COUPLET
Yanko m'aimait dis son jeune âge ,
Juges de son mortel chagrin.
Quand il apprit qu'en mariage Me demandait un mandarin!
Il s’est élancé d’un air lier
Sur ca noir courtier uni fend l'air,
Kt là- bas... là-bas... dans la nue , Disparaissant à notre vue...
Tout mon bonheur a fui soudain Ainsi que le cheval d'airain !
LE PRINCE. Ah ! que c’est amusant !.. et que ne suis-je avec lui !..
PERI. Y pensez-vous?
LE PM N CE. Moi qui aime les aventures et qui allais en chercher si loin... il y en avait une ici que personne ne pouvait soupçonner... ni expliquer...
péri. Si vraiment... Il est ve%u ici de Pékin, des savans, des lettrés, des grands mandarins de l’académie impériale, qui ont fait là-dessus un rapport et une dissertation... connue quoi ils ont prouvé...
qu’il y avait là un cheval de bronze !..
le PRIXCE. La belle avance!.. Et ce clieval de bronze , où est-il ?
PERI. Il n’y est plus... puisque Yanko est monté dessus, et que tout à liieure tous deux ont disparu... en attendant me voilà mariée , me voilà la femme d’un mandarin que je n’aime pas... et je n’ai osé le dire ni à lui , ni à mon père, qui me fait peur, et qui m’aurait battue ; mais à vous, monseigneur, qui avez l’air si bon, et qui êtes prince... si vous pouviez me déinavier...
LE PRIXCE. Hélas! mon enfant, cela ne dépend pas de moi ; il y a des lois à la Chine ; il faudrait que le mandarin Tsing- Sing consentit lui-même à te répudier....
et il n’y a pas l’air disposé.
péri. Lui qui a quatre femmes , et Luiko qui n’en a pas du tout.
le PRIXCE. Je crois qu’il lui céderait plutôt les quatre autres.
péri , pleurant. Ah ! mon Dieu ! mon
Dieu!., il faudra le garder pour mari...
Que je suis malheureuse !..
le prixce. Allons , console-toi !
PERI , pleurant toujours. Me consoler ! ...
et qu’est-ce que je pourrais faire pour me consoler ?
LF. prixCE. A ton âge... il y a bien des moyens... Et puisqu’enfin celui que lu aimais a disparu... puisqu'il ne doit plus jamais revenir...