SCÈNE V
EMMA
Oh 1 que nenni î et que le monsieur est bien plus fin ! TI tdte l'eau, il m'envoie un ambassadeur... et même, entre nous, dis donc, sais-tu que... car enfin, j'ai un mari, sans que cela paraisse; si ce n'était pas ton frère... Hem! Une pareille insistance... Hem ! hem I mais enfin, c'est ton frère, je te pardonne.
CLAIRE
Mais je n^ai pas insisté, mais je n'ai pas souillé mot.
Puisque je te pardonne.
GLAIRE
Il n'y a pas de quoi. Et si je ne t'ai rien dit, et qu'il ne t'en ait pas dit davantage...
Plaides-tu non coupable? p^rce qu'il ne lui manque que la parole? Oh 1 je vais la lui donner, sois tranquille, il parlera, il faut qu'il parle... Trente avril 1 Liquidation forcée !
GLAIRE
Et tu lui joueras la même comédie?
Identiquement. Oh! mon Dieu, Timagination n'a quo faire ici. C'est bête comme la pêche à la ligne.
GLAIRE
Et s'il restait?
S'il restait?... Bon! Il ne restera pas, je te dis que c'est infaillible. Il n'y en a qu'un qui .soit resté... un soîil'. et c'était un vieillard, un noble vieillard; mais j'ai ajouté que
n L'AUTRE MOTTF.
la sucession était embrouillée, et... je ne l'ai plus revu... Pn amour, règle générale...
GLAIRE
En amour, règle générale... il n'y a que des exceptions. Va, va, on trouvé encore des cœurs sincères.
EMMA
Lies jours de liquidation? Jamais! (La p^ndaie sonne qas!r« hneres.) Sou hcurc a sonné .
GLAIRE, à part.
Eh bien, mais, il n'y a plus qu'à les laisser faire. Adieu !
(Elle va Ters la porte de gauche.)
Comment, tu t'en vas?
GLAIRE
Tu n'exiges pas que j'assiste au sacrifice, j'imagine.
EMMA, rarrdtant.
Oh! mais un instant... Ne vas pas me trahir et lui raconter... Jure-moi sur... voyons... Sur quoi pourrais-tu bien me jurer cela? Une sœur, cela n'a rien de sacré.
GLAIRE
Ahl méfiante.
EMMA, la condafgant à la porte du fonà.
Tiens passe par ici, cela vaudra mieux qu'un serment...
C'est lui! (Elles s'arréteot.)