DUR&B
Obsenxuûm,
AobaDge ....
Mesiaacy ....
Arloo
liassy-la-yiile . .
BIflid
Marche
Wtha
HaTelanse. . . .
fiattogae ....
Florennes ....
Ligny
Gosselies ....
Hoadeog-Aimeries .
Gembloax ....
Toogres
Nederheim. . . .
Rhode^'-Géoèfe. .
Wolnwe^'-Pierre .
Hoeylaert ....
WatermaeJ-BoiUfort
MOTMIItt ....
15 jDin.
15 JoiUet.
8 août.
31 joillel.
16 août.
15 jQillet.
8 sept.
S9 jaillel.
l** sept.
S8 jailiet.
» août.
S5-S6 joiil.
15 août.
8 sept.
Isept.
19 août.
aOoctob.
19 août.
30 sept.
18 sept.
11 octol).
UsepL
61 joors.
Si -
IMl sept.
va»
Moyenneê énergieê maxima :
Da groope arlonais. ... S
— — de Bastogne oa ardeonais eenlral ... M
Da groope de Marche-Waha 4
— — deHavelange . • ~ — de Floreniiei. . I
— — de Gosselies . . O » — de Gembloax. . fl
— — de Tongres . . *
Moyennes mortalités lotakt:
Dans le groope arlonaU. . ^
— ^ deBsstogne l;lfl(
— — Marche-Waba <,SI
— — deHavelaDie 5,713
— — de Flomoes iM - deGosselifls. i^
— — de Gembloox i0
— — de Toogres . V^
— — brabaoçon
Les tableaux précédents compléteront les données concernant le développement du système épidémique belge de 1866 « et vérifieront surabondamment les déductions des chapitres précédents. Us renferment à peu près toutes les localités éprouvées en Belgique qui ont pu être rangées immédiatement et incontestablement dans Tune des catégories des trois sites différents.
Les localités des sites mixtes fournissent les chiffres les plus variés et les plus discutables. Ces sites sont en effet plus élevés et plus fattaux[à La Roche et à Yerviers, dans les Ardennes, ou plus bas et plus fluviaux à Gand, à Sichem et à Hasselt.
Parmi les localités non comprises dans les tableaux plus haut, plusieurs méritent une attention particulière, telles sont, par exemple, les groupes d'Ostende et d'entre-Her et Escaut.
Ce travail est dès à présent suffisamment probant pour que je ne m'étende pas beaucoup sur les nouvelles preuves qui ressortent des tableaux ci-dessus. Le savant spécialiste en tirera lui-même aisément tout ce qu'ils contiennent , aussi me contenterai-je d'appeler sommairement l'attention sur quelques points.
Les dates moyennes des débuts et des fins sont marquantes ; elles et les durées moyennes attirent tout d'abord l'attention. Les débuts successifs des 18 juin, 9 juillet et 28-26 juillet dans les sites bas , moyens ou mixtes et élevés, les fins successives dans l'ordre inverse des 26, 21-22 et 11-12 septembre et les durées moyennes qui de ce chef se réduisent de 103 à 77 et puis à 42 jours , en diminuant à peu près d'un tiers de site en site, des plus bas vers les plus élevés, mettent parfaitement en relief ce que j'ai dit précédemment à ce sujet.
Ainsi l'apparition précoce, le développement lent, la durée prolongée et l'extinction lente comme le développement dans les sites bas et fluviaux; l'apparition retardée mais volcanique, le développement brusque et rapide, la durée raccourcie et
— anw —
rextinetiea brusque etiivMieëe dans les sites faîtaux, sent des objet* que les tableaux VII, VIII ei IX rendent palpables.
Si les allures du mal daad ses aiarohes variées de développement et d'extinction se dessinent clairement dans les ebiffres moyens concernant les débuts, les fins et les durées dans les tableaux VU, VIII et IX, son intensité, sa malignité et ses effets calamiteux ne se dessinent pas moins nettement dans tes chif- Ares des maxima d'énergie des mortalités totales calculées dans la proportion de eent mille habitants.
Les chiffres des différentes colonnes des tableaux plus batt, corroborent leurs indications respectives, et c'est en cela que consistent leurs qualités probantes.
Les moyennes des maxiiha d'énergie mettent surtout vivement en relief l'effet explosif dû à la voleanicité.
J'ai montré ailleurs que l'énergie beaucoup plus grande de r^idémie dans les sites ffittaux élevés compensaient et au delà l'amoindrissement de la durée, et que les pertes totales, généralement à peu près les mômes dansjes sites bas et moyen* nement élevés ou mixtes, augmentaient notablement dans les sites fattaux volcaniques élevés* Ces objets ressortent très bien des chiffres des colonnes B et 6 dès tableaux VII, VIII et IX.
Le moyen maximum d'énergie des sites bas augmente un peu plus d'un tiers dans les sites mhifss ou moyens. Dans les sites élevés il est plus que triple de celui des sites bas et plus que double de celui des sites moyens* Les proportions exactes sont de 1 à 1.44 à 3.24. Lee proportions inverses des durées sont de 1 à 0.74 à 0.41. Ces proportions sont celles des puissances relatives des déverse^kents et de la voleanicité.
Les mortalités totales divâsées par les durées fournissent les moyennes mortalités par jour durant toute l'épidémie comme suit,:
DaoïB les 9ite9 bas ^l.l
— — moyens 48.1
— — élevés 64.0
Ces moyenoas augmanUot cooime 1., 1.33 et ^.03; c'est à dire à peu près cooioie les énergies maxima, fournissent comipe elles la puissance du déversement ou la volcanicité.
