‹ Le Chien courantChapitre 1 sur 31 · II INTRODUCTION · texte numérisé non relu

II INTRODUCTION

caprices d’une vive imagination, il causa à son oncle toutes les contrariétés possibles. Trompant un matin la vigilance de son précepteur, l’abbé Laurent Accarie, qui le conduisait au collége, il s’'échappa et se rendit à Bourges, espérant ainsi se soustraire aux remontrances de son régent; dénué de tout moyen d'existence, il prit de l’ouvrage chez un maréchalferrant. Mais le travail du fer n'avait pas assez d’attrait pour le retenir à l'atelier ; aussi, de temps à autre, quittait-il l’enclume et le marteau, courait la campagne et se livrait à son goût pour la pêche à la ligne, goût si prononcé qu’il en parle souvent dans ses ouvrages. Fatigué de cette vie désordonnée et des reproches de son patron, il résolut de se rendre à Sancerre, où il entra au service d’un religieux de Saint-Satur; mais bientôt dégoûté de cette position, il revint à Troyes solliciter l’indulgence de son oncle et reprit avec ardeur ses études intérrompues depuis quatre mois. Après trois ans d’un travail assidu, il résolut de se rendre à Paris, pour suivre au collége de Reimsles cours de Jean Rochon, le futur doyen de la Faculté de médecine.

Ses classes terminées, Passerat regagna la Cham-

pagne, y rencontra Jean Lescot, dont il devint ami.

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