JEAN, LE BARON
LE BARON, à Jean.
Mille excuses de mon absence I c'est moi qui reviens vous parler...
jean. <e levant, trébuchant et cherchant à te touvenir.
Ah! c’est vous!... Ma foi, vous m’avez tant fait croquer le marmot, que j’ai eu soif... Il y a cinq bouteilles que je vous attends! je pourrais bien encore attendre tout le reste... Mais eülin vous voilà; voyons, qu'cst-ce que c’est?
LE BARON
Je suis tout à vous, maintenant... causons de votre affaire.
JEAN
Quelle affaire?... Ali! oui, j’y suis...
LE BARON
Vous disiez donc que vous aviez une preuve...
jean, vûttmmi et avec volubilité.
Oui, oui, parlons-en!... j'ai ça sur le cœur!. . cl n'allons pas par quaire chemins... vous avez l'ait arrêter Marie Didier comme infanticide... vous allez la faire mettre en liberic... et plus vite que ça... Allons, et rondement!... Parce que c'est vous qui ave* fait l'enfant, c'est-à-dire voire litle... c'est vous qui l'avez fait tuer, et que j'en ai la preuve..., (tl vacille. )
LE BARON
Toi !...
jean (redoublant de parolet. )
Oui, moi, j’ai une lettre, la lettre de votre Aile, la lettre à la ■âge-femme.
LE baron , à part.
Ahl malheureuse !
jean.
Ob! U n'y a pas à dire... j’ai de quoi vous faire marcher... et en chemin de 1er, à la vapeur... grande vitesse; j'ai la lettre, entends- lu?-.. j’ai la preuve... et la preuve, la voilà... (fi montre la lettre )
le baron, rayonnant, à part.
Ab! le vin a parlé!...
jean, accrochant le baron.
Allons, roule! haut le pied! (Il fait un pat et trébuche.)
LE BARON
Voos voulez m’exploiter, n’ est-ce pas? me tirer de l'argent..# Donne-moi cette lettre, je double les billets!
JEAN, Aaujsant let épaula.'
De quoi?... (Il remet la lettre dant ta veite.)
LE BARON
Ta fortune pour celte lettre!...
jbaiJ.
Ma fortune... c’est ça, nous y voilà!... (fi rit à gorge déployée.) Ma fortune!... ah! cette tête!... Pourquoi faire?... j'étais deià bien assez empêtré des dix mille francs de la vieille!... De la fortune à moi, Soiffard 1**, roi des goulots... Puttl... pour avoir comme toi cette mine mâchée de billet de banque... de la peau de bête sur les mains... (Le baron a det ganta.) des cheveux
l.i: -.HIFKONMER DE PARIS.
d'occasion sur la léie... (Le baron a perruque.) el cracher dans ma poche!... (Le baron a craché dans ton mouchoir.) Pour avoir plus tle vin qu'on n’en peut boite... U>-« domestique* qui vident la cave, d< s tille- qui tuent leurs enfants... el qui eu accusant 1rs autres.»- tout li* «liublu el sou Uaiii I... j.iinai», jamais!. .. (Il rii.) Mais rc n’est pas |oui ça... assr* causé... a. Ions chez le jugel.*. :// «eu! entraîner le baron et chancelle.)
LE BARON, (î port.
Allons!... aujourd'hui comme autrefois!... (Haut.) Tu ne veux pas me la donner... je vais la prendre...
jean, hors d élai de te défendre.
A moi! au secours!...
le baron. le prenant au collet comme au prologue.
Te tains-tu. misérable!
jean, d'un grand cri.
Ah! la poigne du quai!... ( l.e toron le jette d lerre, lui arrache le portefeuille, et prend ta lettre.)
jean, sc débattant.
Ali!... le gueux! le scélérat!... Il me prend, il me vole!... il brûle nia lettief... au secours \ . voleur!., à l'assassin !... l.K baron, brûlant la lettre d une bougie, et portant les yeux sur te portefeuille qu'il tient.
Que vois-je?... maison llervdlo... u Jacques Didier, garçon de caisse, s {Il remet le portefeuille dans la poche de Jean.) jean, étendu.
Ali! brigand!... ma lotir- ! un lettre... Il m'a volé ma lettre fans ma pocbel... il l'a btûléc!...
le baron.
Holà! quelqu'un!..