Je livre ayec coatlanoe à Texamen de Vbomme de science de bonne foi ces nouvelles preuves chiGFrées.
Né aux bords de rJSsc^Dt aux extrémités fattales du système d'enire^Mer et Escaut, le mouvement épidémique de cette contrée s'est étendu successivement en remontant la voie faitale^ mais sans explosion faîtale et sans changement d'allure et de nature. Le mouvement est resté fluvial. Son peu d'élévation et son peu de volcanicité n'a pas permis au faite morin de jouer un rôle suffisamment marquant pour que ses sites nodaux aient pu être conservés parmi les sites faltaux. Leur sol et leur sous-sol leur assignent d'ailleurs, une position particulière.
Ces sols composés d'une couche épaisse de sable ne sont ni conducteurs, ni capables, et s'opposent aux afiluences magnétoélectriques des couches, inférieures vers celles de la surfaqe. À cette opposition aux déversements dans les landes et les bruyères sableuses il s'y joint généralement une autre cause qui ne permet pas davantage aux affluences des couches inférieures d'arriver à celles de la surface. Cette seconde cause est une couche mince, dure, ferrugineuse et parfaitement conductrice du fluide magnéto - électrique terrestre qui, fonctionnant à moins d'un mètre sous la surface du sol, enlève rapidement et disperse au loin dans toutes les directions, et surtout dans les directions méridiennes, le fluide qui pourrait afiluer des couches inférieures vers celles de la surface ou pénétrer de celles-ci dans les premiers.
Cette couche mince conductrice, en quelque sorte métallique, est donc préservatrice ; et si elle ne s*oppose pas absolument à rinvasion de l'épidémie cholérique, elle affaiblit considérablement ses effets; mais elle est en même temps la cause, sinon unique, au moins principale de la stérilité de ces contrées et du froid exceptionnel qui y règne généralement.
Les documents ne fournissent -que six cas de choléra pour 12,000 habitants à Roulers, centre fattal principal d*entre-Her et Escaut, et quatre pour 13,000 habitants à Turnhout, centre fattal principal de la Gampine, et, chose non moins digne de remarque, les premiers cas sont du 2 août, et les derniers des 13-14 septembre dans les deux centres. Même jour Â. H. de début, même jour Â. H. de la fin, et par conséquent la même faible durée aussi bien que la même faible intensité épidémique, voilà ce que nous offrent les deux centres nodaux principaux des contrées similaires basses et sableuses des bruyères de la Belgique.
On s'assurera facilement par l'examen des tableaux VU, Vin et IX que le mouvement épidémique faiblit en énergie maximum et fournit de moindres mortalités totales au fur et à mesure qu'on s'éloigne de ses origines.
On s'assurera du fait, non moins, si pas plus remarquable, de l'amoindrissement de l'influence épidémique dans le même groupe avec l'éloignement du centre d'explosion. Cet amoindrissement est naturellement le mieux dessiné dans le groupe fattal principal arlonais.
Le maximum absolu de l'énergie, celui de la mortalité, comme le début le plus précoce du 18 juin, désignent Aubangc pour le centre épidémique du groupe arlonais.
Le tableau IX montre comment l'influence s'amoindrit d'Aubange par Messancy à Arlon, dans la direction méridienne. Voici comment elle s'amoindrit dans la direction perpendiculaire :
LOCALITÉS
DftUT.
nili
it
Aubange . . .
15 juin . .
15 août . .
61 Jours
Bleld
15 Juillet. .
8 septemb.
Yirlon ....
i septemb.
S octobre .
se -
Ut
Les groupes des régions mixtes offrent des particularités analogues non moins remarquables. Les centres d'explosion se trouvent généralement établis dans ce chapitre. Les plus ranarqliables sont les trois centres liégeois des extrémités fattaies hesbayenne, condrusienne et du pays de Hervé.
Maximam Mortalité
d'énergie. totale.
A Jemeppe*Tillear 200 8,863
Grivegnée-Jupille iS9 3,088
Otigrôe^Seraing '70 1,195
Ces chiffres corroborent les indications déjà fournies pour ces localités.
Les faits qui précèdent sont péremptoires, ils se reproduisent dans toutes les régions mixtes dont les centres sont Guesmes-Quaregnon, Marchiennes-au-Pont, etc.
Dans quelques groupes épidémiques, les mortalités constantes accusent une origine commune. Cette commune origine serait difficile à méconnaître dans les groupes, pour d'autres raisons qu'il est superflu de développer.
Dans le groupe mixte verviétois, l'on peut séparer le mouveiMnt fluvial de Pépinster, Ensival, Hodimont et Verviers du mouvement faltal de Dison, Stembert, Limbourg etBaelen, tellement les faits sont bien dessinés.
Maintenant, un dernier mot au sujet des grands centres populeux. Au premier coup d'œil jeté sur les tableaux VU, VIII
et IX, et leurs complémentaires ^tendus à toutes les localités éprouvées de la Belgique, vous verrez que, dans tous les groupes, c'est le centre le plus populeux qui, toutes choses égales d'ailleurs, est le moins éprouvé de toutes les localités du groupe.
Le tableau suivant, renfermant toutes les localités éprouvées en Belgique, ayant plus de vingt mille habitants, démontrera jusqu'à révidence la bénignité relative du mal dans les grands centres populeux :
LOCALITES
DURiS