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personnes les plus faibles et les plus délicates, les supporteut facilement, il en est de même des enfants des deux sexes. Elles peuvent se prendre avec de l’eau froide, car elles ne contiennent aucune substance dangereuse pour le froid, par conséquent ni mercure, ni aucune préparation mercurielle.
On peut en faire usage pendant le voyage, et les temps d’épidémies, et les nt à petites doses comme préservatif et fortifiant ; car elles mettent le sy .tème dans un état tel, que les microbes et les microzaires ne peuvent plus se multiplier dans le sang ni les autres fluides du corps humain, par conséquent, ils ne peuvent produire la maladie cholérique ; et sont pus au dehors par les voies naturelles sans produire aucun dérangement dans la santé.
Les personnes qui font usage de mes gouttes anti-cholériques n’ont rien à Changer à leur régime ni à leur nourriture particulière. ;
Dans les épidémies cholériques, ou autres maladies contagieuses, le typhus, la variole, la dyssenterie, les fièvres putrides, etc., il n’y a que les personnes faibles, malades, ou convalescentes, qui peuvent contracter ces maladies qui sont produites par l'absorption respiratoire ou cutanée, des microbes ou microzoaires, existant da 8 l’air ou les appartements des malades qui en sont affectés, et provenant eux-mêmes des eaux croupissantes ou putrides, dans lesquelles se trouvent des substances animales ou végétales en état de putréfaction.
lo Il faut avant tout, purifier et désinfecter ces foyers d'infections, au moyen de sulfate de cuivre ou couperose bleue, ou de sulfate de fer ou couperose verte, on de chlorure de zinc, de chlorure de chaux, en proportion suffisante de la masse putride, et du degré de décomposition. |
La plus grande pores doit être observée sur soi et dans toutes les parties de la maison, surtout dans les chambres à coucher qui doivent être vastes et bien aérées ; éviter aussi tout encombrement de personnes malades ou même en santé.
20 On doit éviter tout écart de régime, c’est-à-dire, prendre ses repas régulièrement, ne pas manger avec précipitation ; ne pas faire usage d'aliments indigestes, afin d'éviter toutes les causes d’indigestion, qui peuvent être la
cause excitante du choléra. Il est reconnu aujourd'hui qu les excès de boissons ou d’intempérance disposent | aux attaques de cette terrible maladie, ainsi on ne doit faire qu’un usage très modéré de liqueurs alcooliques.
L'eau à la glace, ou les boissons glacées, prises rapidement, si le corps est en sueur, peuvent produire une inflammation de l'estomac ou un choléra mortel, et mème la mort subite, par congestion ou épanchement cérébral.
L'usage d’eau stagnante, ou de mauvaise qualité, celle des puits en général, quine proviennent pas de source, ou
ui sont près d’un cimetière, on de
osses d’aisance, ou d’égouts d’eau putride, celles-là, dis-je, sont très dangereuses, et sont souvent cause du choléra, et autres maladies contagieuses, Quand on n’est pas certain de la bonne quais de l'eau, il est prudent de la aire bouillir avant d'en faire usage, soit pour les boissons ou pour la cuisie ; par l’ébullition, on est certain de tuer tous les microbes, et on peut s’en servir avec une complète sécurité. On ut aussi faire infuser dans l’eau builante une pete quantité de café, ou de thé, ou des plantes aromatiques, tel que le beaume, les feuilles de meuthe, les feuilles de Wäinter green ou thé de petites pommettes, ou thé des bois, vulgairement. La filtration de l’eau, au travers du charbon de bois, ou charbon animal, est encore un moyen de purification et de désinfection.
On doit défendre aux boulangers de fabriquer le pain avec l’eau des puits situés dans les cours des maisons au voisinage des fosses de latrines, ou urinoirs, ou près des écuries ; car ces eaux sont remplies de microzoaires les plus vénéneux.
