INTRODUCTION
L'idée de ce travail nous est venue à l’occasion d’observations de paludéens que nous avons suivis pendant plusieurs saisons thermales, étant chef de laboratoire de la station hydrominérale d'Encausse-les-Thermes, fréquentée en majeure partie par des paludéens.
Après avoir observé les modifications viscérales, hématologiques et pondérales obtenues par les cures thermales chez les paludéens et les anciens paludéens, nous nous sommes d’abord demandé avec M. Marcel Léger si l’on ne trouverait pas, dans les modifications chimiques sérologiques' de ces malades, un témoignage de cette action hydrothermale, voire son explication. |
De telles modifications, si elles existaient, ne pourraientelles pas d’une façon plus générale être un test d’amélioration et de guérison des paludéens ?
Pour en décider, encore fallait-il connaître les modifications que présente leur sérum au cours des accès, après les accès, dans la période de latence, puis dans la période de paludisme ancien chez les sujets rapatriés depuis assez longtemps pour être considérés comme guéris. C'est ce que nous avons d’abord essayé d'établir.
Pour cette recherckfe, nous avons dû utiliser le matériel dont nous disposions au laboratoire de la Station d'Encausseles-Thermes : le photomètre de Vernes, Bricq et Yvon, dont les résultats avaient été contrôlés par confrontation avec les À autres méthodes. ; Je) * Un grand nombre d'observations serait nécessaire pour établir le bilan chimique du sang de ces malades. Nous ne pensons pas avoir réuni un nombre suffisant d'observations, mais nous apportons nos résultats qui, tels qu'ils sont, seront, nous l’espérons, sinon la toute première, du moins une
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utile contribution à l’élaboration de ce bilan.