‹ Le chevalier Trumeau: comédie en un acte, en versChapitre 117 sur 143 · MADAME DE RENAT · texte numérisé non relu

MADAME DE RENAT

Alors vous appelez cela venir me voir, vous?

Rà.OUl.

Pardonnez-moi, je...

MADAME DE RÉNAT.

Êtes-vous bien sûr d'être en Touraine?

RAOUL

Comment cela?

MADAME DE RÉxNAT.

Oui, j'ai idée que la meilleure partie de vous-même est restée en garnison, c'est votre cœur que je veux dire.

Ohl je vous jure I

MADAME DE.RÉNAT.

Ne jurez pas, le cœur est pris, monsieur de l'Étoupe, comme disait mon pauvre général. Est-ce que je ne reconnais pas les symptômes habituels? distractions, rêveries, silences, soupirs... Plus de chasse, plus d'ap* petit, votre arc, vos javelots, votre fourchette, tout vous importune. Vous êtes amoureux, mon capitaine. Au surplus, c'est la troisième fois de l'année et nous sommes en octobre, le compte y est.

RAOUL

Et 8i cela était, ma tante?

MADAME DE RÉNAT.

Cela est, mon neveu. Allez, j'écoute.

RAOUL, avecfen.

Eh bien! oui, je l'avoue, j'aime I j'aime comme un fou, j'aime comme je n'ai jamais aimé.

MADAME DE RÉNAT, tranquillement.

Attendez xm peu. Laissez-moi m'installer pour de-

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