SCÈNE III
PULGHÉEIB.
LOUIS, & Cabasse.
Descendez tout de suite, mon cheval s'est effrayé d'un éclair; il a cassé ou démonté un brancard, je ne sais... Voyez la voiture et arrangez cela, vite.
pulghiSrie.
Comment? Est-ce que Monsieur et Madame pensent repartir ?
LOUIS
Tout de suite.
PULGHliRIB, à part.
Tout de suite, ouais I... compte dessus! (Haut.) Par ce temps?
LOUIS
Aussitôt la voiture réparée, (a cabaase.] Eh bien ! m'entendez* vous?... Il est sourd, votre mari?
PULGHÉRIE, regardant «on marL
Cabasse 1 entends-tu le monsieur?
CABASSE, regardant sa femme.
C'est que je ne sais pas, moi ; je ne suis pas charron.
PULGHÉRIE.
Eh! laisse donc!... Ne l'écoutez pas, monsieur... Pour un brancard... Soyez tranquille... Ça sera fait en deux temps. Allons vite! |a part.) Eh! qui te dit de rien faire, godiche?
(Cabasse sort.)
' LOUIS
Chère Jeanne!... Vous réchauffez-vous, au moins?
PULGHÉRIE.
Il y a là une chambre*. • Si madame veui se défaire!
LOUIS
Non, non, c'est inutile... Je vous dis que nous repartons immédiatement.
PULGHÉRIE, à part.
Ils se cachent.
LOUIS
Âhl combien d'ici à la frontière?
PULCHERIB.
Demi-heure.
LOUIS
< Et de la frontière au chemin de fer 7
PULGHÉEIE.
De l'autre côté?
Oui!
PULGHÉRIE,
En Piémont, alors?
LOUIS
Oui, oui,
PULGHERIE.
Demi-heure, (a part.) Ils se sauvent.
LOUIS
Je vous remercie. Tenez, et activez votre mari, (ii lai donno
de l'arffênt.)
PULGHÉRIE.
Bien honnête! (a part.) Vingt francs... c'est une intrigué. (Haut.) Monsieur et madame ne veulent rien d'autre ?
LOUIS
Non. Laissez-nous.
PULGHÉRIE.
En attendant la voiture, madame aimerait peut-^tre souper? J'ai là de crème et de pain bis.