‹ Le choléra, ou, La peste noire [electronic resource]Chapitre 6 sur 30 · S CO · texte numérisé non relu

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POSITIONS

LUNAIRES

Mois d'août.

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e septembre.

Le tableau précédent est plus concluant encore que celui des mortalités épidémiques de Mons, Il suffît de souligner les maxima de la mortalité du tableau III pour obtenir les A. H. et la plupart des dates marquantes magnéto-électriques, lunaires, etc., établies antérieurement et déjà vérifiées pour Mons.

La simultanéité de l’action épidémique sur des points éloignés et dans les sites différents de Mons et d’Anvers saute aux yeux.

A Anvers comme à Mons les maxima de la mortalité ne' coïncident pas seulement avec les jours marquants magnéto-électriques et lunaires; mais ils sont atteints par des hausses brusques et considérables qmdruplées à cause de la popula-

tion quadruple. De part et d’autre, ces hausses ne durent qu’autant que l’accélération ordinaire ou extraordinaire de la circulation magnéto -électrique qui l’a produite, et qui ainsi se trouve dessinée de part et d’autre avec ses modifications locales dues aux sites et au géologo-magnétisme.

La coïncidence des fluctuations magnéto-électriques et épidémiques est telle pour Anvers, que les chiffres du tableau III semblent arrangés pour établir cette coïncidence, alors que bien certainement l’employé de l’état civil qui l’a dressé, ne se doutait guère de l’usage auquel il servirait. Je le tiens à la disposition du malveillant qui douterait de sa reproduction fidèle.

Le tableau III, plus étendu que le tableau II, dessine les A. H. des premiers débuts de l’influence épidémique : celle du 15- 16 mai par un cas isolé du 16 ; celle du 22-23 mai par un double cas du 23. Ces deux A. H. sont donc bien accusées.

On voit que le double cas du 23, bientôt suivi d’autres cas dans la semaine 23-30 mai, peut être considéré comme un avant-début, qui coïncide ainsi avec l’avant-début à Bruxelles, et résultait comme ce dernier du déversement remarquable signalé par moi dans mes premières lettres des 23-25 mai.

L’épidémie débute sérieusement à Anvers dans l’A. H. du 7 juin, renforcé par -j- E. du 6-7, trois semaines magnétiques exactement avant le début sérieux de Mons dans l’A. H. marquante du 26-27 juin.

La nouvelle lune du 12 (signalée d’avance), suivie de -}- D. du 13, apportent du renfort et fournissent les hausses de la mortalité des 13 et 14.

Le renfort qui, le 16, termine l’A. H. du 15, est plus considérable et conduit en pleine épidémie.

Déjà à partir du 7 juin, il se présente des cas tous les jours.

Les guillemets que l’on trouve dans le tableau ÏII, à partir de cette date, remplacent les mortalités des dimanches et des

lundis, qui ont dû être supprimées, parce que les décès des dimanches sont inscrits en majeure partie les lundis, dont les mortalités sont ainsi presque doublées. C’est là une lacune qui existe dans les meilleurs documents statistiques concernant le choléra.

L’A. H. du 20 juin, début du déchargement estival, augmente brusquement de moitié la mortalité maximum de l’A. H. du 15-16 juin.

L’A. H. suivante marquante et signalée d’avance du 26-27 juin, dont l’effet est maximum le 28, jour de P. L., reproduit brusquement la mortalité maximum de l’A. H. du 21, en doublant et au delà les mortalités de la veille et de l’avant-veille.

L’épidémie entra évidemment le 28 juin dans une période de plus grande intensité à Anvers comme à Mons.

L’A. H. du 4 juillet, l’une des principales du déchargement estival (page 210 du Manifeste), est bien plus vigourement en relief encor-e que toutes les précédentes. Le jour même le plus ordinairement central de l’accélération, celui du 4 juillet, sous l’influence du passage lunaire équatorial, la mortalité atteint brusquement le chiffre de 76 cas, de 48 qu’il était la veille et de 23 qu’il était le 26 juin; le lendemain 5 juillet elle retombe à 39, en ditninuant de moitié.

Jusqu’au 4 juillet les hausses et les baisses brusques de la mortalité épidémique n’ont encore accusé que les A. H.; mais elles les ont accusées toutes depuis le 16 mai, jour du début du mal.

