‹ Le choléra, ou, La peste noire [electronic resource]Chapitre 16 sur 30 · LAROCHE · texte numérisé non relu

LAROCHE

Décès.

6 août 79

2—3 septembre 1

Et, bien qu’il y ait des recrudescences postérieures et des arrière-déversements, on voit que le mouvement d’extinction du 22 fut efficace.

Dans le groupe verviétois, le plus éloigné de l’origine des mouvements, le plus nord-est, où les déversements sont naturellement les plus retardés, les mouvements des 21-22 l’emportent toujours sur ceux du29 à Verviers même ; mais l’importance de ceux du 21-22 est reproduite le 5 septembre, qui devient l’A. H. d’extinction définitive.

Le développement dans le groupe verviétois se fait comme sur le plateau brabançon dans les A. H. des 8 (Hodimont), 14 (Pe-

pinster), 22 (Ensival) et 30 août (Stembert), mais les dégagements des 21 et 28 n’y sont pas aussi extinctifs. Les déversements et leurs conséquences y sont, je le répète, naturellement et exceptionnellement en retard, et les qualités extinctives des dégagements du 21 ne s’appliquent pas au groupe verviétois, où les déversements continuent à dominer, non seulement le 28, mais au delà ; et où les points culminants arrivent assez généralement dans les A. H. de septembre : à Verviers dans l’A. H. du 22 août; à Pepinster dans l’A, H. du 14 septembre; à Ensival dans l’A. H. finale du 5 septembre; à Hodimont le 28 août; à Baelen les 26 et 27 août et à Stembert dans l’A. H. finale du 4 octobre.

On voit que, malgré les retards, le mouvement général de retraite, commencé le 22 août, s’accélère vivement les 26, 27 et 28 août, même dans le groupe verviétois.

En quelques mots résumés, le mouvement extinctif, très prononcé par le dégagement du 21 août, parvient à dominer les déversements dans le système du méridien arlonnais ; mais non dans les dépendances orientales éloignées de la branche faîtale ardennaise perpendiculaire dirigée de Sainte-Marie vers Bastogne et l’Eifel. '

C’est d’ailleurs au système faîtal méridien qu’appartient la manifestation orageuse du 21 à Liège, point de passage de ce méridien ; c’était donc naturellement dans celui-ci que devaient se montrer les conséquences extinctives de ces manifestations.

Les déversements continuant à Marcheet àYernée, comme je l’ai montré, dans les grands mouvements des 27,28 et 29 août, il est évident que les dégagements y continuèrent également, et que s’ils n’ont pas produit de bruit et d’effet orageux extraordinaires, c’est qu’ils n’étaient pas assez chargés ; mais ils n’en ont pas moins été simultanés avec ceux du système nervien, comme l’avaient été ceux bruyants des 14 et 21 août.

C’est à Mons, au passage du méridien faîtal occidental, que la

deuxième, comme la première période de l’épidémie, s’est dessinée le plus régulièrement dans son ensemble et dans ses détails. Je ne reviendrai pas sur les manifestations épidémiques si vives qui eurent lieu si régulièrement aux jours précis à priori et faciles à désigner d’avance ; mais j’ajouterai quelques mots au sujet des dégagements qui ont accompagné les déversements.

Ma lettre du 25 août est assez explicite au sujet de la participation des régions hennuyères et du méridien montois aux mouvements simultanés de déversement et de dégagement des 14 et 21 août.

« Les gros nuages orageux qui sortaient tout formés des faîtes « environnants et qui occupaient l’horizon » accusaient assez cette participation. Mais celle-ci fut beaucoup plus complète le jour du principal mouvement final annoncé dans la même lettre.

Les dégagements nuageux des 14 et 21 août par les faîtes environnants Mons , n’avaient pas plus produit de bruit dans cette localité que ceux du 28 n’en ont produit postérieurement dans le système ardennais; mais il n’en fut pas de même de ceux du 28. Ici, à Mons, les mouvements continuels de transpiration ou dedégagement annoncés pour toute la semaine 22-29, si vigoureusement accusés par les phénomènes épidémiques et orageux dans le méridien de Gharleroi et le système nodal brabançon, ne furent pas seulement visibles dans ces parages, mais nous y participâmes évidemment, et le mouvement final fut ici, comme je l’ai dit, bruyant et à très peu près identique à celui du 27 juin.

