‹ Le cheval de bronze, opéra-féerie en trois actesChapitre 19 sur 36 · PERI · texte numérisé non relu

PERI

Non, monsieur, non... je ne veux rien apprendre... quoique j'en aie bien grande envie ; et à cause de votre repentir et du chagrin où je vous vois... je vous pardonnerais peut-être si je savais seulement jusqu'à quel point vous avez été coupable...

YANKO.

Vous savez bien que je ne peux rien dire... etil faut pardonner de confiance...

PEKI.

C'est terrible, un secret comme celui-là... Allons, monsieur, puisqu'il le faut, je pardonne , (Vivement.) à condition que cela ne vous arrivera plus. yanko, regardant en Pair.

Oh ! non... il n'y a plus moyen.

PEKI.

C'est rassurant!...

YANKO.

Non , ce n'est pas cela que je veux dire...

PEKI.

Eh bien! monsieur, écoutez-moi: ce soir même, pendant le souper que mon père donne à son gendre, et auquel les femmes n'assistent pas... je sortirai sans bruit par la porte du jardin où tu m'attendras !

YANKO.

Et où irons-nous? qui protégera notre fuite ?

PEKI.

Ne t'inquiète donc pas, une grande dame qui veille sur nous... ma collègue ! l'autre femme du seigneur Tsing-Sing.

YANKO.

Elle qui est si méchante !

PEKI.

Elle ne l'est qu'avec son mari , les grandes dames sont comme cela... Tais-toi , la voici!

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