Le 7 juillet, une mortalité extraordinaire accuse l’influence du périgée lunaire. Cette influence se manifeste encore le len- . demain et le surlendemain, car la mortalité du dimanche 8 et du lundi 9 juillet est de 97 cas, ou de 48 cas pour chacun de ces jours, en faisant le partage égal de la mortalité entre eux. Il est probable que le 8 était le jour de la plus grande mortalité ; mais le 7 reste incontestablement celui de la hausse.

Le périgée lunaire du 7-8 juillet fournit donc sa quote-part d’effets funestes.

Les effets de l’accélération du 11 juillet contrariée par la N. L. ralentissante du 12, sont plus que neutralisés à Anvers; au lieu d’un maximum de mortalité, c’est un minimum qui y est produit les 11, 12 et 13.

La charge exceptionnelle, extraordinaire et anormale du 11 juillet 1866, au lieu de la décharge ou détension ordinaire qui se présente généralement à cette date, produit ainsi des effets épidémiques en sens contraire à Anvers. Il en avait déjà été à peu près ainsi durant la charge exceptionnelle de l’A. H. du 26-27 juin, qui ne fit que reproduire la mortalité du 16 juin.

Les deux charges exceptionnelles des A. H. de 1866 produisent donc à Anvers des effets contraires aux décharges ou détensions ordinaires. Cela se voit encore ailleurs. Ici l’influence des sites est en jeu ; car dans beaucoup d’autres localités, les charges exceptionnelles des 26-27 juin et 11-12 juillet produisent, comme à Mons, des effets très funestes aussi bien que les accélérations avec détensions. C’est une question de plus ou de moins de concentration que les observations thermométriques résolvent.

Les fortes charges magnéto-électriques engendrent le mal épidémique et elles tuent en même temps, bien que les 'premières détensions ç{\i\ suivent les fortes charges et qui mettent celles-ci plus en évidence soient beaucoup plus mortelles.

Ainsi les fortes charges anormales des 26-27 juin, durant lesquelles le mal éclata ou entra dans sa période intense ,dans beaucoup de localités, furent incontestablement funestes à Mons et ailleurs; mais elles le devinrent à Mons le 28 plus que le 26, alors que, sous l’influence accélératrice de la P. L., le mouvement de détension était prononcé.

La charge magnéto-électrique normalement la plus forte de

l’année, suite de celle du 11 et du 12 juillet, atteinte le 14 juillet, est mortelle à Anvers comme à Mons et comme partout ailleurs.

Elle est suivie, les 15 et 16 juillet, de mortalités si faibles, que je croirais une grande partie des décès de ces jours inscrits à la date du 17, si le mouvement général n’accusait pas cette dernière date comme extrêmement fatale, et bien capable de produire l’effrayante mortalité renseignée pour ce jour; et si, entre autres, elle n’avait pas fourni un contingent plus fort encore à Gand.

Le relief épidémique culminant del’A. H. magnéto-électrique principale du 18-19 juillet, dont les effets funestes, énormes, se manifestent brusquement dès le 17 juillet, est extrêmement remarquable à Anvers comme à Mons.

Comme je l’ai déjà dit, pour une population égale à celle d’Anvers, la mortalité eût été de 56 cas le 18 et de 60 cas le 19 à Mons, alors qu’elle fut de 65 cas le 17 et de de 65 cas encore le 19 juillet à Anvers. L’on voit encore une fois par ces chiffres combien les influences épidémiques secondaires , ou les niaiseries etles banalités physiologiques inventées comme besoins pour la cause, combien ces auxiliaires de l’influence épidémique sont pour peu de chose dans les mortalités en général; combien peu même les influences géologo-magnétiques locales augmentent ou diminuent ces mortalités.

Là oü la mortalité atteint , proportion gardée , des chiffres très différents et beaucoup plus élevés, comme à Gand, l’on peut être assuré qu’il y a une rencontre d’influences naturelles et générales.

A Anvers comme à Mons, la date magnétique A. H. du 25 juillet est nettement accusée par la mortalité épidémique; mais elle l’est surtout à Anvers, parce que la demi-période descendante ou de déclin s’y dessine vigoureusement dès le 25.

La P. L. du 27 juillet marque à peine à Anvers comme à Mons

et n’a, dans tous les cas, pas plus d’un côté que d’autre, la prétention de se substituer à l’A. H. du 25 juillet qu’elle continue.

