‹ Le choléraChapitre 78 sur 125 · GUÉRISONS · texte numérisé non relu

GUÉRISONS

DÉCÈS

24 déc.

Premier étage.

24 déc.

24 déc.

3 jan.

25 déc.

28 déc.

3 jan.

24 déc.

Troisième étage.

24 déc.

25 déc.

(Voir habitation n“ 32.)

(Voir habitation n° 31.)

26 déc.

Rez-de-chaussée.

26 déc.

21 jan.

22 jan.

23 jan.

26 déc.

Premier étage.

26 déc.

(Voir habitation n° 31.)

28 déc.

Deuxième étage.

28 déc.

28 déc.

(Voir

■ habitation n° 29.)

28 déc.

Deuxième étage.

28 déc.

30 déc.

Premier étage.

30 déc.

30 déc.

Deuxième étage.

30 déc.

30 déc.

Premier étage.

30 déc.

3 jan.

Deuxième étage.

3 jan.

(Voir

habitation n° 32.)

(Voir

■ habitation n° 32.)

B. — Les habitations (Suite).

D’OU LA MAISON

TIRE-T-ELLE SON EAU

OBSERVATIONS SUR LA TENUE DES LOGEMENTS et sur

LES FAMILLES ATTEINTES

Puits n” 6.

Maison bien située, propre. La famille qui l’occupait était celle d’un boulanger assez aisé, et qui tenait très bien son logement. Le pere et la mère occupaient une pièce au premier étage; le fils et la belle-fille la pièce correspondante au rez-de-chaussée. Le pere (57 ans) et sa belle-fille (24 ans) sont morts; la mère (54 ans) et le lils (24 ans) ont guéri.

Puits u“ 5.

Logement très bien tenu, très propre, bien que beaucoup trop exigu. 11 était habité par le père (31 ans), menuisier, qui est mort, la mere et un enfant.

Puits n" 1.

Logement malsain, humide, assez propre. Il était habité par le père (75 ans) journalier, qui est mort, sa belle-fille (42 ans), couturière, qui a guéri, et sa petite-fille (19 ans) qui est tombée malade apres la mort de son grandpère et a guéri.

D’une fontaine qui appartient à la communauté.

La maison où habite la religieuse atteinte est parfaitement bien tenue.

Canalisation. Bornefontaine n° 2.

Logement mal aéré, la maison étant située dans une ruelle étroite, mais bien tenu, propre. La femme (60 ans) qui l’occupait, et qui est morte, y habitait avec son fils cadet qui la faisait vivre.

Puits n° 3.

Logement assez bien tenu, mais beaucoup trop exigu pour sa population. Il était occupé par la femme (41 ans) couturière, qui a été atteinte et qui a guéri, son mari et deux enfants.

Puits n° 7.

Logement sain, bien tenu, très propre. Occupé par une veuve de 51 ans, journalière, qui a été malade et a guéri, et son fils.

Canalisation. Bornefontaine n° 4 .

Logement malsain, mal tenu. Occupé parle père, maçon, la mère (30 ans), qui est celle qui a guéri, et quatre enfants.

Puits n° 3.

Logement assez bien tenu. Occupé par le père, journalier, la mère (61 ans), revendeuse, qui est celle qui a guéri, et deux enfants.

Puits n° 1.

Logement très exigu, très malpropre. Occupé par le père, manœuvre, la mère (28 ans), qui estcelle qui a guéri, et quatre enfants, le tout dans une piece qui a 4 mètres de longueur, 4 mètres de largeur et 3 métrés de hauteur.

Quimper. — Document

K"' d’ordre des

| maisons atteintes.

DATE dn 1" cas cholérique dans

la maison.

N“' d’ordre du ^tableau des malades | (document A).

PIÈCES OCCUPÉES

par

le malade.

Si la piece est au

rez-de-chaussee ou au

premier étage.

NOMBRE DE

® mètres cubes d’air de la pièce.

DATE où la maladie s’est déclarée.

DÉCÈS

4 jan.

Rez-de-chaussée.

4 jan.

6 jan.

21 jan.

Premier étage.

21 jan.

(Voi

if habitation n° 34).

(Voir habitation n° 34).

25 jan.

Mansarde.

25 jan.

26 jan.

27 jan.

28 jan.

27 jan.

Premier étage.

27 jan.

30 jan.

B. — Les habitations (Fin).

D’OU LA MAISON

TIRE-T-ELLE SON EAU

OBSERVATIONS SUR LA TENUE DES LOGEMENTS et sur

LES FAMILLES ATTEINTES

Canalisation.Bornefontaine n” 4.