Les microbes ou leurs germes se déporent aussi sur les fruits et les légumes, les salades, les proûuits inaraichers. Les fruits doivent toujours être pelés, et n’en faire usage que lorsqu'ils sont murs, et n’en manger qu'avec mo dération. Pendant les épidémies, il est Er dat de ne faire usage que de fruits cui
80 On devra éviter avec soin les fatigues exagérées, les excès de tous genres, les jeûnes, les veilles prolongées, les impressions trop vives, l'exposition du corps au courant d’un froid, aussi aux bains trop froids ou trop chauds, Le refroidissement du corps pendaut le some meil,en laissant les fenêtres ouvertes,
l'usage des vêtements trop légers, le soir après une journée très chaude, sont très dangereux en temps d'épidémie,
Ne pas s’exposer aux miasmss produits par les matières des vomissements, ou par les selles ou matières alvines des cholériques, n'importe à quelle période de la muladie, ni à celle dzs sujets atteints de typhus, de dyssenterie, de variole, etc, ni d'aucun malade affecté de maladie contagieuse, ou épidémique.
Ces matières contagieuses doivent être désinfectées de suite avec du chlorure de chaux, ou du salphate de cuivre, et on doit les faire disparaître le plus tôt
ible de la chambre des malades ; et es enterrer profondément. (Car, si l'on avait l’imprudence de les jeter dans les latrines, comme je l'ai déjà dit, toute la fosse serait infectée, et deviendrait un véritable foyer de contagion pour toute la localité, surtout pour les personnes de la msuson et pour les voisins. Si uu pareil malheur arrivait par mévarde, il faudrait de suite désinfecter toute la latrine ou la fosse contaminée, par les moyens déjà indiqués plus haut, Un bon moyen simple et facile, de désinfecter l’air des appartements contaminés par les déjections des malädes; c'est da faire brûler dans un vase deterre un mélange ézal de goudron et d'essence de thérébentine, à peu près 4 cuillerées de chaque, en brûlant ce mélange il se produit une fumée épaisse et odorante ; qui ne f. tigue pas la respiration ; mais qui tue tous les microbes et microzoaires, de la chambre, et même ceux qu’on aurait respirés ou absorbés avant la fumigation, nous préservant ainsi de la contagion.
J'ai moi-même demeuré une heure dans la chambre fermée d’un malade atteint de dyphthérie grave, angine couenveuse ou gangreneuse de la gorge, sans souffrir aucun maluise, quoique la fumée fut tellement épaisse, qu’à six ou huit pieds de distance on ne pouvait voir le lit du malade,
Pour désinfecter un vase de nuit, 2 onces de sulfate de cuivre du commerce dissous dans une pinte d’eau est suffñsant. Ce sel coûte 10 à 12 centins la livre. Une tasse à thé ou 2 onces de chlorure de chaux arrosé de vinaigre fort, peut servir au même usage. Ilest pentes de mettre d'avance le désin-
ctant au fond du vase qui doit servir au malade affecté de diarrhée ou de
on empêche les effets fnnestes des miasmes putrides et contagieux.
40. Les linges de corps, les draps, la literie, les vêtements susceptibles d'être lavés, etc., qui auront été souillés par les déjections des malades attoints de choléra ou d’autres maladies contaque, déjà citées, doivent être plongés
ans une cuve contenant 5 à 6 gallons d'eau,auxquels on ajontera deux pintes de solution de sulfate de cuivre, ou de chlorure de chaux tel que ci-haut indie qué. Au bout d’une demi heure on trois quarts d'heure, après les avoir bien agités, on pourra les retirer, et bien tordre, ensuite les remettre encore humides au blanchisseur qui les rincera immédiatement dans l’'au bouillante avant de les soumettre à la lessive commune,.
Les lits occupés par les malades devront être garnis de larges feuilles de gros papier goudronné ou de journaux pour prévenir la souillure des matelas.
\S- papiers seront ensuite détruits par e feu.