L’A. H. du 1®'' août est nettement marquée le jour même sous l’influence + Celles des 8, 16, 22, 28 août, 5, 15, 20, et 28 septembre le sont également.

Les effets de l’A. H. du 8 août sont retardés d’un jour par la N. L. ; mais très prononcés.

Les effets très prononcés de l’A. H du 15-16 août sont également mais plus faiblement retardés. Ceux du 22 août se présentent le jour même le plus ordinaire de l’A. H., et ceux du 29 sont avancés d’un jour par +E.; de même que ceux du 6 septembre par D. du quatre.

En résumé et en quelques mots, le mouvement magnéto-électrique hebdomadaire ordinaire dirige et domine, davantage encore et plus exclusivement à Anvers qu’à Mons, le mouvement épidémique, et se trouve ainsi plus vigoureusement dessiné dans les fortes hausses et baisses de la mortalité épidémique du tableau III que dans celles du tableau II.

Les effets des influences lunaires sont amoindris à Anvers. Ceux des nouvelles lunes ou des concentrations sont non seulement effacés, mais en quelque sorte éfablis en sens contraire.

Tout le système épidémique est en avance à Anvers. Cependant le point culminant, celui du maximum de mortalité, est le même à Anvers qu’à Mons; c’est celui de l’A. H. du 19 juillet.

Telles sont les quelques faibles nuances qu’introduit l’influence du site dans la marche coïncidente des fluctuations magnéto-électriques et épidémiques à Anvers. Elles sont en faveur du mouvement magnétique ordinaire.

Elles proviennent toutes de ce que dans les régions fluviales et maritimes , dont Anvers est le centre principal en Belgique, l’activité et la charge magnéto-électrique permanentes sont en

tout temps les plus grandes ; c’est l’activité magnéto-électrique fluviale ou maritime et la capacité du sol d’alluvion épais, qui occasionnèrent le développement précoce de l’influence épidémique, et firent dominer le mouvement épidémique, à peu près exclusivement, par les accélérations et surtout par les accélérations hebdomadaires ordinaires.

Si dans le tableau III des décès cholériques d’Anvers du 7 juin au 28 septembre, durée de la période épidémique intense, on marque indistinctement toutes les mortalités un peu extraordinaires, on obtient seize accélérations 7nagnétO’électriques hebdomadaires ordinaires déterminées dans différents endroits de mes travaux antérieurs bien avant 1866; plus l’influence du périgée lunaire du 7-8 juillet; plus le 14 juillet, jour du maximum de charge estivale de l’été de 1866 ; plus la mortalité du 30 juin due à la détension considérable qui, dans la nuit du 28-29, abaissa la température de 5“ à Bruxelles, et provoqua une forte recrudescence épidémique dans une grande partie du pays (1).

Nous avons vu les mortalités des 7-8 et 14 juillet et du 30 juin produites à Mons comme à Anvers. Nous les verrons se produire toutes ailleurs.

Dans ces conditions, 'la coïncidence rigoureuse des fluctuations delà circulation magnéto-électrique terrestre et des fluctuations épidémiques de l’été de 1866, au moins à Mons et à Anvers, ne saurait être sérieusement contestée par aucun homme de bonne foi.

L'influence épidémique est donc évidemment une conséquence des mouvements du magnétisme terrestre.

Pour continuer ma démonstration, je montrerai en quelques lignes ce qui se passaà Arlon dans l’un des sites les plus élevés de la Belgique.

(1) A Gand dès le 29 el à Bruxelles le 30, comme à Anvers cl à Mons.

Les données concernant Arlon sont prises dans mes documents ministériels.

Mes documents officiels ministériels renferment des données statistiques de l’épidémie dans toutes les localités les plus éprouvées du pays, au nombre de cent environ. J’en utiliserai encore.

Voici comment se présentent, dans les documents officiels, les mortalités à Arlon :

ARLON

Il — 27 juin

29 juin — 2 juillet. . . .

Décès.

Les données précédentes sont explicites et concluantes autant que simples.

Du 11 au 27 juin, il se présente un seul cas ; ce cas est sans doute du 11 même. Les premières inscriptions vont jusqu’au 27 juin, parce que très probablement à cette date commence réellement l’épidémie. Dans ce cas, les inscriptions du 29 juin- 2 juillet comprennent les décès du 27 juin-2 juillet.

