SCÈNE III
JEAN, seul dans son grenier, réyeiUé par le chant et allumant sa lanterne.
Oh! oh! le faubourg est en train ce soir. Que sabbat! Allons, chiflfonniers, amoureux, tous les nocturnes; notre année se compose de 365 nuits... La nuit est notre journée à nous; journée de joie pour les ii.is et de peine pour les autres, (prenant sa hotte.) A Touvrago, ma vieille! Laissons le plaisir aux jeunes... Diable! Elit; est un peu faite... comme moi. . . Elle en demande bientôt une autre, n y a si longtemps qu'elle me sert. . . Oui, depuis le jour où j'ai promis à ce pauvre Didier de veiller sur sa fille... Juste vingt ans, aujourd'hui, grand saint mardi-gras, (endossant sa hotte.) V'ià mon domino à moi, en cachemire
d'osier ! . . . Allons travailler, (secouant sa hotte sur son dos, descendant de son gîte, pnis prêtant l'oreille à la porte de Marie.) Chère
petite voisine, elle dort sans doute ; car sa journée finit quand la mienne commence... doucement! ne troublons pas son repos. . . Bonne nuit ! Bonne nuit I
Il disparaît dans le grand escalier.
Rideau de manœuvre.