Les taches ou les souillures sur les planchers, les tapis ou autres objets, produites par les évacuations des malades, devront immédiatement être lavées avec un chiffon trempé dans une solution de sulfate de cuivre, ou e>uyerose bleue, ou avec une solution de chlorure de chaux, tel qu’'indiqué plus haut, Pour désinfecter les planchers du haut, ainsi que les boiseries de la maison et la chambre des malades, il sera nécessaire de faire bruler du soufre au milieu de l'appartement. On asperge d’abord le sol avec un peu d’eau, pour rendre l'air plus humide, afin qu’il absorbe qi ’acide sulfureux, rendant ainsi la
ésinfection plus complète. On place le soufre en poudre, dans une terrine en terre, reposant elle-même au fond d’une cuvette à demi remplie de sable humide. La quantité de soufre qu’on y fait bruler doit être d’une once par verge cube, ou bien de deux livres pour un LL pénm de 20 pieds de long sur 16 de large, et de 10 à 12 pieds de hau teur, On pourra aussi en même temps désinfecter les matelas,les lits ou autres objets, qu’on ne peut pas laver, en les étalant, sur des chaises, ou L3 su spendant à des crochets en bois, ou sur des barres distantus les unes des autres. Il faut que toutes les ouvertures de la chambre soient bien closes avant de mettre le feu au soufre ; aussitôt cette
vomissement contagieux ; par ce moyen | opéravion faite il faut vous retirer promp-
re
tement, car vous seriez de suite asphyxié pur la vapeur du soufre qui est très «tangereuse À respirer, elle peut aussi pr duire une toux des plus intenses, accompagnée de crachements de sang,et Imêtne d’une hémorrhagie pulmonaire mortelle. En vous retirant, il faudra avoir le soin de bien fermer la porte de sortie, et n’ouvrir l’appartemeut que 24 à 36 heures après la fumisation; par ce moyen les microzoaires et les microphytes et leurs germes seront détruits, et leurs propriétés vénéneuses anéanties. k
Les ordures méuagères et les rebuts de cuisine devront être gardés dans une caisse bien fermée, et saupoudrés tous les jours avec deux cuillerées à soupe de chlorure de chaux ou de couperose bleue (Sulfate de cuwre) ou bien de chlorure de zinc, en solution dans la proportion de 8 parties d’eau pour une des sels sus-mentionnés.
Il existe parmi les populations un immense foyer de pestilence et de contagion auquel on ne pense guère,ce sont
- les Cimetières et les lieux d’inhumations
De ces lieux s'échappe continuellement des émanatious putrides, au travers de la terre couvrant les tombeaux, car les microbcs qui sont des millions de fois plus petits qu’un bout de cheveu, pénètrent partout au travers des corps poreux et se désagent daus l’atmospus des cimetières qui en s0nt remplis.
Un animal mort du charbon, avait été enterré dans un parc sans désinfecter la fosse, quoique profonde de cinq pieds anvlais, et remplie de terre
ressée; ce pure, l’année suivante, fut abouré et ensementcé de graines de foin et de trèfle; l'herbe poussa en grande abondance sur l’ancienne fosse de l'animal mort du c“hurbon; malheureusement un mouton mangea l'herbe qui avait poussé sur cette fosse, et trois jours après il succombait lui-même de cette terrible maladie contazieuse,
Cet exemple et bien d’autres que je pourrais citer, démontrent q'’il faudrait toujours désinfecter les cadavres en les mettant dans leur cercueil; la fosse même devrait être arrosée ou saupoudrée, couche par couche, par un désinfectant énergique. Il existe encore un moyen supérieur À ceux déjà cités plus haut pour se préserver contre les maladies contagieuses et épidémiques : c’est.…...la crémation ! : car le feu purifie tout?...rien ne résiste à son ac-
tion destructive; mais les peuples seront-ils assez sagos pour l’adopter d une manière universelle ?...C'est une ques- «tion de temps !... Un cadavre qui met 4 à 5 ans en moyenne pour se reduire en cendre et poussière, pourrait, au moyen de la crémation, subir cet état de chose dans l'espace d’une heure. et seulement avec une dépense de deux dollars de combustible, pour le cadavre d’un adulte du poids de 160 à 170 livres.