Dans tous les cas, les inscriptions séparées commencent à l’A. H. marquante du 3-4 juillet; le 4 même marque fortement.

VA. H. culminante du 19 juillet fournit le maximum absolu de la mortalité à Arlon comme à Mons et à Anvers.

L’A. H. du 25 juillet est accusée faiblement et en avance d’un jour le 24.

La vigoureuse détension du 8 juillet, due au périgée lunaire, la charge maximum annuelle du 14-15 (à Arlon 15-16) juillet fournissent les mêmes renforts de mortalité que l’A. H. marquante du 4 juillet.

La P. L. du 27 juillet marque faiblement.

Au delà de cette P. L., il ne se présente plus aucun incident notable à Arlon, où cependant les inscriptions séparées ne cessent que dans l’A. H. du 15-16 août.

Autant de chiffres, autant de remarques importantes et concluantes.

L’influence épidémique fait son apparition et se révèle avec la N. L. du 12 juin, signalée d’avance dans mes lettres comme très influente et rappelée plus tard comme ayant étendu, généralisé et renforcé le mal.

Le mal débute à Arlon à la date fixée d’avance dans mes lettres comme début sérieux et général du 27 juin; à la date de ses débuts sérieux à Mons.

La période épidémique à Arlon non seulement débute à la date fixée d’avance dans mes lettres, mais elle a aussi la durée restreinte du maximum d’intensité, également fixée dans mes lettres jusqu’à la fin de juillet.

Deux A. H. principales de juillet ont été funestes à Arlon, et

parmi elles se trouve naturellement TA. H. culminante du d9 juillet du maximum absolu de l’influence épidémique. Ces deux A. H. encadrent la première quinzaine du déchargement estival renseignée page 210 du Manifeste.

Deux dates extraordinaires déjà signalées comme ayant été funestes à Mons et à Anvers, le furent à Arlon. Ce sont celles des 8 et 14-15 juillet; ces dernières un peu en retard.

Qu’on remarque aussi l’effet de la P. L. du 27 juillet que nous retrouverons.

Cela est-il concluant?

Les documents ministériels me fournissent quelques données capables de corroborer et d’étendre ce qui précède.

Les données concernant Messancy, dans la même région qu' Arlon, offrent plus d’intérêt que les précédentes. Et si ces dernières ont eu la préférence d’abord, c’est parce qu’elles concernent le chef-lieu de la province ou le centre le plus populeux, qui devait attirer mon attention d’abord ; c’est parce que je ne veux faire aucun choix prémédité de données favorables à mes thèses. Au reste, j’userai de toutes les données de quelque valeur en ma possession et je les publierai toutes si cela devient nécessaire, pour couper court aux fins de non-recevoir et aux clabaudages de la réaction scientifique.

Voici comment mes documents ministériels renseignent le mouvement épidémique de Messancy :

MESSANGY

Décès.

+ 1" au 19 mai 5 -f-

-f-27 juin a 4-

Décès.

5 juillet 2

On reconnaîtra d’emblée la grande analogie entre les mouvements épidémiques d’Arlon et deMessancy qui, l’un comme l’autre, représentent celui de la région luxembourgeoise arlonaise.

Celui de Messancy est le principal. C’est celui du centre du groupe épidémique principal delà région luxembourgeoise.

Messancy, sur une population de 2,400 habitants, perd datis VA. II. culminant du 19 juillet le même maxbnum absolu de cholériques que perd Arlon le même jour sur une population de 5,700 habitants, plus que double de celle de Messancy (1).

(1) La mortalité maximum absolue de Messancy, le 19 juillet, est sextuple de celle de Liège, la plus forte de celles de tous les chefs-lieux des provinces de Belgique, excepté Arlon.

La période épidémique est -double à Messancy, et l’avantpériode y est séparée de la période principale par un mois d’intervalle ; et ce mois est exactement celui indiqué dans mes lettres comme peu dangereux, celui de juin, qui s’étend depuis la transformation du 29 mai jusqu’à celle du 20 juin, prolongée jusqu’au 27 juin, ainsi que je l’ai clairement établi.