Logement étroit, étouffé, très sale, très humide, sans plancher, en contrebas de la rue. Occupé par le père (45 ans), chaisier, qui est mort, sa femme, et deux enfants de 15 et 7 ans.

Canalisation. Bornefontaine n° 4.

Logement bien tenu, propre, mais trop petit et très encombré. Occupé par le père, la mère (34 ans), couturière, qu i est celle quia guéri, et quatre enfants.

Canalisation. Bornefontaine n° 2.

Logement très sale, très insalubre. Occupé par la mère (36 ans), blanchisseuse, qui est morte, et une tante âgée (67 ans), qui est morte presque immédiatement apres sa nièce. Le pere a depuis plusieurs années abandonné sa famille.

Pnits n° 1.

Logement assez propre, mais malsain, mal aéré. Pourtant il aurait eu besoin d'air, car il était occupé par huit personnes et cube 60 m. Les occupants étaient le mari, journalier, la femme (43 ans), blanchisseuse, qui est morte, et leurs six enfants.

QuiMPEIt. — IIe ANNEXE AU DOCUMENT B1.

Sondages.

Renseignements du conducteur.

(Voir la plaDChe 22, page 356.)

Monsieur l’ingénieur,

Quimper, le 28 mars îi

J’ai l’honneur de venir vous rendre compte des sondages que vous m’avez prescrit de faire afin de reconnaître le sous-sol du terrain près de la pompe sise à Quimper, au carrefour des rues de la Providence et de la venelle Saint-Marc, où a sévi avec le plus d’intensité la récente épidémie cholérique.

Un premier sondage a été pratiqué à l’endroit indiqué par M. le préfet et vous. Après avoir enlevé l’empierrement de o m. 17 d’épaisseur, j’ai, à l’aide d’une tarière, traversé une couche de o m. 20 de sable fin quartzeux, siliceux, pur, d’une teinte jaunâtre ; ensuite j’ai rencontré un sable fin de couleur noirâtre, mélangé de terre et gravois ; à un mètre en contre-bas de la chaussée, l’outil, rencontrant soit le rocher, soit une grosse pierre, a refusé de pénétrer malgré les efforts tentés. L’eau a envahi le trou du sondage aussitôt la perforation d’une couche de o m. 33 et ne s’est pas élevée.

Au refus de la tarière, j’ai procédé à un second trou de sondage à o m. 4o du précédent et dont les résultats ont été identiques à ceux du premier ; cependant l’eau s’y est trouvée, pendant quelque temps à cinq centimètres en contre-bas du niveau de l’eau dans le premier sondage, mais n’a pas tardé à atteindre ce niveau et à s’y maintenir. Comme l’eau du regard voisin était sensiblement à la même hauteur, j’ai fait vider le regard ; mais l’eau est restée stationnaire dans les deux sondages ; seulement, après un laps de temps assez court une couche limoneuse régna par-dessus ; d’où j’ai conclu que l’eau des trous de sondages provenait uniquement des infiltrations du sous-sol et qu’au lieu de se filtrer, l'eau se chargeait de matières étrangères et fermentescibles.

En multipliant les efforts pour approfondir le deuxième sondage, la tarière s’est trouvée engagée après refus et la pointe s’est cassée sur 607 centimètres. Je l’ai fait réparer immédiatement afin d’essayer d’obtenir un meilleur résultat. J’ai donc procédé à une troisième opération à un mètre des précédentes dans la venelle de Saint-Marc. Ce troisième sondage m’a donné au-dessous de l’empierrement, une couche de sable jaunâtre et fin de o m. 35, puis une couche de sable et terre noire de o m. 70 environ, enfin une couche de même nature, mais où la terre était en plus grande proportion. La tarière a pénétré de toute sa longueur, c’est-à-dire de 2 mètres et à la fin de l’opération l’outil s’enfonçait avec beaucoup plus de facilité. Dans ce sondage, j’ai pu extraire une partie sèche de sable noirâtre, mais l’eau n’a pas tardé à suinter de toutesparts laissant à sec une couche supérieure à o m. 20.

De même que dans les deux autres trous, l’eau était corrompue ; j’ai vidé à quatre reprises différentes, avec beaucoup de ménagement, l’eau de ce sondage, et ensuite j’ai emporté une fiole de cette eau afin que vous puissiez la faire ana-

* Voir la ire annexe au document B : Plan de Quimper, à la page 3(0.

lyser, si vous le jugez à propos. Je joins à l’envoi un peu des sables que j’ai traversés.

Pendant les vidanges auxquelles j’ai procédé, j’ai constaté que l’eau corrompue venait de la couche de sable noirâtre et que l’eau, s’infiltrant à travers la couche de sable jaunâtre, restait au-dessus de l’autre et était relativement claire ; la moindre agitation rendait toute l’eau très impure.

