VOUS
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celui qui vous écoute, m'écoute—celui qui vous méprise, me méprise—celui qui croira à votre prédication sera sauvé—celui qui « n'y croira pas, sera perdu... »
Jésus-Christ n’a pas dit : Si vous ne lisez pas ‘a B'%ls, vous serez regardé comme un païen et un publicain; mais il. lit: «si vous n'écoutez pas l'Eglise, vous serez regardé comme . n païen et un publicain. »
C'est done une Æylise que Jésus-Christ est venu fonder, et non un livre qu'il est venu faire écrire et lire. L'Evangile est la propriété de l'Elise, c'est u 1 de ses biens, c’est un de ses grands trésors, c’est elle qui est chargée de le conserver et de l’expliquer au peuple ........Car c’est à elle seule et non aux individus que la promesse est faite et la mission donnée.
Dire que Jésus-Christ et ses Apôtres voulussent que ce fut par la lecture de la Bible, interprétée par chaque individu, que les peuples fussent convertis, est une si grande absurdité, que j'ai toujours de la peine à concevoir comment des hommes qui se respectent peuvent la laisser tomber de leurs lèvres.
Tout le monde sait qu'avant l'invention de l’impzimerie, les livres étaient aussi rares et aussi chers, qu'ils sont aujourd'hui communs et à bon marché. Pendant 1400 aus après Jésus- Christ, il fallait tout écrire à la main, Or, pour écrire une Bible entière, il fallait du temps considérable..…......Bien peu de personnes savaient écrire chez plusieurs peuples, presque contam ment en guerre. Ona même les noms de plusieurs rois puissants, qui ne savaient pas sigrer ‘eur nom. Pour se procurer un livre aussi considé: able, il fallait payer uue grande somme d'argent. Il était donc absolument impossible à l'immense majorité des Chrétieus pendant 1400 + ns d’avoir des Bibles ct de les lire. ....... Aussi l'histoire nous ay rend que rendant la période de temps qui a précédé l'imprimerie, Les pet ples se cotisaient pour avoir une Bible qu'on dépusait dans l Eg ise, où Le Prêtre en lisait tous ies Dimanches quelque partie, qu'il expliquait au peuple.
Ce n'est pas par la lecture de ja Bible, mais c'est par la prédication des Apôtres envoyés par l’ Lulise de Jésus-Christ, que les Français, les Anglais, les Allemands, les Espagnoles, les Trlandais, les Grecs, les Romains, et tous les autres peuples ont été convertis, puisque bien peu de personnes parmi ces nations diverses savaient lire, et qu'un bien plns petit ‘nombre encore étaient en moyen de se procurer une Bible.—Que M. Roussy me nie OAI) AL L'OBD eos ve cou vbes
Eh bien | puisque c'est un fait certain que Jésus Christ a voulu que son Eglise marchât à la conquête des àmes par lu
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prédication pendant 1500 ans, que M. Roussy nous montre ux texte de sa Bible, pour nous faire connaître que Jésus-Christ a décidé que la lecture de la Biblc par chaque particulier, dût remplacer la prédication, à une époque quelconque de la vie de l'Eglise.
Llest clair que si le système de M. Roussy était bâsé sur la vérité, Jésus-Christ aurait commandé à ses Apôtres, non pas de prêcher l'Evangile jusqu'à la fin du monde, . mais de montrer à lire aux peuples et de leur donner des Bibles... . Et au lieu d'Apôtres, c'eut été des maîtres d'école qu’il eut promis et envoyés aux nations assises dans les ténèbres de la mort............…. ;
M. Rou.sy nous dit que Notre Keigneur est contraire aux fausses traditions des hommes ; mais l'Eglises ne les condamne pas moins ces fausses traditions humaines. Quand M. Roussy dit que tout ce qu ‘il faut croire et faire est écrit dans l'Evangile, et qu'il ne faut rien croire des vérités enseignées par la tradition : en un mot quand M. Roussy dit, qu'on ne trouve pas le dogme
fatholique de Ja Tradition dans l'Ecriture. Sainte, il montre ou sa mauvaise foi, ou sen ignorance. Voici une Bible qui vient de M. Roussy lui-même. Eh bien, dans la seconde Epitre de St. Paul aux Tressaloniens, voici ce que le St. Apôtre écrit :—(c. li, v. 15.)—<* C’est pourquoi, mes frères, demeurez fermes et ‘ conservez les traditions que vous avez apprises, soit par n0s “ parodes, soit par notre lettre.” Voici St. Paul qui dit que ce qui nous vient par la parole non écrite, c'est-à-dire, la tradition est de même autorité que ce qu’il écrit dans sa lettre... Ne faut il pas plus que de la hardiesse dans M, Roussy, pour oser nous dire en face, qu'il n’est pas parlé de tradition dans l’Ecriture- Sainte.
