ACTE PREMIER
FRINLAIR, se rapprochant de Marie.
Oh ! nous la dresserons bien. Quand on a dompté miss Annette, le rétif n'effraie pas. (a Marie restée masquée.) Voyons ce pied !... ce cou l... cette tête... (u lui «te son masque.) La vue n'en coûte rien I superbe 1 bé l hé l j'ai gagné.
Applaudissements.
MARIE, stupéfaite.
Mon Dieu 1 où suis-je ?
Elle se lève, la tète cachée dans les mains.
HENRI
Pauvre fille!
MAZAGRAN
Ah ! Henri, vous êtes défunt.
FRINLAIR.
Quelle élève I Premier prix I Médaille d'or à Blazagran. C'est pur sang, parole d'honneur ! C'est beau, c'est fm, c'est neuf comme Suava, une vraie pouliche de race... Notaire, mes cent louis.
HENRI
Assez, assez, monsieur le comte. Nous ne sommes pas à récurie... Vous vous conduisez ici comme un maquignon.
FRINLAIR, passant à gauche.
Et vous peut-être comme un chevalier... a Marie.^ Un baiser pour mes cent louis,
u veut embrasser Marie qui recule vers Henri. HENRI, se rapprochant Tiyement.
Ah !.. centaure que vous êtesl maltraiter une femme !.. mais votre mère n'est donc pas une femme. Cessez vos ruades et vos hennissements... Respectez mademoiselle.
En voulant protéger Marie, il déchire la dentelle de la robe. MAZAGRAN, riant.
Sauvez la robe.
MARIE, épouvantée.
Ah!., qu'ai-je fait ? Pourquoi, pourquoi suis-je venue là?
Elle se sauve avec terreur.
MAZAGRAN
Marie 1 Marie!
MARIE
Ah I laisse-moi, tu m'as perdue.
, Elle sort.
MAZAGRAN
Perdue 1 pauvre robel...
On rit.
th LE CHIFFONNIER DE PARIS