XXXV. — TRÉMAOUÉZAN
Épidémies antérieures (?).
Superficie : 83 o hectares.
Population : dénombrement de i886;totale, 5ia (1881 : 523); agglomérée, 70. Taux moyen, de 1882 à i885, de l’excédent des décès sur les naissances: 9,61 pour 1.000 habitants.
Taux moyen, de 1882 à i885, de la mortalité : 32,32 pour 1. 000 habitants* . Nombre des maisons: 99 ; des ménages: 101.
Spiritueux : au cours d’une année (i885), la consommation du vin, par tète d’habitant, a été de 1 litre, du cidre (?), de l’alcool de 1 lit. 1.
Epidémie de 1 885-86.
Population exposée (le bourg et le hameau de Kersalamon) ; 99 habitants se subdivisant ainsi :
1® Division par groupes d’âge et par sexe :
De o à i5 ans. .
De i5 à 60 ans
Au-dessus de 60 ans .
Garçons .
Filles . . .
Hommes , Femmes .
Hommes, Femmes.
2° Division par état civil (enfants jusqu’à 15 ans non compris) :
Célibataires
Mariés
Veufs
( Hommes ( Femmes ( Hommes.
( Femmes .
( Hommes .
( Femmes.
Les professions qui ont fourni des victimes au choléra se chiffraient comme suit au dénombrement de 1 886 :
Femmes j Ménagères . .
( Journalières ,
Nombre des maisons exposées : 23 ; des ménages: 23. Durée de l’épidémie: un jour, le 5 janvier 1886 2.
1 Voir p. i48 comment ces chiffres ont été obtenus.
* Voir les observations météoriques pour cette journée à la planche 10, p. 1 44 .
Nombre des décès : i (une fille).
Proportion des décès cholériques, en 1886, au chiffre de la population exposée: (1: 99) 10,10 p. 1.000.
Le choiera na atteint, à Trémaouézan, que 3 personnes, sur lesquelles une seule est morte. 11 a été importé par une fille S.,.., âgée de vingt-huit ans, journalière à la filature de Landerneau, en janvier 1886. Elle traversait le village de Kersalamon, dépendant de la commune de Trémaouézan, pour aller voir ses parents à Plouneventer, lorsqu’elle a éprouvé les premiers symptômes du mal. Elle a guéri.
Dans la maison ou elle avait reçu 1 hospitalité et avait été soignée mourait, le 5 janvier, un enfant de cinq ans, atteint du choléra. Quelques jours apres, la mère de cet enfant était atteinte également. Celle-ci a guéri.
L épidémie s est bornée à ces trois cas pour la commune de Trémaouézan; mais on verra, dans la notice de la commune de Plouneventer, que la fille S — a encore transmis le mal à d’autres personnes.
Rapport de l’agent voyer cantonal.
La commune de Trémaouézan se trouve située sur un plateau dont le soussol se compose, en majeure partie, de granit et de sable. La couche de terre recouvrant ce sol granitique est assez uniforme et présente peu d'épaisseur (o m. 60 à 1 mètre en moyenne), ce qui constitue un terrain très perméable, surtout à partir d’une profondeur de o m. 5o.
Cette commune ne comporte aucune agglomération de vingt feux. Le bourg lui-meme n en contient actuellement que dix-huit.
La nature de l’eau est, en général, excellente au goût, très limpide et abondante; elle provient, en grande partie, des sources jaillissant en dehors des agglomérations. Les puits sont généralement établis à proximité des habitations et sont tous en contre-bas de celles-ci. Malgré ces conditions, les eaux sont rarement souillées, à cause, sans doute, de la nature du sol éminemment favorable a la clarification de celles pouvant y pénétrer par infiltration. Il n’est point fait usage de tuyaux pour amener les eaux, les sources étant assez nombreuses. L eau n a jamais manqué dans la commune.
Les vidanges des maisons, en y comprenant les matières fécales, se font ordinairement sur les tas de fumier, et ces derniers sont transportés deux fois l’an, en moyenne, dans les champs pour y être employés comme engrais. Avant leur emploi, elles ne peuvent contaminer les eaux, étant absorbées par les fumiers mis en tas, le plus loin possible des puits et des sources.
