‹ Le chiffonnier de Paris: drame en cinq actesChapitre 34 sur 112 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MARIE, la robe déchhrée, les cheveux en désordre, désespérée.

Quelle nuit, quelle faute! et quelle peine! où cette maudite robe m'a-t-elle menée? Cette robe perdue, comment la pajer? Où prendre l'argent qu'elle coûte ! (otant la robe décbi-

réé et reprenant la sienne.) ToUt Ce qUC j*ai 06 Suffira paS, nOIl...

Un abus de confiance, presque un vol, la prison peut-être. . . Quelle honte I jamais, jamais, plutôt mourir ! D'ailleurs, pourquoi vivre? Je sais ce que c'est maintenant, j'ai vu ; j'ai vu Fabîme jusqu'au fond. Oh 1 ces plaisirs sont des crimes, ces joies des regrets, ces bonheurs des remords... Ds me font horreur. Dieu merci! j'en suis sortie. N'y rentrons pas ! Non, non, je ne veux pas y retomber, y rester comme tant d'autres. . . Et pourtant, j'ai peur, mon Dieu I Auprès de Fhomme qui m'insultait, celui qui me défendait était si noble et si beau... Ah! si j'allais céder encore une fois. Là, vice et déshonneur; ici^ lutte et désespoir I Ni l'un ni l'autre ; la mort ! Je mourrai du moins honnête, digne encore de ma mère. Allons la rejoindre; c'est fini... Ah 1 un mot d'abord à mon bon vieux voisin. (ÉcriTant.) a Adiou, père Jean ! j e quitte le collier de misère. Je ne » veux pas prendre celui de la honte. Je ne peux plus vivre; » je veux mourir. Je vous charge de vendre mon pauvre » ménage et d'en donner l'argent pour la robe gâtée. . . -a si on le refuse, il sufiira à m'enterrer auprès de ma » mère. . . Je vous laisse pour la peine, la montre de mon » père, Marie Didier. » Allons !

Elle sort de sa chambre et porte la lettre ckei Jean.

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