Voici ce que disent à ce sujet mes notes, d’accord d’ailleurs avec les températures fournies par le tableau épidémique de VOrgane de Mons :

« Les 23 et 24, la charge, loin d’être diminuée par les déga- « gements orageux du 21 continués le 22, était encore accrue

« et augmentait toujours. La journée du 24 fut particulière- « ment mauvaise. Elle était fort chaude ; la chaleur était forte- « ment électrique. Aussi l’influence cholérique était-elle con- « sidérable entre midi et une heure. Dans l’après-midi de ce « jour il y eut détension et, par conséquent, recrudescence de « danger. Aussi la mortalité fut-elle exceptionnelle à Mons « pendant que le mal débutait à Hornu.

« Le 25 août, vers cinq heures du matin, heure du maximum « de détension diurne , l’accélération de la veille s’expliquait « par un dégagement général intense sous forme d’un épais « brouillard.

« Dans la journée du 25, le dégagement continuait en même « temps que le déversement accusé par la température crois- « santé. »

« Une faible accélération avec recrudescence de mouve- « ments simultanés produisit la première forte mortalité,

« le 26. O

« Le 27, les mouvements de déversement ayant continué « produisirent le maximum de charge au passage supérieur.

« Vers midi, au début de ce passage, un énorme orage passait « par Cuesmes et Jemappes vers Ghlin, par la route faîtale •

« méridienne ordinaire. Les charges étaient énormes, jamais « je ne vis tourmente orageuse pareille, » disent les notes.

« L’abondance des eaux était considérable (1). Ces eaux étaient « chassées par rafales et par tourbillons d’une violence extra- « ordinaire. La charge terrestre en a peu diminué; aussi le « mouvement bruyant de détension a-t-il recommencé dans la ©

« nuit. Il a duré jusqu’au matin 28 août. C’est dans ces « mouvements que les surcharges s’amoindrirent définitive- V ment. »

(1) Toujours celle même abondance conslalée à Bruxelles el à Lie'ge le 21,

Voilà des indications qui résultent d’annotations datant du mouvement même, auxquelles je n’ai ajouté que leurs conséquences épidémiques, arrivées à ma connaissance postérieurement.

Je ne les cite que pour constater l’analogie des mouvements orageux des 27 juin et 27-28 août ici, à Mons, et la simultanéité de ces derniers avec les mouvements orageux du même jour à Bruxelles et ailleurs, qui fournirent le vigoureux mouvement épidémique maximum tinal le plus général de tous les mouvements recrudescents, exceptionnels et extraordinaires de l’année 1866, au moins en Belgique.

Ici à Mons, le mouvement épidémique du 29 août fut régulier et analogue à celui du 27 juin. Une première forte mortalité du 26 signale les déversements et les dégagements ; ceux-ci ayant formé des masses orageuses le 27, ces dernières se mettent en marche et effectuent leur passage ce jour; à leur approche et durant leur passage, l’épidémie s’efface, mais reparaît plus violente que jamais le 29 après le passage. Tel fut le mouvement général. Les irrégularités que l’on peut constater dans les données fournies, et qui proviennent d’influences locales, ont plutôt leurs sources dans les modifications locales et régionales des dégagements, dans la formation et dans la marche des masses orageuses, que dans les déversements eux-mêmes. Je n’entrerai plus dans aucun détail à leur sujet.

Les mouvements de dégagement et les formations orageuses des 21 et 28 août, et surtout ceux de cette dernière date, furent aussi généraux que ceux du 27 juin; mais ils furent moins bruyants, et se signalèrent moins. J’ai compulsé tout le publicisme journalier belge, et je n y ai pas trouvé d’autres manifestations orageuses que celles que j’ai citées ; qui furent donc, sinon les seules, au moins les principales ou les plus violentes, sauf une manifestation également violente de TA. H. principale du 3-4 juillet, qui eut lieu le 3 juillet à Péruwelz. La journée du 4

fut également orageuse à l’étranger; elle le fut à Paris et à Bristol (1), où d’énormes orages éclatèrent le 4 même.

Ajoutez aussi l’orage du clix-sept juillet 1866, jour anniversaire du terrible orage de Mons du 17 juillet 1865, coïncidant avec la grosse bourrasque orageuse d’ici le même jour en 1866, clôturant à Paris (2) la quinzaine du plus fort déchargement des régions centrales de la France, quinzaine ouverte par l’orage bruyant du 4, et vous aurez définitivement toutes les manifestations orageuses de l’année 1866 que j’aie pu trouver et que je connaisse.

