‹ Le choléra, ou, La peste noire [electronic resource]Chapitre 14 sur 30 · RHODE-SAINT-GENÈSE · texte numérisé non relu

RHODE-SAINT-GENÈSE

Décès.

28 juillet — 5 août 16

7 août . .

ia —

1" septembre

Décns.

Le mouvement épidémique actif commence donc dans le centre brabançon inférieur, comme dans le centre supérieur nervien de Gosselies, mais plus faiblement et moins brusque-

ment, au début de TA. H. du 8 août; mais c’est le mouvement simultanément orageux et épidémique du 14, qui commence réellement la période intense à Rhode- Saint -Genèse. Son début y est aussi et même plus vigoureux et plus brusque qu’à Gosselies.

Les données plus détaillées de Rhode-Saint-Genèse sont plus explicites, et dessinent mieux que celles de Gosselies le mouvement effrayamment épidémique et non moins orageux du coup de poing final prédit, qui commence épidémique le 26 (P L), atteint son maximum d’énergie épidémique le 27, veille du mouvement orageux, devient un peu moins funeste le 28 par l’influence de celui-ci, pour reprendre un peu après le 31 août, et ensuite diminuer faiblement, se maintenir funeste jusqu’à l’A. H. du 5 septembre, et alors s’amoindrir et disparaître en quelque sorte brusquement.

Les données concernant Rhode-Saint-Genèse montrent plus nettement et plus en détail les fortes surcharges épidémiques des déversements continus de la quinzaine du 21 août au 5 septembre, et accusent énergiquement, tout comme celles de Namur et de Bruges du tableau IV, tout comme celles de Gosselies et de beaucoup d’autres endroits, les journées si funestes des 26, 27, 28 et 29 qui clôturent la semaine 22-29 août tout entière de dégagement prévue dans ma lettre du 25 août.

Gosselies participa plus aux mouvements de l’A. H. du 8 que Rhode-Saint-Genèse. Les deux centres participèrent à peu près également aux mouvements simultanés des 14, 21 et 28. Les effets de ces mouvements furent en avance d’un jour, le 13 et le 27 août, à Rhode-Saint-Genèse.

Dans les deux centres, les mouvements furent culminants les 26-29 août.

Entre Sambre et Meuse, et dans la région nodale supérieure chimaysienne du méridien de Charleroi, nous ne trouvons dans les documents officiels qu’un seul endroit éprouvé par l’épi-

démie. Encore cet endroit, Florennes, se trouve-t-il au centre d’une annexe de la région chimaysienne.

La courte et faible période épidémique de Florennes commençant le 23 août, à la suite des mouvements simultanés des 21-22, montre que la région chimaysienne a participé aux mouvements des 21 et 22.

La communication du centre nodal de Florennes avec la branche méridienne du rameau brabançon, se faisant par la rive droite de l’Acoz, vers le coude de la Sambre entre Farcienne et Tamine, et l’épidémie ayant débuté dans et près de ces coudes, à Aiseau, Falisolle et Tamines, dans les mouvements des 27 et 28 août, ces débuts accusent une participation énergique de la région nodale chimaysienne à ces mouvements. Cette participation résulterait plus nettement de la mortalité à Florennes; mais cette mortalité n’est pas détaillée jour par jour.

Les arrière-mortalités de Namur dépendant plus particulièrement des mouvements d’entre Sambre et Meuse, signalent également ces mouvements comme très énergiques les 27, 28, 29, 30 et 31 août, l®", 2, 3, 4 et 5 septembre, comme à Rhode- Saint-Genèse et à Gosselies.

La participation active de la région chimaysienne et de son annexe de Florennes au puissant mouvement final, résulte le plus directement de l’explosion de l’épidémie, le 29 même, dans deux endroits non renseignés par les documents officiels, à Mettet et à Fénal, près de Florennes, et situés comme cette dernière localité au centre de l’annexe, aux sources du ruisseau de Biesmes et à la bifurcation des deux rameaux qui, longeant les rives de ce ruisseau, vont s’épanouir d’une façon si remarquable dans les deux principaux coudes de la Sambre entre Farciennes-Oignies et Tamines-Auvelais.

