‹ Le Chlorhydrate Double de Quinine et d'Urée dans le Traitement des VaricesChapitre 27 sur 36 · Au cours des injections intra-variqueuses · texte numérisé non relu

Au cours des injections intra-variqueuses

ques secondes après l'injection, pañois une déimiminute que la douleur apparaît, mal localisée par le malade, qui accuse une sensation souvent étrêmement pénible, diffuse, analôguë à une crampe, dans la jimbe ét le pied. Cette vive douleur ne dure pas longtemps et s’atténue généralement au bout de quelques minutes, Elle n'en est pas moins assez vive pour pfovoquer parfois la sÿyncope, où pour détourfer le malade dé la continuation du traitément. Les autres liquides habituellement utilisés ñe provoquent ordinairement qu’une sensation de pesanteur üù d’eñngour- | dissement très supportable. De toutes les substances | FER que nous avons ulilisées, c'est à cet égard le chlo- ne rhydrate double de quinine et durée (en solution à 15 ou 20 0/0) qui nous à paru lé mieux supporté, ce qu'explique aisément soñ pouvoir anésthésique.

Nous avons aussi vu que, péndant les jours qui suivent la piqûre, il est fréquent d'observer une tuméfaction inflammatoire et œdémateuse péri-variqueuse s'étendant parfois assez loin. Ællé peut suivré l’injection de n'importe léquel des médicaments habituellement utilisés. Avec le salicylité de soudé, cette réaction périphlébitique est cependant minime et souvent absente. Elle est au contraire assez prolongée avéc la solution iodo-iodurée, élle est très marquée avec le citrate dé soude, elle existe quelquefois avec lé chlorhydrate double de quinine et d’urée, elle peut être vive; mais est alors de courte durée. Cette réaction comporte comme indications 1e répos et les applications humides et chaudes. Parfois La thrombose

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paraissant localisée les premiers jours, poursuit une marche ascendante progressive. a Nous l'avons vue (observation IV) du milieu de ‘la jambe gagner jusqu'au milieu de la cuisse (et observation III) de la malléole interne se poursuivre jusqu’au mollet. Le but désiré est évidemment largement atteint, mais on ne peut se défendre de quelque inquiétude devant cette évolution, qui na cependant rien d'infectieux mais qui « brûle les étapes ». Nous usons d'autorité en pareil cas pour imposer le repos. He SRE Eee Te Quelles que soient les précautions prises, et ceci Ebrenpreiss l’a bien démontré, il peut arriver qu’un peu de liquide injecté pénètre par reflux après la sortie de l'aiguille, dans le tissu sous-cutané. Nous avons indiqué la façon de remédier à cet accident dans la mesure du possible. Cette issue du liquide en dehors de la veine peut être la source de complications plus fâcheuses, et nous savons combien longue et désespérante est la guérison de l’ulcération consécutive à la chute d’une escarre ainsi provoquée. Toutes les solutions employées semblent à des degrés divers, capables de provoquer la mortification des tissus injectés, d'autant plus que les tissus des variqueux présentent souvent des conditions de déficience circulatoire qui nuisent à leur vitalité. Mais nous attirerons ici l'attention sur lPévolution très variable des escarres suivant la nature du liquide injecté. L'un d’eux expose à des ennuis tout partiliers : c’est le büodure de mercure, car avec lui, à

Tescarre succède une plaie fistuleuse intarissable qu’il ne reste plus qu’à extirper chirurgicalement. Nous avons observé cet accident deux fois, sans que les conditions de l'injection nous aient fait craindre l’issue hors de la veine d’une quantité appréciable de liquide. Dans chacun.de ces cas, l’évolution a été la même : Les premiers jours, un peu de tuméfaction et de rougeur avec une sensibilité un peu vive de lampoule veineuse injectée, puis la peau prenait peu à peu une teinte ecchymotique et purpurique. Enfin, après un lemps assez long, quinze à vingt jours environ, une escarre se formait. Celle-ci très longue à se détacher laissait À sa suite une petite plaie fistuleuse entourée de tissus tuméfiés œdémateux, et assez profonde. F-

Etude histologique des escarres

Nous avons examiné histologiquement deux de ces ces plaies fistuleuses extirpées après quatre et sept mois. Toutes deux présentaient le même aspect. Au fond de la fistule, on trouvait un tissu nécrosé, sur les bords, dans la fistule, l’épithélium tend à descendre pour en tapisser la cavité : dans un cas, cette dernière est tapissée d’épithélium régénéré presque jusqu’au tissu de sphacèle, dans lautre le revêtement épithélial n’a encore tapissé que la moitié supérieure. On comprend combien un tel processus de réparation est long, et combien semblable accident par la perte de substance définitive qu’il laisse est

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