SCÈNE- 'IX
PIERpT,j ^.4RIJ>îETTE,^.Rarian»ba8,à rëwi»
OCTAVE, entrant au bras d'ISABELLE.
i'-, A )\ II"
OCTAVE
Eh quoi, déjà rentrer! Ahl si vous étiez bonno .
• .{..;, j-...uJfA:B.E.^.^.^.. „ ,.
Troi^ tours lia!^çt,,(Jôux de plus que le docteur n'ordonna Seyez-vous! . ,:•
Elle le fait asseoir sur le canapé.
:..;../ .:/ > .^« '?,'?» vais f,.vQu| devez être las?
38 tu NAKC4>T1QD6
Non, non, je meEena mieux, non, ne me quittez pas!
PIBKaOT, AKarlmfttti.
Est-ce dit?
MARIN2TTB.
Oui, j'entends.
Uarinetle sort QTec la lettre de Pierrot. Pierrot redesooid un
JP9U et écoute.
OGlAVBf InguJBsaumeiit. .
Ahl madame Isabelle, IléksJ
PIERROT, iQ coptrefaisant et à part.
Héla^I YoUèrinoA amoiireux qui Me! .• •
0CTA.VX.
C'est quand yous êtes là qu'alors jç jne scuis ^i^^x, ^ Ma force est dans vos mains, ma vie est dans vosyeu^. C'est par ces mains de glace et par ces yeux de flammo Que votre âme m'arrive el se fond dans mon âme. Alil l'astre de vos yeux clairs 1... A quoi pensez-vous Quand, avec des regards ou des rayons si doux
LE NABCOTiQUB 39 \
Vous les laissez sitir moi, eommei présent, descendre?
ISABBLLE, ùu^ittUent.. • *
Je pense à mon mari <{ui m'attend.
OCTAVE. •' i
A Gassandrel Hélas!
PIERROT, é part.
Hélas 1 hélas! L^ peste soit du fou !
Qui reste à geindre mt lieu de lai sauter au cou.
OCTAVE
Je ne suis rien pour vous qu'un étranger... malade.!.
PIERROT, â part.
Si tu te portes bieà, prouve-le donc, panadeT
OCTAVE
Réssenlez-voTià pour moi, même un peu de pîîlé?'
PIERROT, à part.
De ce, tu peux prétendre à plus de la moitié»
ISABBIrLS*
Ma is^i je VQU8 plains. ."
OCTATE.
De TOUS, je Tondrais plus encore.
ISABELLE
Quoi?
OCTATE.
DeTinez-TOUs pas?
ISABELLE, les yeux bateés.
Non.
PIERROT, à part.
Ta mens toi, pécore 1
OCTATE.
Je Tondrais... je Tondrais... donnez-moi TOtre main.
PIERROT, èpart.
Bon, cela! cette fois, mon fils, c'est le chemin!
OCTATE.
N'ayez pas peur de moi I tous n'en devez attendre Rien qne nous ne puissions, moi dire, tous entendre.
PIERROT, A part.
Allons, il sauiera I
ISABELLE, tremblante.
Peur de vous? mais pourquoi?
G T A Y E , tremblant aussi.
Moi-môme, en ce moment, j'en ai bien peur — de moi. Ah! si vous le saviez jusqu'où va ma démence I
PIERROT, à part.
Mais, par la sambreguoi ! voilà qu'il recommence ! . . Il ne sautera pas !
OCTAVE
Oh! comprenez-moi bien...
ISABELLE, naïvement.
Vous comprendre? Et comment? vous ne me dites rien!
OCTAVE, résolument.
Ëh bien!...
PIERROT, à part.
Il sautera!
OCTAVE, avec chaleur.
Puisque, dans mon délii^, Vous no savez cruelle, ou ne voulez pas lire,
tà LE NARCoVlQOE
Je vous dirai tout haut ce que je dis lout bas!.,,
I 8'arrêto et timidement. '
Vous allez vous fâcher.
TôXfiBLLE, baissant les yettx.
Dame... je ne sais pas...
Apercevant Cassandre.
Mon mari!
Elln s'éloig^De d'Octare.
PIEHROTv A part.
Voilà diantre, une One femelle !..
II ne sautera pas, si, moi, je ne m*en mêle.
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SCËJHE X
PIERROT, OCTAVE, coaché sur le can«p«. ISABELLE, CASSANDRE, puUMARlNÇTT.E.
CASSANDRE, montrant une fiole è Pierrot l'attire dans nn
coin et bas :
Voici le narcotique... Et l'argent, maintenant?
LE ISARCOTIQUE 4$
PIERROT, voulant prendre lo fiole.
Donnez !
CASSANDRE, la cachant.
Mais 4oQne aussi ! tu jsais, donnant, donnant
PIJBRRO.T) 8e foiriUant.
Est-il prompt?
CASSANDRE
Foudroyant! et doit fuira merveille...
On dort, on dort, oii dort.
PIERROT, Inqulee.
Ahi mais, on se réveille?
CASSANDRE
Certe... etce n'est p^ mii^e un sommeil, sois sans peur Mais une inéluctable et charmante torpeur.
Essayant do prendre l'argent. '
Bôrinér' ''
PIERROT, essa7ant de prendre la QoJe.
Donnez I
Qa échangent la fiole et l'argent.