MADAME DE RENAT
Alors vous appelez cela venir me voir, vous?
Rà.OUl.
Pardonnez-moi, je...
MADAME DE RÉNAT.
Êtes-vous bien sûr d'être en Touraine?
RAOUL
Comment cela?
MADAME DE RÉxNAT.
Oui, j'ai idée que la meilleure partie de vous-même est restée en garnison, c'est votre cœur que je veux dire.
Ohl je vous jure I
MADAME DE.RÉNAT.
Ne jurez pas, le cœur est pris, monsieur de l'Étoupe, comme disait mon pauvre général. Est-ce que je ne reconnais pas les symptômes habituels? distractions, rêveries, silences, soupirs... Plus de chasse, plus d'ap* petit, votre arc, vos javelots, votre fourchette, tout vous importune. Vous êtes amoureux, mon capitaine. Au surplus, c'est la troisième fois de l'année et nous sommes en octobre, le compte y est.
RAOUL
Et 8i cela était, ma tante?
MADAME DE RÉNAT.
Cela est, mon neveu. Allez, j'écoute.
RAOUL, avecfen.
Eh bien! oui, je l'avoue, j'aime I j'aime comme un fou, j'aime comme je n'ai jamais aimé.
MADAME DE RÉNAT, tranquillement.
Attendez xm peu. Laissez-moi m'installer pour de-
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