la jument, son numéro d'enregistrement, son numéro de haras, la date de sa naissance et sa généalogie complète, embrassant trois générations. Au bas, viennent les dates de saillies, de poulinement; s’il y a eu plus d'une saillie le fait est signalé, avec le nom de l'étalon qui a servi; on voit ainsi si la jurient eat difficile à féconder ou si In faute en est à l’étalon. Puis vient la couleur du por ain, s’il a vécu, son sexe, son numéro de haras, son nom, ainsi que des notes sir son ascendance, son poids à sa naissance, à 6 mois, à 1, 2 et 3 ans. Viennent ensuite trois photographies de l’animal—-devunt, côté et derrière—à six mois et ensuite à deux ans.