En Europe, en Amérique, un grand nombre de villes ont déjà adopté cette méthode hygiénique et sanitaire ; elle était aussi en usage chez les peuples romains, Sans pd bi peur le respect dû aux restes humains. La crémation ferait disparaître avec les cimetières, les nombreuses causes d’altération de l'air et des eaux potables, par les infiltrations qui en proviennent.
Enfin, par ce système éminemment sanitaire, on sauverait des milliers d’existences précieuses à la société, et l'humanité entière en aurait le bénéfie. Les morts auraient ainsi l’avantage précieux de pouvoir sauver les vivants. Je soumets humblement ces réflexions aux personnes Sages, intelligentes et instruit:8, qui me feront l'honneur de liro cet opuscule sur le choléra, et le rôle que joue les microzoaires et microphytes ou microbes dans les maladies épidémiques et contagieuses.
Traitement curatif du choléra asiatique, ou du choléra du pays, ou des diarrhées graves.
$i malgré tous les soins hygiéniques que vous avez pris, vous êtes atteint par le choléra ou d’une diarrhée grave voici ce que vous devez faire ; d’abord il ne faut pas vous effrayer inutilement, gurtout pendant les épidémies du choléra. ou autres ; si vous êtes subitement et fortement frappé par le choléra, prenez Je suite une dose de 60 à 80 gouttes, de mon anti-cholérique, ce qui équivart à une cuillérée à thé, ou un dragme,à un dragme et un tier, pour 80 gouttes, ajoutez-y 4 à 5 cuillérées d’eau froide, sucrez le tout à votre goût et avalez d’un :eul trail,vous pouvez répéter la dose toutes les demi-heures dans les cas grave, si le vomissement et la diarrhée continuent. Après les premières doses, si la diarrhée et le vomissement persistent, le patient doit 8e mettre an lit, et se couvrir de couvertes de fianelle, pour aider la transpiration qui est absolu,
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ment nécessaire. Mettez-lui en même term px des briques chaudes, ou des bouteilles remplies d’eau bouillante, aux pieds, aux mollets, et même en dedans et en dehors des cuisses.
Le patient doit rester couché sur le dos et 8e tenir dans un repos parfait, le moindre mouvement excite le vomissement ou les crampes ; si elles se manifestent, frictionnez-le modéremment avec du camphre dissout dans de l’espe de whiskey ou dans l'alcool, ayant
ien soin de ne pas le découvrir, car tout refroidissement augmente crampes,
Le malade, en s'appuyant la plante des pieds sur une planche placée verticulement aux pieds de son lit, diminue sur-le-champ Îes crampes qui lui causent des douleurs souvent atroces. Si les crampes siègent à l'estomac, mettez-lui sur cette région, une compresse trempée dans l’esprit camphrée, et recouvrez cette partie de flanelle chaude, ou bien mettez-lui une emplâtre de moutarde, et laissez-la jusqu’à ce que la peau dev'enne couleur de rose.
Si le malade est altéré faites-lui boire de l’eau froide, mais en petite quantité à la fois, et mettez-lui des petits morceaux de glace dans la bouche, qu’il laissera fondre tranquillement, Vous pouvez aussi lui faire sucer des tranches de citron ou d'orange, afin de diminuer 82 gcif,
Pour les enfants et les jeunes gens, la dose est de 2 à 4 gouttes, pour chaque année de leur âge ; vous ajoutez de l’eau et du sucre au goût du malade, Vous suivez les mêmes indications et les mêmes soins que pour les adultes.
Si la maladie se termine par la fièvre typhoïde, ou par la congestion cérébrale où pulmonaire, chose qui peut arriver quelquefois dans les cas très graves, vous faites te de suite votre médecin de famille, qui donnera un traitement convenable, pour les circonstances aggravantes ou les complications fatales,
Comme en général, les malades affectés de choléra grave, éprouvent à la suite de cette maladie une grande débilité ou faiblesse considérable, il est de toute nécessité qu'ils fassent usage de remèdes fortifiants ou toniques pour rétablir leur force perdue. Il pourrait faire usage de mes gouttes anti-cholériques prise à petite dose, frais, fois par jour une demie-heure a leur ainsi 15 à 20 gouttes étenlng
les