Le mouvement simultanément orageux et épidémique du 4 juillet, jour principal du déchargement méridional, 3® date A. H. du déchargement, fut donc plus général et plus étendu encore que celui de la 2® date A. H. du 27 juin, si général cependant en Belgique surtout.

Ainsi se trouve vérifié ce que j’ai dit ailleurs, à savoir « que « les mouvements orageux importants et principaux, si pas les « seuls de l’année, signalaient extraordinairement en 1866 la « plupart des détensions hebdomadaires ordinaires, depuis « l’ouverture du 27 juin jusqu’à la clôture du 29 août du double « déchargement intense. »

Les A. H. du milieu de cette double période, celles de la fin de juillet, celles de la circulation la plus chargée, mais la plus ralentie de l’année, des 25 juillet, l®* *" et 8 août, font seules défaut; encore la manifestation du 29 juillet, milieu de la semaine, 25 juillet-1®'' août, tient-elle la place de celles des 25

(1) « Mardi, 4 juillet, a eu lieu à Bristol un orage des plus riches en éclairs « et en tonnerre que l’on ait constaté depuis longtemps, » disait le publicisme de l’époque.

(2) On lisait dans les journaux de Paris postérieurs : « Les orages du « 17 juillet compteront certainement parmi les plus longs et les plus impor-

• tants que nous ayons eus. Ils ont fait des ravages un peu partout. La foudre « est tombée un peu dans tous les quartiers.

et 27 juillet, qu’elle continue, et du 31 juillet-1®^ août, qu’elle précède. Voyez l’importance relative du 29 juillet dans le déchargement estival, page 209 du Manifeste. Ce déchargement était en effet maximum le 29 juillet 1866.

Dans tous les cas, les deux A. H. du début des 27 juin et4 juillet, celle du centre 17 juillet, qui suit la plus forte charge, et les trois A. H. finales des 14, 21 et 28 août du déchargement intense estival furent bruyantes en 1866; les plus généralement bruyantes furent celles du début des 27 juin et 4 juillet et celles finales des 21 et 28 août.

Qu’il y ait eu ou non d’-autres manifestations orageuses, peu importe; elles n’ont, je le répète, pu être que secondaires, puisqu’elles ont passé inaperçues, et elles n’ont guère pu se présenter que dans le mouvement A. H. ou dans ses incidents, qui vous sont maintenant suffisamment connus, et ne sauraient que corroborer ce que j’ai dit de leur origine.

Il n’a guère pu y avoir de grandes manifestations orageuses générales que celles renseignées précédemment, car ces manifestations rentrent absolument dans le mouvement magnétique général de l’année 1866, tel qu’il résulte des températures maxima et minima de l’Observatoire de Bruxelles, que vous pouvez suivre sur le tableau IV. Les grandes manifestations orageuses sont parfaitement préparées. Les orages ne surprennent pas plus que les épidémies. Les surcharges magnétoélectriques de la circulation terrestre qui éclatent dans les orages prennent assez généralement leur temps pour se préparer : elles l’ont pris au moins én 1866.

Les premières fortes décharges qui arrivèrent du midi dans la première semaine du déchargement, du 20 au 27 juin, à part la hausse brusque due û la surcharge énorme du 21 , qui a dû éclater quelque part en orage, firent hausser graduellement la température avec la charge magnéto-électrique du 22 au 26 juin de 23" h 28", en lui faisant gagner 5° avant d’éclater (ou de

casser la corde, comme je disais en style familier dans mes lettres).

Les faits se présentèrent d’une façon analogue au bout de la deuxième semaine, du 9-16 juillet, et de la troisième, du 20 au

27 août, du déchargement estival le plus intense et le plus énergique et des affluences méridionales les plus abondantes de l’année 1866.

Les trois semâmes du déchargement intense croissant de l’été de 1866, finirent toutes les trois bruyamment par des éclats orageux généraux.

Les affluences méridionales croissantes créèrent dans la circulation d’énormes charges maxima, accusées par les températures maxima de l’année, des 26 juin, 15 et 16 juillet et 26 août, qui toutes commencèrent à se dégager et à se disperser en bonne partie dans l’atmosphère, avant de se dissiper par l’activation des courants. Ceux-ci, d’ailleurs, reçurent leurs premières et plus vives impulsions des mouvements orageux résultant des dégagements orageux préalables.

Il résulte encore de là une assez grande différence déjà établie entre les mouvements orageux plus généraux des 27 juin et

28 août, venant du midi et dus aux fortes affluences, et ceux des 29 juillet, 14 et 21 août, plus locaux ou régionaux.

