‹ Le cheval de bronze operafeerie en trois actes paroles de M. ScribeChapitre 32 sur 48 · LE MAGASIN THEATRAL · texte numérisé non relu

LE MAGASIN THEATRAL

tsjng-sisg • avec humeur.

Ali ! je perds patience Ma Icmiihc , taisez-vous !

Oui, g irilci le »ihnrc Ou cra.gncz mon courroux !

TSING-SING, après un instant de silence.

Ah ! quel doux ménage csl le nôtre 1 En descendant du ciel, »e trouver en enfer*.

( II' gu niant n ut un r de lui-)

Si du moius j'apercevais l'autre !

TAO-JIN, avec ii unie.

Cette jeune licaulé dont l'aspect vous est cher!

(Se rapprochant de hu et prenant un air de dtm ceur.)

Eh bien ! donc , vous allez connaître Si je suis bonne et si je vous aimais !

De l'épouser demain je vous laisse le maître! tsing-sing , avec joie.

Vraiment !... ma chère femme ! !

TAO-JIN

Mais

Voici la clause que j’y mets !

TSING-SING, avec chaleur.

Je m'y soumets! d'avance, je l'atteste!

T \0- Ji N , d'un nir câlin .

C'est de m'apprendre les secrets Que vous avez surpris In-Haut !...

TSING-SING

Un tort funeste

M’cn empêche !*

TAO-JIN

Cumulent cela ?

TSING-SING

D'y penser j’en frémis déjà !

Si j'osais révéler ce terrible mystère !

Si je le trahissais par un mot., uii seul mot , Prononcé par hasard cl ineme involontaire ,

Vous verriez votre rp >uz sc changer en magot !

TAO-JIS y joignant les mains.

En magot ! !

TSING-SING

En statue ou de bois ou de (lierre !

TAo-JtN , de même.

-i*n magat ! !

TSING-SING

Si j'osais rcvclcr «e mystère!

ENSEMBLE

TAO-JIN, d'un air caressant.

Ah ! mon mari !

Mou peut inari .

St vous voulez que je vous aime,

Parlez! parlez a l'instant même ,

Et de moi vous serez chv.i !

TAO-J1N

Vous parlerez , Mais cependant.

Si j<- le veut, Moi je le veux !

TSING-SING

Je ne dis mot !

Non, tl le faut.

P liiez plus has !

Je ne veux pat f

(Avec colère.)

Ah ! je p> rds patience Avec un tel époux !

Cardez donc le silence Je ne veus rien de vous

TSING-SING, avec colère.

Ah ! je perds patience !

Ma femme, taisez-vous !

Oui , .gardez le silence Ou craignez mon courroux!

( A ht fin de cet ensemble , Tsing-sing impatient va se jeter dans le fauteuil à gauche.)

TSING-SING. Qu'il ne soit plus question de cela... et puisqu’il n’y a pas moyeu de vous faire entendre raison , je ue vous répondrai plus!

tao-jin. Eli bien! plus nu’un mot!....

{S'approchant de lui.) Quoi! vraiment, si, malgré vous et sans le vouloir, ce secret-là vous échappait, vous seriez changé à l’instant même en statue de bois...

TSING-SING. Oui!

tao-jin. En magot!

TSING-SING. Oui!

tao-jin. Serait- il comme les autres peint et colorié? *

TSING-SING , uvrr colère et se rejetant dans lejauteuil. C’en est trop!., et quoi que vous me demandiez, quoi que vous puissiez me dire maintenant , je n’ouvrirai plus la bouche !

TAO-JIN, près du fauteuil. C’est ce qttt nous verrons; et pour commencer, je ne consens plus à votre nouveau mariage...

( Geste d i ni pu lie ncr de Ising-Sing , qui veut parler e t qui s'arrête.) Je 11e vous quitterai plus... ( Même jeu. ) Je ne vous laisserai pas seul un instant avec votre nouvelle femme... ( Meme jeu. ) Et bien plus , je la ferai disparaitre de vos yeux!

TSING-SING , éclatant et se levant. Vous oseriez!...

TAO-JIN. Je savais bien que je vous ferais parler Adieu, adieu! ( A part. )

Courons tout préparer pour le départ de Peki.

(Elle sort.)

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