‹ Le chevalier Falardeau [microforme]Chapitre 10 sur 11 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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son foyer, l'entourent d’un nombreux cercle d'amis, et ont fait de Florence, depuis plusieurs années, le rendez-vous de tous les voyageurs canadiens.

Si jamais la fantaisie vous prend de traverser l’océan et de faire votre tour d’Italie, n'oubliez pas d’aller frapper au N° 1825, Via dé Bardi.

Le Chevalier vous recevra à bras it, ouverts, avec cette cordialité, cette bonhomie toute canadienne qui vous rappelleront le parfum de la patrie.

Si vous êtes artiste on connaisseur, vous aimerez à étudier et à admirer sa belle collection de tableaux.

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Il ne nous a pas été donné de voir le fameux St. Jérôme de M.

Falardeau ; maïs d’après celles de ses peintures que nous avons eu occasion d’apprécier, il nous semble que son talent a plus de charme que de fierté, de finesse et d’élégance que de vigueur, de délicatesse exquise et de sentiment que d'énergie.

Il excelle dans la perfection du fini, dans la poésie de l’exécution.

Ses miniatures sont d’une vérité de ton, d’une pureté de lignes, d’une transparence, d’une fraîcheur, d’une harmonie de style, et souvent d’une naïveté ravissantes.

Nous avons pu admirer la rêunion de ces brillantes qualités spécialement dans un des petits tableaux qu’il a exposés ici.

Nous voulons parler de la copie du beau portrait de Madame Lebrun d’après elle-même, maintenant en la possession de M. P. B.

Casgrain.

Cette toile est enlevée avec une suavité d'expression, une chaleur de coloris, une richesse de carnation éblouissantes.

Il y a une limpidité dans ces yeux qui vous regardent, un charme dans cette bouche qui vous sourit,

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une souplesse et une légèreté dans ces cheveux bouclés et flottants, un abandon, un naturel dans les ondulations de ces draperies, qui rivalisent avec la perfection de l'original.

Pendant ses longues luttes contre les tristes réalités de la vie, qui absorbaient les grandes énergies de son être, on dirait que tous les sentiments suaves, les frais rayons, les douces pensées, si longtemps exilées de son âme, se sont réfugiées au bout de son pinceau.

Il y aurait dans l’analyse de ce phénomène toute une étude psychologique.

Puisse-til maintenant n’avoir plus à soutenir d’autres luttes que celles de son art !

Assez de malheurs ont troublé ses jours.

La douce compagne que le ciel lui a donnée, l’ange de son foyer, désormais le couvrira de ses ailes, Pabritera contre les orages de la vie, et n’écrira que des bonheurs sur les pages de son âme.

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