Laumonier. Discours sur l’anatomie, 1791, p
42. Réponse du citoyen Auber, l’un des commissaires du Département, au discours sur l’anatomie prononcé le 2 septembre 1793. (Bibliothèque publique de Rouen, 1-2413).
43. Les cours spéciaux durèrent jusqu’en 1809, époque de la création de l’Université. Chaque année, le Conseil général adressait des éloges aux professeurs habiles qui en étaient chargés et, lors delà session de 1810, il intervint chaleureu-
sement en leur faveur pour faire respecter leurs droits: « Ces cours, qui sont ceux de médecine, d’anatomie, de chirurgie, de pharmacie, d’accouchement et de chimie appliquée aux arts, se trouvant supprimés dans le département de la Seine- Inférieure, par suite du nouveau système d’instruction adopté lors de l’établissement de l’Université, le Conseil général n’aurait à s’en occuper en aucune manière, si les intérêts des professeurs qui ont été chargés par le gouvernement de faire ces cours, n’étaient pas lésés. Supprimés, mais non destitués, ces professeurs n’ont plus droit, sans doute, au traitement annuel qui leur était alloué lorsqu’ils étaient en exercice. Aussi, n’est-ce pas pour réclamer la continuation de ce traitement en leur faveur, ni aucune autre sorte d’indemnité, que le Conseil se permet la représentation, mais pour exposer le droit que ces hommes instruits et recommandables semblent avoir de n’être pas traités comme des journaliers qu’on peut congédier chaque jour en leur payant leur journée. Le salaire dû au professeur chargé de faire un cours annuel est le prix tout entier qui lui a été promis en le chargeant de faire le cours, quoique l’exercice du cours puisse n’être que de quelques mois. Aussi, l’on ne peut se dispenser de payer aux professeurs dont les cours viennent d’être supprimés, là dernière année en entier de leur traitement. C’est avec cette générosité, c’est pour mieux dire, avec cette justice, que le gouvernement en a agi lors de la suppression des écoles centrales avec ceux des professeurs de ces écoles qui n’ont pas trouvé place dans les lycées. Les derniers mois de l’année scolaire leur ont été payés, quoique ces mois fussent des mois de vacances et que la suppression fût notoire. » ( Procès-verbaux du Conseil général , 1806 à 1813, t. 1 T, P. Sessions de 1806, p. 101 ; 1807, p. 181 ; 1808, p. 255; 1809, p. 321 ; 1810, p. 385, § 2.)
44. Les collections de cires de Florence (anatomie, accouchements opérations chirurgicales) sont dues à Zumbo, Suzini, Calenzuoli, Calamai et au modeleur actuel Egisto
Tortori. Les scènes de la putréfaction ont été exécutées par Zumbo. Le musée ne possède aucune préparation de Laumonier.
45. François Desnoues , médecin français, débuta à Paris où il apporta de notables perfectionnements à Part de modeler la cire, puis il se rendit en Italie. — Mlle Biliéron s’acquit plus tard, à Paris, une grande réputation et fut chargée de faire une série de pièces pour l’empereur de Russie. — Antoine Benoit se rendit célèbre par ses portraits miniature et par le portrait médaillon haut relief de Louis XIV, grandeur naturelle, qui se trouve au musée historique de Versailles. — La collection de cires de Curtïus , exposée au boulevard du Temple, à la tin du siècle dernier, devint le fond du musée Tussaud qui, depuis 1860, est établi à Londres.
Les deux cérisculpteurs en renom au début du xixe siècle étaient : Pinson , dont un grand nombre de productions sont au Muséum de Paris et quelques-unes au musée Orfila, et Laumonier, dont les préparations se trouvent presque toutes au musée Orfila, et dont la Faculté de médecine de Montpellier, ainsi que le Muséum d’histoire naturelle de Rouen, possèdent également plusieurs. Le Muséum de Paris ne doit renfermer, actuellement, aucune pièce de Laumonier. Le fait m’a été attesté par la lettre suivante du Directeur de cet établissement : « J’ai l’honneur de vous informer, en réponse à votre lettre du 26 septembre courant, que le Muséum d’histoire naturelle ne possède pas de pièces en cire exécutées par le chirurgien Laumonier. Paris le 30 septembre 1887. Signé : E. Fremj. »
46. Vigne. Essai sur V utilité de l’anatomie. Rouen, 1803, frimaire an XII. Broch. de 24 p. (Bibliothèque de l’Académie de Rouen.)
47. Décret de ventôse, an III. — Rapport fait à la Société d’Emulation de la Seine-Inférieure sur les pièces anatomi-
ques nouvellement exécutées par le citoyen Laumonier. (il lofjas. cncycl. 2e année, t. II, Paris, Pan IV, 1796, p. 464- 473.)
48. 6,000 francs avec la mention honorable. Rapport fait a.u Bureau de consultation des Arts-et-Métiers, sur les travaux anatomiques et les pièces artificielles du citoyen Laumonier, par les citoyens Desault, chirurgien en chef de l’Hospice d’humanité, et Hallé, professeur d’hygiène aux Ecoles de santé. {Mayas, cncycl ., 1795. T. I, p. 462.)
49. Comptes rendus de V Institut , an IX, 2° trimestre : anatomie, préparations artificielles en cire. — Mayas, encycl. VIIIe année, an XI, 1802, t. III, p. 379-382, — Vrécis de V Académie de Rouen , 1804, p. 108.