L’avant-période à Messançy dure autant que la circulation approfondie et ralentie de mai, du 1®'' au 29 mai. Vient le mois d’intervalle de la circulation énergique mais active de juin, du 29 mai au 27 juin, auquel succède le mois épidémique par excellence de juillet, du 27 juin au 31 juillet, fixé par mes lettres comme durée de la période épidémique intense et qui fut exactement celui de la période intense à Messancy.

Le hasard qui fait ainsi parler les faits dans le sens de mes théories imaginaires, est certainement bien singulier ! bien extraordinaire! Bien coupable peut-être de se prêter ainsi à donner quelque apparence de vérité à des produits d’une imagination exaltée par des rêves incessants.

A Messancy, le début de la deuxième et principale période épidémique est bien positivement du 27 juin. La période s’étend jusqu’à la fin de juillet, mais le mal ne s’éteint, comme à Arlon, que dans l’A. H. du 15 août. Début A. H., point culminant A. H.; A. H. finale et A. H. d’extinction; toutes sont les mêmes à Messancy qu’à Arlon.

Les étapes principales sont les mêmes également avec quelques variantes dues à l’influence locale.

Les étapes cholériques de Messancy sont mieux marquées que celles d’Arlon.

Ainsi celles du maximum de charge estivale des 14-15 est marquée avec précision le 15 même, comme presque partout, au lieu de se prolonger le 16 comme à Arlon.

La mortalité de la détension due au périgée est étendue et a pour centre le 7 juillet. La détension de l’A. H. du 4 juillet

avait été faible et pour cette raison celle du périgée qui la prolonge fut considérable.

L’A. H. du 25-26 juillet se dessine mieux dans ses effets le 26 à Messancy, que le 24 à Arlon.

Les effets de TA. H. culminante du 19 juillet se prolongent jusqu'au 21, jour de la transformation mensuelle, jour de forte accélération et détension.

Les effets des accélérations et des détensions qui provoquent les déversements sont en retard à Messancy; le déversement y était donc plus difficile.

Les effets de la charge maximum du 15 juillet sont au contraire faiblement en avance.

Les effets retardés de TA. H. du 4 juillet avancent et fortifient ceux du 8.

Si la période épidémique intense fournie par la circulation magnéto-électrique de juillet à Messancy est remarquablement concluante, son avant-période de mai ne l’est guère moins. Elle l’est plus au contraire, en ce sens, que l’influence épidémique, encore peu prononcée en mai, ne dessine pas aussi généralement ses étapes.

Celles-ci cependant, pour n’être en jeu que dans des cas plus rares, n’en sont que plus en évidence.

Ainsi je ne me doutais guère quand je signalais dans mes lettres le déversement du 22-23 mai, que ce déversement produirait un double cas de choléra dans la population de 2,400 âmes de Messancy, comme dans celle de 100,000 habitants d’Anvers, en même temps qu’elle provoquerait l’apparition de l’influence épidémique dans la capitale.

L’apparition générale épidémique du 22-23 mai, pour n’être encore que momentanée â Anvers et h Bruxelles, n’en est que mieux accusée. Elle produisit une mortalité extraordinaire à Mons, dans laquelle il y avait bien certainement de l’influence épidémique.

L’apparition du 22-23 mai est la plus funeste à Messancy, où elle se maintient durant la semaine magnétique, 22-29 mai, de l’action épidémique sérieuse qu’elle commence, semaine qui constitue à peu près toute l’avant-période épidémique. C’est le début du 22 mai de cette semaine qui en est la journée la plus funeste et la mieux marquée de toute l’avant-période.

Une semaine magnétique qui constitue toute la période épidémique de Marches- des-Dames, celle du 15 au 21 mai, marque les A. H. des 15-16 et 22-23 mai. C’est une avant-période prématurée, courte , explosive et centrale de tout le système d’entre Meuse et Escaut. Elle constate les premiers grands mouvements de déversements qui aboutissent à celui du 22-23 mai.

L’apparition du fléau à Messancy dès le 1®'' mai, la semaine magnétique et épidémique de la même localité, du 22 au 29 mai ; l’explosion de Marche-les-Dames du 15-22 mai (1), les apparitions à Anvers des 16 et 22 mai, et à Bruxelles du 23 mai, la forte mortalité de Mons du 22 mai; le début du mal à Molenbeek-Saint-Jean le 30 mai, c’est à dire les principaux sinon les seuls faits épidémiques de mai 1866, marquent les étapes magnéto-électriques des A. H. des 1, 8-9, 15, 22-23, et 29-30 mai, et ne marquent que ces étapes.

