ACIDE URIQUE
moyenne des augmentés 76,9 % moyenne uricémique du groupe 0,059
RER Me eu “ 3 NOTMAUX SUT 3 400 % normaux , taux moyen ac. urique 0,047
: avec hématoz. 4 augmentés sur 4 100 % augmentés taux moyen ac. urique 0,077 sans hématoz. 2 diminués FN 1 NA
\ 5 normaux 215126 taux moyen ac. urique 0,059 11 augmentés 64,1%
moyenne des augmentés 68,1 % moyenne uricémique du groupe 0,062
AE PU TEE 6 augmentés 1 normal 85,1% augmentés moyenne uricémique 0,056
Sensible est l’action du paludisme sur l’augmentation du taux de l’acide urique, puisque, dans le groupe I, 76,9 % et, dans le groupe IT, 68,1 % des malades présentent un taux au-dessus de la normale. Cette augmentation atteint son maximum chez les malariques présentant des hématozoaires dans leur sang, puisque 100 % des sujets des groupes I et HI avec hématozoaires voient leur teneur en acide urique augmentée.
Même lorsque le paludisme est ancien et sans accès depuis longtemps, le nombre des sujets, ayant un taux augmenté, atteint le chiffre de 85,7 %. mais à taux moyen relativement peu élevé, 0,056; ce qui montre que le taux d'acide urique diminue avec l'ancienneté du paludisme et surtout avec l’absence d'accès fébrile, puisque de 0,059 qu'il est au cours des premiers accès, 1l tombe à 0,056 en passant par un taux plus élevé : 0,062 dans le groupe IE, où le paludisme est ancien et les accès encore fréquents. | |
Les enfants, eux, par contre, ont leur taux d'acide urique qui ne varie pas. Normaux 100 % ; taux, 0,047, normal.
Dans les deux accès pernicieux, F. 5 et F. 41, nous avons trouvé respectivement des taux de 0,050 et 0,087. Nous sommes d'accord avec Tamalet pour signaler l’hyperuricémie dans le paludisme.
: CHOLESTÉROL.
*! GROUPE : avec hématoz. 6 diminués sur 6 100 %, diminués taux moyen cholest. 1,13 sans hématoz. 6 diminués 4 normal 85,6 9, diminués ‘taux moyen cholest. 4,30 moyenne des diminués 92,3 % :
moyenne du cholest. du groupe 4,22
RERO ET di. «4 rue ve .. 2 diminués 4 normal 66,6 % diminués taux moyen cholest, 4,63 € GROUPE : avec hématoz. 3 diminués À augmenté 15 % diminués taux moyen cholest. 1075 sans hématoz. 410 diminués 55,5 % 3 normaux 16,6 % taux moyen cholest. 1,39 > augmentés DNS
moy. du groupe diminués 59 % normaux 43,6 % augmentés 27,2 %
moyenne du cholest. du Sroupe 1,33
DEROUPH ren 2 diminués 28,5 %
4 normal 44,2 taux moyen cholest. 4,81 4 augmentés 57,1 %
Nous trouvons done un taux de cholestérol très diminué lors de l'infection par l'hématozoaire (groupe I : 1,22). Ce taux, cependant, augmente dans le groupe IT : les anciens paludéens, réinfectés nouvellement, voient leur taux de cho-
. lestérol diminué, mais en proportion beaucoup moindre, puisque nous trouvons déjà 27,7 % des sujets sans hématozoaires qui ont un taux de cholestérol dépassant la normale et 16,6 % ayant un taux normal.
Le cholestérol ne fait qu'augmenter avec l'ancienneté de l'infection puisque chez les anciens paludéens sans accès depuis plus de deux äns nous trouvons deux fois plus d’individus à taux augmenté qu'à taux diminué : 57,1 % contre 28,5 %; ce qui a fait rechercher à Tamalet, selon les idées de Chauffard, les rapports du paludisme et de la lithiase biliaire.
Les observations de Tamalet, observations prises chez des paludéens lithiasiques sans accès depuis plusieurs années et qui feraient suite à notre groupe IV’ (c'est-à-dire notre groupe IV avec une séquelle paludéenne : la lithiase biliaire); ces observations, disons-nous, montrent un taux de cholestérol oscillant entre 1 g. 55 et 4 g. 28. Nous ne trouvons pas un taux de cholestérol aussi élevé; le nôtre.est de 1 g. 81 (nos malades n'étant nullement lithiasiques).
ET Rae
Ce qui fait que la remarque de L.-A. Bordes et Neuyen-Van- Lieng, dans leur article (®), semble exacte au premier abord :- « Chez les paludéens chroniques annamites, le taux de cholestérolémie, disent-ils, n’est pas modifié de façon sensible, et en tout cas n’atteint pas les chiffres élevés notés par Tamalet en Europe. »
Mais cette assertion n’est pas fondée; en effet, ces auteurs comparent des observations qui ne peuvent être comparées. Leurs malades sont, en effet, de vieux paludéens chroniques, mais réinfectés (notre groupe HI). Ces 24 malades présentent, lisons-nous, dans leur sang des schizontes et gamètes de PI. vivax (2 malades), des schizontes et gamètes de PI. præcox (14 malades), le reste ayant une recherche de plasmodium négative. Or les observations de Tamalet faites entre les années 1923 et 1932, à Vichy, nous montrent des malades anciens paludéens infectés les uns en 1912, 1913, 1915, 1916, 1947, 1919, 1920, et dont les observations montrent que, pour la plupart, ils n’ont pas été soumis à des réinfections; il n’est d’ailleurs pas question de la présence d’hématozoaires chez ces malades plus lithiasiques que paludéens.
Chacun de ces auteurs a raison, et nous sommes d’accord avec eux.
Nous trouvons ‘dans notre groupe II, qui correspond aux observations de L.-A. Bordes et Neuyen-Van-Lieng un taux moyen de cholestérol égal à 1,33; ces auteurs, eux, trouvent un taux de À g. 14.
Nous trouvons pour notre groupe IV, qui fait transition entre les observations de Bordes et de Tamalet, un taux de cholestérol de 4 g. 81. Or, Tamalet a trouvé un taux oscillant entre 1 g. 55 et 4 g. 28; nous-même allons de 1 g. 30 à 2 g. 27.
On voit donc que le cholestérol, d’abord diminué, 1 g. 2
) Note sur. les albumines et la cholestérine du sérum sanguin chez les paludéens chroniques de race annamite (Bull. de la Soc. de path. exot., oct. 1931).
Aer GROUPE
2e GROUPE