SCÈNE II LA BARONNE, MARIETTE, LE BARON, PADL
Us entrent par l'angle à gauche.
LE BARON. <•'
Le Yoîlà, le transfuge, le voilà ! Baronne, je vous l'amène pieds et poings liés !
PAUL, saluant.
Madame
LE BARON
Ah çàl mon cher, voilà deux jours que Ton vous cherche; qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
LA BARONNE
Les afifaires, n'est-ce pas, monsieur de Bussac ?
• Mariette, le coiffeur, la baronne.
LE BARON
Les affaires ? ce n'est pas une raison cela. Figurez-vous qu'il est invisible. Je vais au cercle , monsieur n'est pas venu. Je vais chez lui, monsieur est sorti. Je rentre chez moi, 0» n'a pas vu monsieur ! C'est inconcevable *.
LA BARONNE
Il faut de temps à autre taîsser monsieur de Bussac se reposer de notre amitié, qui est peut-être un peu lourde.
LE BARON
Bravo! c'est cela! ma chère, soyez sans pitié. Il se dérange positivement. Ce voyage, il y a un mois, ces absences depuis son retour... Ajoutez qu'il nous abandonne un jour de bal, et qu'il nous arrive à dix heures comme un invité I Mais, malheureux, le tapissier vous appelait à cors et à cris! Benoît ne savait où donner de la tête. Rien ne va quand vous n'êtes pas là. Vous ne l'ignorez pas. Moi, je n'entends rien à CCS choses et suis habitué à compter sur vous.
PAUL
Mon Dieu, il m'est arrivé des parents, un oncle... J'aurai môme l'honneur de vous le présenter ce soir, si vous le perm.cttez.
LE BARON
Si nous le permettons ! Il est superbe ! Qu'est-ce que c'est que cet oncle-là?
LA BARONNE
Celui chez qui M. de Bussac a chassé si longuement cette année, sans doute.
PAUL
Est-ce un reproche ?
LA BARONNE
Un regret tout au plus.
LE BARON
Si! si! c'est un reproche. Et voilà votre excuse ! Elle est jolie. Un parcjnt I un parent I mais les amis avant Jout, mon cher, les ami& sont les parents que l'on prend...
* Marlotte, la baronne, le baron, Paul.