‹ Le cheval de bronze, opéra-féerie en trois actesChapitre 26 sur 36 · TRIO · texte numérisé non relu

TRIO

tsing-sing , rêvant tout haut.

Ma femme... ma femme... à souper...

Il vaut mieux être en son ménage...

Que d'être encore à galoper...

A cheval sur un nuage !

PEKI.

Il rêve en dormant !

(Se retournant et apercevant Yanko qui vient d'entrer, tenant un paquet à la main.)

Ah! grands dieux!

Yanko qui revient en ces lieux !

yanko , apercevant Tsmg-Sing.

Quevois-je?

(Il laisse tomber sur une chaise le paquet qu'il tenait.) C'est lui!

PEKI.

Du silence.

yanko , stupéfait.

Comment, le voilà de retour?

Hélas! oui!

YANKO.

Sa seule présence Détruit tous mes rêves d'amour I

ENSEMBLE

tsing-sing , rêvant.

L'amour m'attend... douce espérance...

Enfin me voilà de retour !

PEKI et YANKO.

Pour nous, sa funeste présence Détruit tous nos rêves d'amour.

tsing-sing , rêvant.

Allez, esclaves, qu'on prépare Notre appartement nuptial !

YANKO.

Qui , moi, souffrir qu'on nous sépare ! Plutôt immoler ce rival!

peki, à voix basse.

Écoute-moi !

Fe ne puis à présent m'éloigner avec toi , Vfais je partirai seule, et j'irai sans effroi lux pieds de l'empereur implorer sa justice , Pour rompre cet hymen et dégager ma toi !

YANKO.

Tu l'oserais 1

PEKI.

Le ciel propice Protégera ma fuite, et veillera sur moi ! tsing-sing , rêvant, A souper, ma femme... ma femme...

PEKI.

Ah l la frayeur glace mon âme î

ENSEMBLE

Va-Ven ! va-t'en ! c'est mon mari , J'ai peur qu'il ne s éveille ici î

YANKO.

Ah! ne crains rien de ton mari, Tu vois bien qu'il est endormi !

tsing-sing , rêvant.

Ah ! quel bonheur pour un mari , De reposer enfin chez lui!

YANKO.

Je pars... mais que j'entende encore Un mot , un dernier mot d'amour !

PEKI.

Yanko, c'est moi qui vous implore , Eloignez-vous de ce séjour !

YANKO.

Quoi ! te quitter à l'instant même ?...

PEKI.

Eh bien! tu le sais, oui, je t'aime !...

Je t'aime!...

Mais...

Va-t'en ! va-t'en ! c'est mon mari , Je crains qu'il ne te voie ici.

YANKO.

Ah ! ne crains rien de ton mari , Tu vois bien qu'il est endormi !

tsing-sing , rêvant.

Ah ! quel bonheur pour un mari ,

De se trouver enfin chez lui !

peki , à Yanko.

Partez... partez... je vous supplie...

yanko , avec chaleur.

Vous perdre, c'est perdre la vie !

peki , lui imposant silence.

Pas si haut !... il rne fait trembler !

tanko , baissant la voix.

Eh bien! je rne tais... mais par grâce , Un seul baiser !

PEKI.

Ah ! quelle audace !

Le bruit pourrait le réveiller.

Non... non... je défends qu'on m'embrasse !

YANKO.

Il le faut... ou je reste icil

PEKI.

Alors, dépêchez-Y ous, de grâce...

(Yanko Vembrasse.)

ENSEMBLE

Va-t'en! va-t'en! c'est mon mari!

Je crains qu'il ne te voie icil

YANKO.

Ah ! ne crains rien de ton mari !

Tu vois bien qu'il est endormi.

TSING-SING

Ah ! quel bonheur pour un mari, De se trouver enfin chez lui !

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