SCÈNE QUATORZIÈME
DE BUSSAC
-Donc, et sans préambu'e... m'y voici. Il s'agit d'un jeune homme.
LA BARONNE
Pardon, nous le connaissons?
DEBUSSAGjse tonniant rers elle.
Beaucoup, (paui fait un geste.) Lcs uues OU Ics autrcs, les unes et les autres, peut-être, je n'en sais rien, mais je le suppose, puisqu'il est ici.
Paul le poQSit.
LA BARONNE
Il est ici,
DE BUSSAC
Il y est ou il y sera, le fait est qu'il y vient... Or, ledit jeune homme est en ce moment fort perplexe : honoré des bontés d'une dame, aussi charmante que (Paui le pousse.) pas une. devons, mesdames, Tingrat n'aime plus, pour mieux dire, il aime autre part...- Bref, il est sur le point de se marier.
LA BARONNE, agite précipitamment son érentaîL
. Ah!
BUSSAC, à Paul.
"Ça y est.
C'est un hasard.
PAUL, de même* BUSSAC, de même
C'est infaillible.
n remonte. Pendant la fin de la scène la baronne continue à tenir Paol
embarrassé sous son regard.
MADAME DE BRTAS.
Alors, il va se marier, ce pauvre jeune homme?
DE BUSSAC, se tournant vers elle*^.
Oui, madame. Jusqu'ici rien que d'ordinaire, n'est-îl pas vrai ? mais voici, où le drame commence ; le trop heureux malheureux, n'a eu ni l'adresse de rompre, ni le courage de
* Mme de Bryas, M™» Nunez, de Bussac, la baronne, Paul.
parler, si bien que la dame ignore le premier mot de sa Uahîson.
MADAME DE BRYAS.
Fn effet, ceci est assez piquant.
DE BUSSAG.
Charmant garçon, d'ailleurs, élégant, spirituel. (Bas à Paul qm a remonta.) Plains- toi donc! (Riant) joli cavalier*...
MADAME DE BRYAS.
Joli cavalier?
DE BUSSAC
Sportman accompli, et danseur...
MADAME DE BRYAS.
Ah! c'est un danseur!
DE BUSSAC
Émérite, oui, madame, et fort recherché du monde où il ne compte plus ses succès.
MADAME DE BRYAS.
Ah!
Elle agite son éventail.
DE BUSSAC, à part.
Tiens !
PAUL, bas à son oncle.
Mon oncle!
DE BUSSAC, môme jeu.
C'est un hasard.
MADAME NUNEZ
Une seule question... Ce jeune homme est... un jeune homme?
DE BUSSAC, se tournant vers elle.
Oh! madame, c'est un homme jeune.
MADAME NUNEZ
Ah ! vraiment... et pourquoi n'a-t-il pas parlé?
DE BUSSAC
La seule excuse à son silence (son ingratitude n'en a pasf c'est qu'il ne s'agit point d'un de ces amours éphémères qui
* M»" de Bryas. M"" Nunez, la I^aroniie, Bussac, Paul.