En terminant, je vous dirai, monsieur l’ingénieur, que, d’après les renseignements pris, l’eau de la pompe doit avoir sensiblement le même niveau que l’eau des sondages et que j’ai connu, il y a quelque vingt ans, à l’emplacement actuel de la pompe, une fontaine-abreuvoir dont l'eau se troublait par les temps pluvieux.

Je vous signalerai, ainsi que je l’ai fait au commencement de décembre dernier pour celui de la rue de la Providence (route départementale n° i), un dépotoir situé dans la venelle Saint-Marc à 16 mètres de la traverse de la route nationale n° i65 et dont une partie des impuretés vient se jeter dans l’égout qui se trouve sous ladite traverse ; j’ajouterai même qu’hier, à 8 heures du matin, j’ai vu deux personnes jeter des matières fécales dans ce dépotoir qui est un véritable foyer d’inlèction.

Je suis avec respect etc.

Le conducteur,

Signé : A. Simon.

Quimper. — IIIe annexe au document B.

Les eaux de Quimper.

Note de M. Marié-Davy, directeur de l’observatoire de Montsouris. i° Composition minérale des eaux de Quimper.

Le degré hydrotimétrique total donne l’ensemble des sels calcaires, carbonate et sulfate de chaux, sels de magnésie, etc., que renferme l’eau. L’ébullition enlève l’acide carbonique et précipite le carbonate de chaux ; le degré persistant à l’ébullition s’en trouve donc diminué d’autant. L’oxalate d’ammoniaque enlève toute la chaux des carbonates, sulfates, etc. : le résidu correspond aux sels de magnésie. La chaux à cause de son importance physiologique est mesurée directement et évaluée en poids et non plus en degrés. Voici les résultats obtenus pour les quatre échantillons d’eau de Quimper.

DEGRÉ HYDROTIMÉTRIQUE.

Total.

Persistant.

Magnésie.

Chaux .

Eaux des bornes-fontaines.

Eau du puits du marché au

beurre

Eau du puits de la rue de la

Providence.

Eau du sondage voisin du

dernier puits

oo

L’eau des bornes-fontaines est extrêmement douce, comme il arrive très souvent en terrains granitiques. Elles le sont même trop, suivant nous, parce que la chaux y est en quantité à peu près nulle et que la chaux des eaux est utile à notre organisme. Son poids qui est de io mg. 3 par litre, dans l’échantillon n" i, est de ioo mg. à no mg. pour les eaux de Seine, de Vanne et de Paris. L’ébullition fait tomber ces degrés à 3 ou 5, pour les eaux de Dhuys à Paris et le laisse sensiblement au même taux, de 5°, pour les eaux des bornes-fontaines de Quimper.

Pour les eaux des deux puits du marché au beurre et de la rue de la Providence, le degré hydrotimétrique total monte à 27 et 28 ; mais cette élévation est due en partie seulement à l’augmentation de la chaux qui reste encore faible, en partie aussi à l’accroissement de la magnésie. Cependant on y voit déjà poindre l’influence des infiltrations de la ville . Cette influence est encore plus marquée dans l’eau du sondage fait près du puits de la Providence, dont le degré hydrotimétrique total monte à 42°, et dont le degré persistant reste à 33°, avec 23° de sels de magnésie et 100 mg. de chaux, dont une grande partie est à un autre état qu’à celui de chaux carbonatée.

2° Nature des infiltrations qui se mêlent aux eaux ou les composent.

Les eaux de source ou de nappes souterraines ont toutes une origine commune: les pluies et ce qui en échappe à l’évaporation en s’infiltrant dans la terre. Mais elles reçoivent aussi les eaux d’infiltration d’origine industrielle ou ménagère. Leur composition dépend donc essentiellement de la nature du sol qu’elles traversent, comme de la nature et de l’origine des eaux qui s’y mêlent.

Les eaux pluviales sont primitivement pures. Loin des villes ou villages, le sol est, lui-même, généralement peu chargé de matières organiques. Les eaux souterraines qui en résultent peuvent donc être douces ou dures, séléniteuses 1 même, si le sol traversé le comporte; mais elles sont pauvres en matières organiques.

Les substances d’origine humaine sont, au contraire, généralement riches, soit en azote, soit en chlore. D’autres substances encore, en outre des deux dernières, peuvent être rattachées à la même origine, mais nous pensons, pour des raisons multiples, que ces éléments auxquels nous nous arrêtons suffisent.

Voici les résultats que nous fournissent à ce point de vue les quatre échantillons d’eau de Quimper.

Chlore.

Azote total.

Rapport.

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