‹ Le chirurgien LaumonierChapitre 6 sur 11 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

En 1791, Laumonier fit un rapport à l’Académie de Rouen sur un nouveau Cornéotome construit par M. Tostain de Coutances, et qui réunissait, dit-il, à la perfection et à la sûreté de son mécanisme, toute l’élégance et le goût possibles.

( Archives de l'Académie, séance publique 1789 et 1791.)

En 1806, averti par la sage-femme de l’Hospice d’humanité, qu’une fille venait d’accoucher à la gésine de deux jumeaux,

l’un mulâtre et l’autre blanc, Laurnonier constata le phénomène rapporté par Leprevost dans son travail sur la superfétation. {Précis de r Académie , 1818.)

29. Ach. Cléophas Flaubert. Dissertation sur la manière de conduire les malades avant et après les opérations chirurgicales , présentée et soutenue à la Faculté de médecine de Paris, le 27 décembre 1810.

30. Rapport fait au Bureau de consultation des arts et métiers sur les travaux anatomiques et les pièces artificielles du citoyen Laurnonier, par les citoyens Desault, chirurgien en chef de l’Hospice d’humanité, et Hallé, professeur d’hygiène aux écoles de santé ( Magasin encyclopédique ou Journal des Sciences, des Lettres et des Arts , rédigé par Millin, INo^l et Warens, Paris, 1795, T. I, p. 457).

Le bureau de consultation des arts et métiers, composé de trente membres choisis au scrutin dans les diverses sociétés savantes , avait pour mission de distribuer les 300,000 livres annuellement accordées aux artistes. Il avait été établi par une loi du 17 septembre 1791. Il s’assemblait dans la salle de l’Académie des sciences, et ses séances étaient publiques.

34. « Le filet nerveux qui s’élève du ganglion cervical supérieur dans le canal carotidien, pour s’anostomoser avec la sixième paire et avec le nerf vidien était bien connu, mais personne que je sache, n’a fait encore mention d’un ganglion situé dans le sinus caverneux. Un iieureux hasard

s’est offert à mes recherches le 26 août 1786 . D’où il

résulte sept combinaisons de correspondance sympathique dans un point où il n’y en avait qu’une de connue.» ( Journal de Physique, novembre 1792, t. XLI : observation anatomophysiologique, extraite d’un ouvrage sur les sympathies nerveuses considérées dans l’état de santé et de maladie,

avec planche. — Cette observation a été reproduite dans Giorn. fisic. med. Febz, 1791, p. 173, et analysée dans Iieil archiv. fur. die 'physiologie. Bd. 1. 1796. H. 3. S. 61-67: Verdickung aller nerven, und Entdeckung des ganglion cavernosum in sinus cavernosus. Voir: Callisen, Dictionnaire bibliographique. Copenhague, 1832, et R ei l, Archives de physiologie. Ces deux ouvrages sont à la bibliothèque de la Faculté de médecine de Paris, catalogués sous les numéros 38.325 et 90.699.

L’ouvrage sur les sympathies nerveuses, annoncé par Laumonier, ne doit pas avoir paru. Il n’existe ni à la Bibliothèque nationale, ni à celle de l’Institut, ni à celle de la Faculté de médecine.

La pièce de cire du musée Orfila reproduisant la préparation anatomique qui mit Laumonier à même de faire la découverte du ganglion caverneux, porte le n° 136 et l’étiquette suivante : « Anatomie artificielle. Système nerveux (homme), coupe destinée à faire voir l’origine du grand sympathique et le ganglion découvert par Laumonier (de Rouen). »

35. Ces cours portaient le nom de Cours spéciaux. Voir : Arrêté du Département, en date du 11 juillet 1793. — Délibération de la Commission administrative de l’Hospice d’humanité, du 24 ventôse an V. — Annuaire statistique du département de la Seine-Inférieure pour l’an XIV et 1806, Rouen, Périaux.

Le plan d’enseignement medical proposé par Laumonier comprenait : les sciences « accessoires » (physique expérimentale, histoire naturelle, dialectique), pouvant être enseignées en dehors de l’Ecole ; les sciences « préliminaires » (anatomie, physiologie, chimie) et les sciences « directes » (médecine théorique et clinique, chirurgie théorique et pratique, pharmacie, botanique spécialement appliquée à l’art de guérir.)

Quatre professeurs titulaires se partageaient les diverses parties de l’enseignement dans l’ordre suivant :

Le médecin chargé des maladies internes devait enseigner « la médecine clinique et théorique et la physiologie médicale ». La clinique comprenait les maladies aiguës et les maladies chroniques; la médecine théorique était divisée en physiologie médicale, hygiène, pathologie, séméiologie, nosologie et thérapeutique. Il convenait de faire le cours de clinique médicale dans deux salles (hommes-femmes) de huit lits chacune, dans lesquelles seraient placées successivemet les maladies aiguës pendant un an et les maladies chroniques l’année suivante, de manière que le professeur puisse, en deux ans, parcourir le cercle des maladies de ces deux divisions. Deux mois de chaque saison devaient être consacrés à la clinique et le reste du temps à la médecine théorique, (i leçons par semaine.)

Le médecin chirurgien devait enseigner « l’anatomie physiologique, la chirurgie théorique et pratique ». Le cours d’anatomie aurait lieu du mois d’octobre au mois d’avril (une leçon chaque jour); la chirurgie pratique se ferait toute l’année dans les salles d’opérés, et les principes de la chirurgie seraient enseignés en juin etjuillet.

Un pharmacien était chargé de l’enseignement de la chimie (novembre, décembre), de la pharmacie (janvier, février) et de la botanique (de mars à novembre). Chaque cours comprenait quatre leçons par semaine.

Le quatrième professeur devait initier ses élèves à l’art des accouchements dans la gésine de l’Hôtel-Dieu dont il ferait le service; son cours serait divisé en théorique et en pratique, tant sur le mannequin que sur la nature, et comprendrait l’histoire des maladies des femmes enceintes et accouchées, et celle des enfants pendant l’allaitement. La partie théorique serait enseignée en mai et juin; celle des maladies des femmes et des enfants en juillet et août; les exercices sur le mannequin en septembre et octobre; ceux sur le vivant, toute l’année, suivant les circonstances.

Un prévôt d’anatomie, choisi par lo professeur, était attaché à l’amphithéâtre, et il devait y avoir un préparateur pour les cours de chimie et de pharmacie, ainsi qu’un jardinier pour cultiver les plantes de l’Ecole de botanique. (Laumonier. Projet d’un plan relatif à l’enseignement de la médecine générale, Rouen, 28 février 1793, l’an II de la Répu bliquê française. Archives des hôpitaux , 1793),

Les prévôts d’anatomie de Laumonier dont les noms nous sont parvenus, sont : Signard, Postel, Cauviére, Bourgeois, Delmas, Flaubert.

36. Vigne. Eloge de Laumonier. Précis des travaux de P Académie de Rouen, 1818, p. 111.

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