Et dans le chapitre ii, v. 6, de la même Epître, St. Paul dit : « Nous vous ordonnons de vous séparer de ceux qui se conduisent « d’une manière déréglée et non selon la tradition qu'ils ont « reçue de nous,»
Dans sa second Epître à St. Timothée (ce, ii, v. 2,) St. Paul dément d'avance l'absurde \assertion de M. Roussy qui dit que toutes les vérités et les doctrines de Jésus-Christ sont écrites et qu'il y en a aucune qui nous arrive par la tradition. Ces paroles sont claires et précises :—\t Fortifiez-vous donc, ô mon fils, par « la grâce qui est en Jésus Christ. Et ce que vous avez appris « de moi, devant plusieurs témoins, donne le dépôt à des hommes « fidèles, qui soient eux-mêmes capables d'en instruire d’autres.»
En vérité, M. le Président, lorsque M. Roussy, nous disait que tout est écrit dans les livres saints et qu'il n’y a pas de tradition, il avait perdu la mémoire ou il nous supposait assez ignorant pour ne savoir pas lire les Epîtres de St. Paul,
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M. Roussy a été vraiment malheureux dans le choix qu'il 4 fait de ses textes pour prouver que chaque particulier doit lire l'Ecriture-Sainte et a droit de l’interpréter à sa façon. Il a cité le texte ou Moïse veut qu'on s’en tienne à la loi de Dieu. Et c'est justement ce que nous voulons. Oui, que tout le monde médite la loi de Dieu — or, une de ces lois, un de ses commandements le plus absolu est celui-ei :—« Ecoutez l'Eglise, celui qui « n'écoute pas l'Eglise doit être regardé comme un païen et un «publicain.» Il a cité Jasué, mais Josué était le conducteur. le grand chef du peuple, c'est un homme visiblement choisi et inspiré de Dieu pour conduire ses frères dans la terre promise : c'était tout naturel qu'il dat lire *t méditer l’Ecriture-Sainte, pour s'instruire et instruire les autres. Et c’est aussi ce qu: l'Eglise Yatholique commande à ceux que Dieu a choisis pour conduire son peuple. Elle leur commande d'étudier et de lire souvent les Saintes Ecritures... ......
Ce bon M. Roussw nous a cité le livre de Néhémie ; mais je crois que céta’t ane distraction: de sa part .......Car le texte qu'il a cité prouve justement le contraire de ce qu'il nous avait promis. M. Roussy nous avait promis, vous le savez, de nous démontrer que chaque personne du peuple doit avoir sa Bible et la lire. Et voilà qu'il nous cite un texte qui nous apprend que pas un homme ni une femme n’avait de Bible alors, excepté les Prêtres......t Esdras apporta la loi,...et la lut devant le peuple.» — Vous voyez M. le Président, que cet Esdras ne valait pas mienx qu'un prêtre Papiste. Au lieu de distribuer des Bibles par miliers, à tout le monde, comme fait le brave M. Roussy, il gardait le livre dans ses mains, et se contentait de le lire et l’expliquer au peuple, justement comme M. Girouard, votre curé, fait tous les dimanches.
Quant au texte d'Isaïe ; il prouve qu'il y avait d'autres choses que la loi écrite, puisque Dicu veut qu'on s’en tienne aussi au témoignage...
Notre Seigneur conscillait aux Juifs ixcrédules de lire l'Kcriture-Sainte ; mais ce n'était assurément pas comme l'unique et le meilleur moyen de le conpaître, puisque ces Juifs auraient encore mieux fait, d’après Jésus-Christ lui-même, de croire à sa parole et à sec œuvres... La lecture de la Bible, mal interprétée, a perdu les Juifs, comme elle perd les protestants d'aujourd'hui. C’est la Bible à la main, que les Juifs ont déclaré que Jésus- Christ était un imposteur et que d'après la loi il devait être crucifié.
Mais M. le Président je veux réfuter M. Roussy par sa propre bouche et lui prouver, par ses propres aveux, qu'il est égaré et