Les mouvements orageux généraux des 27 juin et 28 août furent précisément ceux qui, venant du midi, franchirent successivement à Mons la vallée de la Haine et le rameau hennuyer (1).

Je ne suis, lecteur, ni sorcier ni prophète. Vous pouvez déduire les prévisions de mes lettres de mes écrits antérieurs. Dès le 22 mai j’appréciais suffisamment la sous-charge qui

(1) L’orage du 17 juillet 186S a tracé la route de tous les mouvements généraux du méridien montois, telle que j’ai indiquée cette route ailleurs. Elle fut exactement celle des orages des 27 juin et 27-28 août,

allait se déverser en 1866. Je savais que le mouvement de déversement ne commencerait activement et que les surcharges ne deviendraient bien dangereuses à la surface, qu’avec la circulation ralentie de juillet, qui se dessine ordinairement dans les premières A. H. du déchargement estival les 27 juin et 4 juillet. Je savais en outre que les premières décharges estivales seraient activées par la sous-charge, et que cette activation produirait des mouvements orageux; voilà ce que j’ai prévu et prédit. Mais j’ignorais que mes prédictions seraient dépassées par la réalité comme elles l’ont été. Je ne me doutais guère de la triple attaque, par chacune de leurs trois lignes d’opérations ordinaires bien tracées, qu’exécuteraient, le 27 juin même, les masses orageuses contre le seuil belge parallèle à Mons , Charleroi et Liège, pour y franchir ce seuil et aller se disperser dans tout le nord de la Belgique, après avoir fait entrer le mal épidémique dans sa période intense, non seulement dans toute l’étendue du seuil parallèle et particulièrement aux points de passage, mais encore aux extrémités faîtales supérieures ardennaises du sud-est à Arlon, Messancy et Mussy-la-Ville, comme à l’extrémité fluviale inférieure nord-ouest la plus rapprochée des bouches de l’Escaut à Kieldrecht.

Si je me doutais davantage du bruit qui accompagnerait le principal mouvement final du 29 août, l’importance et les détails de ce mouvement ont également dépassé de beaucoup mes prévisions.

Vis-à-vis de la malveillance, qui ne se rend pas même devant les preuves écrites, écartez un instant mes prévisions, je ne m’en formaliserai pas. Devant cette malveillance, je devrais engager mon honorable correspondant à publier mes lettres, et je serais coupable d’une indiscrétion.

Je serais obligé de vous faire connaître des impressions du moment, qui ne furent que la reproduction des déductions de Vllumanité, établies plusieurs années avant, et qui venaient de

paraître. Vous trouverez dans ce travail, quand vous voudrez vous en donner la peine, les prévisions très développées sur la plupart des événements contemporains déjà réalisés dans le sens de ces prévisions, sur celles qui sont en train de se réaliser, comme sur les faits encore à venir.

Écartez plutôt un instant mes prévisions trop pleinement réalisées au sujet de l’épidémie, et placez-vous en face de la négation la plus carrée. Veuillez prendre le tableau de la page 24 du Maiiifeste (1), où vous trouverez les 26 et 27 juin comme les jours de la principale accélération hebdomadaire ordinaire du mois de juin, celle du plus grand échappement du fluide terrestre dans l’atmosphère, celle des dégagements les plus actifs.

Lisez, s’il vous plaît, les pages 208, 209, 210 et 211 du Manifeste, qui sont de nature à vous édifier sur l’importance des dates fondamentales du déchargement magnéto-électrique estival des 4 et 18 juillet, 15, 22, 29 août et 5-6 septembre. Je m’adresserai ensuite à votre bon sens et à votre bonne foi et je vous demanderai :

Ai-je pu deviner l’importance climatérique et physiologique de ces dates, ou ai-je dû déduire cette importance de principes exacts et de considérations scientifiques certaines?

Le hasard a-t-il pu rendre simultanés tous les grands et principaux mouvements orageux et épidémiques de l’année 1866, et a-t-il pu faire coïncider rigoureusement tous ces grands mouvements avec toutes les dates fondamentales du déchargement magnéto-électrique estival des 27 juin, 4 et 18 juillet, 15, 22, 29 août et 5-6 septembre, comme les phénomènes ont irrécusablement fait éclater cette coïncidence à tous les yeux non prévenus ou aveuglés de parti pris?

(1) Pages n et 18 de ce travail.

J’ai insisté, lecteur, sur mes démonstrations. Si mon insistance m’a entraîné dans des longueurs, vous me les pardonnerez.