Les localités d’Anvers, de Mons et de Messancy dans lesquelles j’ai suivi en particulier, et jour par jour, le développement de l’épidémie, occupent trois sites types : ce sont ceux des régions basses, moyennes et élevées. Ils comprennent à peu

f 15 mai

Marche-les-Dames.

Décès.

près tous les genres. Ces genres cependant se modifient beaucoup, surtout celui des régions moyennes.

On a vu que le moins important de beaucoup des trois centres épidémiques typiques, celui qui offre le moins d’intérêt et le moins de particularités remarquables, est celui qui renferme la population la plus considérable.

Je n’étendrai pas au delà de ces trois types les considérations particulières qui précèdent, bien que dans aucun d’eux la deuxième période estivale de la fin du mois d’août ne soit bien dessinée.

Le déversement magnéto-électrique et ses conséquences épidémiques sont en avance à Anvers; ils viennent en leur temps à Mons au milieu de l’été et y sont centraux, La deuxième période est centrale à Messancy et à Arlon comme à Mons ; mais l’avant-période de Messancy est la plus fortement en avance de toutes les périodes de toutes les localités de la Belgique.

Dans d’autres sites et localités, les déversements et les influences épidémiques sont en retard. Dans quelques parties du pays les retards sont tels que la deuxième période de la fin du mois d’août devient, sinon l’unique, au moins la principale; tel fut le cas, par exemple, dans la capitale même du pays, à Bruxelles, ainsi qu’à Bruges et à Namur. Dans ces deux dernières localités, les hausses considérables et les mortalités maxima extraordinaires qui en résultent, accusent plus nettement encore les A. H, du mois d’août et de septembre que ne sont accusées celles de juin, de juillet et d’août à Arlon, à Mons et à Anvers.

Les trois sites d’Anvers, de Mons et de Messancy sont assez éloignés l’un de l’autre, et le développement de l’épidémie est assez simultané dans les trois localités pour ne pas laisser de doute dans l’esprit de l’homme de bonne foi sur la généralité et la simultanéité de la cause épidémique, sur sa corrélation avec les causes météorologiques, et sur son origine magnéto-élec-

trique; telle qu’elle est établie dans tous mes écrits antérieurs depuis 1851.

Pour les édifier complètement à ce sujet et leur donner une conviction profonde, je montrerai à mes lectéurs le développement général, simultané et progressif de l’épidémie dans toutes les provinces de la Belgique en 1866, en mettant sous leurs yeux le tableau IV des mortalités jour par jour dans tous les chefs-lieux des provinces, excepté Hasselt, où la mortalité épidémique n’a pas atteint une importance suffisante pour entrer dans le tableau IV.

Ce Tableau IV renferme suffisamment de données pour achever la démonstration que j’ai commencée ; ses enseignements doivent satisfaire les plus récalcitrants.

Il m’eût été difficile de l’étendre davantage; bien que les documents ministériels renferment des données concernant environ cent localités, toutes les plus éprouvées en Belgique, Peu de ces données peuvent-être convenablement utilisées. Les inscriptions des décès n’étant pas généralement faites jour par jour, n’établissent pas les fluctuations épidémiques. Les meilleurs documents sont ceux concernant les chefs-lieux des provinces ; encore, comme je l’ai dit, la plupart d’entre eux présentent-ils la lacune des dimanches et des lundis, dont les inscriptions sont généralement faites les lundis pour les deux jours.

Le tableau IV ci-après contient, dans tous les cas, les chiffres officiels les plus exacts que j’aie pu me procurer, et je les tiens, tels qu’ils me furent fournis par ordre de M. le ministre de l’intérieur, à la disposition de l’incrédule ou du malveillant négateur de parti pris.

Tableau IV

Mouvement général de l'épidémie cholérique en Belgique, en 1866, tel qu’il résulte de la mortalité jour par iour dans les chefs-lieux des provinces, d’après des documents statistiques établis au ministère de l’intérieur.

DATES

JOURS

TEMPÉR

MAXIMUM

ATURES

MINIMUM

POSITIONS

LUNAIRES

DÉCÈS

DE BRUXELLES

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ANVERS

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Jeudi. . .

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MAXIMUM

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