AGES. HOMMES. FEMMES. MOYENNES
De o à 5 ans 77 86 81
* Cité par M. Bertillon. Le choléra à Paris en 1884, pp. bq et suiv. en note.
De 4i à 45 ans
Moyemne
M. Bertillon aboutit à une conclusion très semblable à celle que l’étude de l’épidémie de 1849, en Angleterre, avait suggérée à M. Farr: «Dans une épidémie de choléra, les individus de vingtcinq à trente-cinq ans ont deux fois plus de chances de mourir que ceux de quinze à vingt-cinq ans. Et le danger augmente avec l’âge 1 ». Voici comment s’exprime M. Bertillon:
La léthalité parmi les malades vieux est double de ce qu’elle est parmi les adultes. Si la fréquence des décès par choléra dans la population générale était seulement double parmi les vieillards de ce qu’elle est parmi les adultes, le tableau qui précède l’expliquerait suffisamment : les vieillards n’auraient pas une réoeptivité plus grande de la maladie, mais une fois atteints résisteraient moins au mal. Or, nous venons de voir que, en réalité, leur mortalité est triple. Il faut donc admettre : i° qu’ils sont plus sujets à la maladie ; 2° qu’une fois atteints ils sont plus sujets à y succomber 2.
L’on observera que dans le Finistère la mortalité, assez faible sur les enfants en général, a été relativement forte sur les enfants de un à cinq ans 3. La raison en est peut-être que ces derniers ne quittant guère la maison, s’y agitant en tout sens, étaient en contact continuel, presque inévitable, avec les malades et avec les effets souillés.
Influence du sexe. — Voici les renseignements que nous fournissent diverses épidémies.
1 Farr. Vital statistics, p. 338.
a Bertillon. Le choléra à Paris en 188b, pp. 57 et suiv. en note.
5 Voir le tableau général, p. 118.
Tableau