Le lavage du linge se fait avec le savon ordinaire dans des lavoirs établis en contre-bas des sources ; les eaux ayant servi à ce lavage s’écoulent par des rigoles ou saignées et sont employées à l’arrosage des prairies.
Le nettoyage de la place du bourg et des chemins y aboutissant se fait par le cantonnier du service vicinal. . ■ .
Il n’y a pas de maison comprenant de cour où les résidus de la vie soient accumulés.
En résumé, le bourg de Trémaouézan, ainsi que les petits villages dépendant de cette commune se trouvent dans une situation relativement bonne au point de vue de l’hygiène, si on la compare aux autres localités et si ou en juge d’après les épidémies qui ont eu lieu dans certaines régions du département depuis une dizaine d’années.
Il faut cependant remarquer, malgré les conclusions de ce rapport, que la commune de Trémaouézan a eu un excédent de décès sur les naissances (9,61 pour 1.000), de 1882 à i885, ce qui est tout à fait exceptionnel dans le Finistère.
Tableau des malades.
DATE DU DÉCÈS
PROFESSION
ÉTAT CIVIL
DOMICILE
Guérie
Journalière . . .
Trémaouézan.
5 janv. 1886.
Kersalamon .
Guérie
Ménagère
Mariée. . . .
XXXYI. — PLOUNE VENTER.
Épidémies antérieures (P).
Superficie: 3.oa5 hectares.
Population: dénombrement do 1886: totale, 1.879 (1881: 1.903); agglomérée, 170.
Taux moyen, de 1882 à i885, de l’excédent des naissances sur les décès: 15,72 pour 1.000 habitants.
Taux moyen, de 1882 à i885, de la mortalité : 20,90 pour 1. 000 habitants '. Nombre des maisons: 320 ; des ménages: 33y.
Spiritueux: au cours d’une année (i885), la consommation du vin, par tête d’habitant, a été de 5 litres, du cidre (P), de l'alcool de 2 lit. 7.
Epidémie de 1 885-86.
Population exposée (hameau de Kériouroux) : 3g habitants se subdivisant ainsi :
1° Division par groupes d'âge et par sexe :
De o à i5 ans j
De i5 à 60 ans . . . . j Au-dessus de 60 ans. >
Garçons .
Filles.. .
Hommes Femmes , Hommes Femmes ,
2° Division par état civil ( enfants jusqu’à 15 ans non compris J:
Célibataires.
Veufs
C Hommes.
( Femmes .
C Hommes .
( Femmes .
( Hommes .
) Femmes .
Les professions qui ont fourni des victimes au choléra se chiffraient comme suit au dénombrement de 1886:
Hommes | Cultivateurs
Femmes | Cultivatrices
Nombre des maisons exposées : 7 ; des ménages : 7 .
Durée de l’épidémie : un jour, le 7 janvier 1886 ".
4 Voir p. i4S comment ces chiffres ont été obtenus.
2 Voir les observations météoriques pour cette période à la planche io, p. i44.
Nombre des décès: 2 (un homme, une femme).
Proportion des décès cholériques, en 1886, au chiffre de la population exposée: (2: 3g) 61,28 p. 1.000.
La même personne qui avait introduit le choléra à Trémaouézan,
la fille S l’a transmis à Plouneventer, hameau de Kériouroux.
Deux cas, 2 morts: son père et sa mère. Ceux-ci, des cultivateurs de mœurs très rangées, apprenant que leur fille était malade du choléra à Trémaouézan, allèrent la voir et la soigner. Le 6 janvier 1886, au soir, leur fille guérie, ils rentrèrent à Plouneventer, malades. Le lendemain, ils moururent, la mère à 1 1 heures du matin, le père à 3 heures du soir.
Tableau des décédés.
sb
N“ d’ordre du tableau général des décès.
DATEDUDÉCÉS.
Esâ
Cs3
ÉTAT CIVIL
DOMICILE
7 janv. 1886.
Cultivatrice . . .
Mariée. . . .
Kériouroux.
Cultivateur,
mari du n° 1 . .
Marié