C’est aux pieds de ces épanouissements qu’eurent lieu, le même jour qu’à Mettet, et par conséquent, aux deux extrémités faîtales et mixtes, à l’origine et aux épanouissemènts des ra-

meaux des deux rives du ruisseau de Biesmes, les explosions épidémiques d’Aiseau, de Falisolles et de Tamines. Ainsi est établie la solidarité de ces dernières explosions avec les grands mouvements de Chimay et de Florennes, et la propagation de ces mouvements par les deux grands coudes de la Sambre vers les deux champs de bataille de Fleurus et de Ligny , où tout le système nervien faîtal central a débuté. Ainsi sont complètement tracées deux des principales liaisons des régions nodales de Chimay et de Florennes avec la région nervienne et le rameau méridien brabançon. Ainsi est établie la solidarité des mouvements des 21 et 28 août dans toute l’étendue faîtale du méridien de Chimay-Anvers, depuis l’une de ses extrémités méridionales, par l’explosion de Mettet du 29, jusqu’à une autre de ses extrémités septentrionales, par l’explosion de Tervueren du 28, par les explosions d’Aiseau, de Falisolle et de Tamines des mêmes dates, par les recrudescences des 26-29 à Gosselies, à Rhode-Saint-Genèse et dans la plupart des localités éprouvées de la région nodale brabançonne.

Une explosion à Roux, près du centre de Gosselies, dans les mêmes mouvements des 27-28, montre non seulement l’activité magnéto-électrique souterraine dans la région nervienne, mais est encore un indice du travail simultané dans la région chimaysienne et de leur communication par la voie de Charleroi.

Aux derniers mouvements dans le système nervien, surtout aux mouvements du centre de ce système, participa aussi l’annexe namuroise de la région nervienne ou le plateau de Gembloux. G’est par le rameau d’entre Dyle et Geete qu’est arrivé le contingent qui a fait éclater tardivement, et en quelque sorte anomalement, le mal à Gembloux. Prise isolément, l’explosion de Gembloux sort de la succession du mouvement de région nodale en région nodale de Seneffe-Ligny jusqu’à Turnlioul par le faîte nervien.

La maladie, ayant débuté à Sicliem le 27 juillet, se montra le

8 août û Beauvechain au centre d’épanouissement des dernières ramifications de la séparation de la Dyle et du Geer à l’origine de laquelle se trouve Gembloux, où le mal éclata le 16 août. La succession du mouvement ascendant précédent est d’autant mieux établie, que les trois localités qui l’établissent sont les seules qui aient été visitées dans ces contrées.

Les mouvements simultanés de déversement et de dégagement des 14, 21, 28 août et 5 septembre et des semaines magnétiques comprises entre ces A. H. furent puissamment extincteurs en même temps qu’extenseurs.

Dans les localités où les déversements étaient en majeure partie effectués et les surcharges établies, les dégagements expulsèrent le mal ; dans celles au contraire où les déversements restaient en majeure partie à effectuer, les dégagements les hâtèrent et produisirent des recrudescences du mal.

Ainsi : « le fort orage de mardi (21 août) à Bruxelles a dimi- « nué les décès dans tout l’arrondissement de Bruxelles, » disait le publicisme bruxellois le lendemain ou surlendemain; alors que le mal éclatait à Hoeylaert, le lendemain 22 août, à Florennes dans la région supérieure le surlendemain 23 août; alors qu’il continuait à sévir violemment dans la plupart des localités du plateau nodal brabançon et de ses deux supérieurs nerviens, de Gosselies et de Florennes ; alors que commençait cette semaine tout entière si funeste au système nervien central tout entier, y compris la région chimaysienne ; alors que se préparaient les journées néfastes centrales des 27, 28 et 29 août, leurs antécédentes et leurs conséquentes, leurs vigoureuses recrudescences et leurs extensions extrêmes.

