‹ Le choléra [electronic resource]Chapitre 29 sur 59 · INFLUENCE ATMOSPHÉRIQUE · texte numérisé non relu

INFLUENCE ATMOSPHÉRIQUE

ble; qu'au con traire, un terrain pierreux, solide, ne pouvant être pénétré par l'eau, ou bien un terrain poreux, permettant l'écoulement facile de l'eau qui le pénètre, exclut Tapparition épidémique du choléra. »

Jameson au Bengale, Joung pour les montagnes de Niigherri, Lormier, Gregor, constatent ce fait dans l'Inde. Beaucoup d'autres exemples, en Amérique et en Europe, viennent à l'appui de l'opinion de Pettenkofer. Le choléra aurait même eu une intensité plus grande le long des cours d'eau que le long des routes. Pettenkofer ajoute que cette remarque a été faite pour le Gange, l'Indus, le Don, le Volga etlaVistule(l).

En résumé, sans laisser à la théorie de Pettenkofer la valeur absolue qui lui a été attribuée par son auteur et ses compatriotes, il n'est pas douteux que les terrains poreux, perméables et humides, n'offrent des conditions des plus favorables à la propagation du choléra.

Les conditions atmosphériques ont un rôle moins important.

L'influence des saisons est cependant mani-

(1) Dans un travail récent [Verbreitungsart der Choiera ia Indien, Ergebmsse der neueslen œtiologiscben untersuchungen in Indien), Peltenkofer a cherché à expliquer par sa théorie le mode de propagation du choléra dans l'inde. Réfutant ropinion de Bryden, qui faisait jouer un rôle important à l'humidité de Talmosphère, il insiste surtout sur l'humidité du sol.

PROUST. — Choléra. 8

lU . CHOLÉRA.

fesLe; l'été se distingue ordinairement par la violence des épidémies; l'hiver, au contraire, paraît donner une immunité relative. L'humi- 'ditéde l'air, l'état du baromètre et la direction des vents ne jouent un rôle qu'autant qu'ils modifient les conditions telhiriques.

Toutefois, les orages ont quelquefois la propriété de donner une aggravation considérable à l'épidémie. Il semble que, sous Tinduence d'un temps chaud et humide, les germes cholériques prolifèrent avec une très grande abondance. Les orages, les vents chauds, signalent les journées les plus néfastes. Celle du 9 juin 1849 fut remarquable par un violent orage, et marqua le point le plus élevé de l'épidémie. Le choléra de Marseille, en 1865, ne prit toute sa violence qu'après un grand orage. En 1866, nous avons pu constater à Paris cet accroissement de la mortalité à la suite d'un orage violent. En 1865, à SoUiès-Pont, à quelques kilomètres de Toulon, un orage a produit une aggravation sérieuse dans l'épidémie. A Amiens, le chiffre des décès s'était considérablement abaissé, il était tombé à 13 par jour; un orage survient et il remonte à 30, proportion énorme sur une population réduite à 30,000 habitants.

Les quantités plus ou moins importantes d'ozone n'ont pas d'action sur la marche de l'épidémie.

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