GUÉRIS
Au-dessous de 2 aus.
De 2 à 10 aus.
De 10 à 20 ans.
De 20 à 35 aüs.
De 35 à 50 ans.
Au-dessus de 50 ans.
Total.
On tiendra compte de la durée de l’algidité, de l’ensemble des phénomènes réactionnels, de la température, du pouls, de l’urination, des complications éventuelles.
On tiendra compte de la nature des déjections. Peter en a montré l’importance. Dans son service en 1892, la mortalité a été de 59.09 pour 100 dans les cas où les selles étaient séreuses riziformes ;
28.57 pour 100 dans les cas où les selles étaient bilieuses riziformes.
La mortalité était de 36.80 pour 100 sur l’ensemble des cas et de 81.40 pour 100 sur la somme des cas graves (Nanu, Thèse de Paris 1893).
Dans le même service, la mortalité a été de 39.2 pour 100 sur les cas à bacille virgule.
On tiendra compte de la nature des microbes plus
encore que de leur nombre. Gaffky a montré que la gravité des cas n’était pas en rapport avec la quantité des bacilles.
Quand le bacille virgule fait défaut, la guérison a plus de chance de s’effectuer. Mais il ne faut pas croire que le bacille de Finckler-Prior ou le bacillus coli soient toujours bénins: ils font de nombreuses victimes.
Les symptômes et lés faits cliniques ont été toujours envisagés, dans ce livre, au point de vue du pronostic et du traitement.
J’ai réservé deux choses : l’étude des réflexes pupillaires et celle des réflexes rotuliens.
Coste, de Marseille, a formulé en 1886, après analyse de 127 observations, les conclusions suivantes :
1° Quand, pendant la période algide, les pupilles restent mobiles, on peut toujours émettre un pronostic favorable ;
2° Quand elles sont immobiles, le malade succombe toujours au cours de cette période ;
3° Lorsqu’à cette période lés pupilles sont paresseuses, la réaction sera lente.
Je me suis proposé (1) de vérifier les conclusions de Coste et d’acquérir, en outre, des notions exactes sur la valeur pronostique des symptômes patellaires; je ne connaissais, sur ce dernier sujet, que sept observations de Josias.
Mes recherches ont porté sur 161 cholériques algides (116 hommes et 45 femmes).
Trois tableaux résumeront mes observations.
Il suffit de jeter les yeux sur le premier tableau pour voir que, dans cette série de cholériques algides, plusieurs ont refusé d’obéir aux lois de Coste.
On remarquera surtout le grand nombre des malades
(1) L. Galliard. Les réflexes pupillaire et rotulien au point de vue du pronostic dans le choléra (Soc. méd. des hôp. de Paris, 23 juin 1893).