Le dégagements des 14, 21 et 28 août enlevèrent certainement d’énormes quantités du fluide en surcharge dans les régions centrales nerviennes, et y rendirent des services sanitaires signalés; mais le mal épidémique y gagna en vigueur et étendue jusqu’après l’A. H. du 29 août.

Les dégagements les plus chargés, qui produisirent les orages les plus violents, furent les plus salutaires. Tant que les dégagements produisirent des orages violents, les surcharges étaient considérables, les déversements restaient plus abondants que les dégagements, ceux-ci ne gagnèrent pas sur les premiers, les surcharges se renforcèrent et le mal continua à gagner en intensité et en étendue.

Il gagna ainsi dans toute l’étendue du système ner\den central dans les A. H. orageuses des ^^4, 21 et 28 août. Il ne gagna ainsi dans les régions ardennaises et leurs dépendances que dans les A. H. orageuses des 14 et 21; car jusqu’à renseignements ultérieurs, je ne connais aucune manifestation orageuse provenant des dégagements ardennais des 26-29 août, tandis que j’en ai cité une considérable des dégagements du 21, et un orage violent qui a éclaté sur Marchovelette le 14, jour même du premier orage de Bruxelles, signala, dans cette localité à huit heures du soir, le passage des dégagements orageux ardennais et condrusiens qui ont franchi la Meuse dans le coude de Marche-les-Dames, au dessus de cette région volcanique par excellence des bords de la Meuse.

Les dégagements ardennais et condrusiens beaucoup plus larges, plus faciles et plus abondants, devaient en effet gagner plus tôt sur les déversements, et c’est ce qui eut lieu.

Les documents statistiques finissent : pour Arlon le 16, Aubange le 15, Mussy-la-Ville le 17, et Messancy le 12 août; la maladie finit donc dans les trois centres principaux de la région nodale supérieure arlonaise, dans le mouvement A. H. qui fait éclater le mal à Bastogne(l); mais, bien que dans la

(1) L’explosion de Baslogne ne produisit pas des effets bien funestes. Les documents ne fournissent qu’un décès du 1 G au 22 août, un le 28, un les 2-3 septembre. La période intense commence brusquement dans l’A. U. du 6 et s’étend jusqu’à celle du 21 septembre.

région arlonaise même le mal sévisse encore avec recrudescence, se développe et s’étende au loin, il est bien évident que le foyer est atteint et s’éteint. Cette extinction se manifeste évidemment dans TA. H. si orageuse du 21-22 août, celle du principal dégagement, qui a produit l’orage si violent à Liège ce jour.

Dans le foyer arlonais l’extinction s’étend, devient rapide et générale. Immédiatement après les dégagements du 21 et le mouvement A. H. complet du lendemain 22 , les bulletins portent que l’épidémie est en pleine décroissance à Athus, Aubange, Selange, Buvange, Wolkrange et Messancy ; c’est à dire dans tout le système.

Le bulletin est plus explicite au sujet de Havelange, centre principal condrusien; il dit : « La maladie diminue dans des « proportions considérables à Havelange depuis le vingt-deux. » C’est donc le centre du Condroz qui a très probablement fourni la grande masse orageuse qui a éclaté sur Liège le 21.

Le centre principal condrusien le plus éprouvé fut bien Havelange. Bien que dans la partie sud de la région nodale le groupe de Marche soit plus étendu, ce groupe n’a pas perdu dans toutes ses localités plus de monde que Havelange seule.

Dans le groupe de Marche ce n’est pas cet endroit, le plus important, qui a été le plus éprouvé, mais bien Waha.

Voici les données officielles concernant ce centre :

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