Jadis nos ancêtres redoutaient la foudre. Quand la science leur eut montré dans une charge électrique l’agent de ce phénomène si redouté, celui-ci n’effraya plus tant. Un ennemi connu, que l’on peut regarder en face, inspire beaucoup moins d’alarmes que le mal invisible qui, se glissant dans l’ombre, frappe à l’improviste. J’ai voulu, dans votre intérêt, enlever son masque à l’agent cholérique, et vous montrer sa commune origine avec celui qui, jadis, vous effrayait plus par le bruit que par le mal qu’il vous faisait. Pour arriver à ce résultat, j’ai accumulé preuves sur preuves; me pardonnerez-vous celles qui vous paraîtront superflues ?

Mettez-vous un instant à ma place. J’ai accumulé preuves sur preuves aussi, pages 128 jusqu’à 135 inclus du Manifeste, pour réhabiliter la lune, iniquement destituée par les savants, et si méchamment privée par eux de son influence sur les affaires de ce monde. J’ai cité moyennement dix nouvelles et pleines lunes par an de 1853 à 1855 inclus, j’en ai cité quatorze par an de 1845 à 1848 inclus, qui toutes avaient produit irrécusablement des variations considérables de température et de pression atmosphérique et des modifications brusques, évidentes dans les allures de la météorologie, et cependant je ne suis pas encore parvenu à réhabiliter cette pauvre vieille lune, dont je me verrai obligé, un de ces jours, de reporter la cause devant votre tribunal sacré.

Serait-ce trop présumer qne d’espérer voir instruire plus promptement la cause du choléra ou de la peste noire?

Il me reste, pour finir ce long chapitre, à vous montrer par des chiffres, l’influence qu’exerce globalement l’altitude des sites, l’importance générale des voies fluviales et faîtales et celle de la composition des terrains du sous-sol et du sol.

A cet effet, j’ai réuni séparément dans trois tableaux les

localités éprouvées : 1° des régions fluviales basses ; 2° des régions mixtes ou moyennes; et 3" des régions faîtales supérieures. J’ai mis en regard de chaque localité les dates du début et de la fin de l’épidémie, sa durée, la mortalité du jour le plus funeste ou de la plus grande énergie du mal, et la mortalité totale durant toute la période épidémique augmentées ou réduites dans la proportion de 100,000 habitants.

Voici ces tableaux VII, VIII et IX :

Tableau VII

'but, fin, durée de l'épidémie, son maximum d’énergie et la mortalité totale par 100,000 habitants dans les localités les plus éprouvées, sises dans les régions fluviales.

LOCALITÉS

DÉBUT

FIN

DURÉE

MAXIMUM

d’énergie.

MORTALITÉ

TOTALE

Observations.

àeldrecht

29 juio.

6 octobre.

99 Jours.

Le maximum d’énergie est la mortalité pour 100,000 habitants du

nvers

jour le plus funeste.

erxem

27 août.

ebl

5 sept.

K)om

ppelmoode ....

17 juillet.

8 octob.

ililiDes

18 juin.

30 sept.

Divain

15 octob.

nielles

Le 11 juin est la date de l’entrée dans la période

leenbeek-S'-Jean . .

30 mai.

intense à Bruxelles, d’après les documénts

nbbecq

18 juiu.

11 sept.

ministériels.

mnonde

25 août.

12 sept.

tP.NNES

13 juin.

26 sept.

Tableau VIII

Début, fin, durée de l’épidémie, son maximum d’énergie et la mortalité totale par “100,000 âmes, dans les localités éprouvées, sises dans les régions mixtes.

LOCALITÉS

DÉBUT

FIN

DURÉE

MAXIMUM

d’éneivgie.

MORTALITÉ

TOTALE

Observations.

Groupe montois ou. de la haine.

Mons

14 jain.

140 jours.

Gnesmes

6 août.

Jemappes

Quaregnon

17 octob.

Boussu

10 juillet.

Groupe de Charleroi ou de la Sambre.

Thuin

17 juin.

9 juillet.

Marchienne-au-Pont .

8 octob.

Charleroi

16 août.

Pont de-Loup. . . .

20 juillet.

4 octob.

Groupe de la Meuse C rive gauche ou d^enlre Escaut et Meuse J.

Namur

Groupe liégeois.

Fléraalle-Grande . .

30 août.

Jemeppe

18 juin.

2 sept.

Tillenr

14 août.

Page 1