‹ Le choléraChapitre 23 sur 23 · TT · texte numérisé non relu

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Coorbevoie . . .

Tels sont, sans exception, les débuts cités par le docteur Cazalas, depuis le 4 mai jusqu'au 30 septembre 186S.

Nous y trouvons nos principales anciennes connaissances de ce travail, les A. H. culminantes du 3*4 et du 19 juillet. Les A. H. fondamentales des 8 juin, 12, 19, â5-26 juillet, l<^et 15 août, 14 et 20 septembre. Supprimez ces débuts, et que reste-t-il dans le tableau ci-dessus : les détensions sous les îaâiienees luBaîres des 11 mai (P. L.), 26 mai (-4-D), 30 juin (+E, déjà signalée dans le Manifeste), 9 juillet (P. L.), 22 juillet (N. L. et T. M), 4 août j[-D)et31août(-D).

Notre ancienne connaissance du 25-27 juillet fit merveille en 1865 comme en 1866. Elle joua le premier rôle en 1865, en étendant le mal à Lille, Mostaganem, Auch et Boghar au nord.

au centre de la France et en Algérie, comme elle Ta joué en 1866, en rétendant à toute la Belgique haute.

Notre autre ancienne connaissance du 15 août , par laquelle débute la deuxième période estivale , joua un rôle non moins marquant.

Après eux, non moins important et non moins connu , vient TA. H. équinoxiaie du 19 septembre.

En dehors de ces dates fondamentales de la circulation magnéto-électrique terrestre régulière et ordinaire qui nous sont depuis longtemps parfaitement connues, nous ne trouvons, comme en 1866 en Belgique, des débuts ou des extensions du mal en France, que les jours des positions lunaires marquantes qui ont produit des mouvements magnéto-électriques et météorologiques extraordinaires (1), généralement accusées tout d*abord par de très fortes diminutions brusques et anormales de température, déjà en partie signalées dans le Manifeste antérieur à l'établissement du tableau précédent.

Je trouve encore dans le travail du docteur Gazalas quelques observations dignes de remarque à propos de l'apparition du mal restreint de 1854 :

(c En 1854, dans les derniers jours de juin (A. H. du début « général de 1866, du 36-27), les diarrhées cholériques sont c( prédominantes à Gallipoli. La garnison avait fourni trois cho- « lériques, du 25 au 30. »

« Dans les derniers jours de juin ^ on observait à Varna un « grand nombre de cholérines et de diarrhées cholériques. Le

(1) Ces moavementsne sont pas assez fréquents pour que leurs coïncidences avec les extensions du mal cholérique puissent être fortuites, comme la malveillance sera tentée de l'insinuer. En 1865 comme en 1866, les extensions du choléra signalent les grands mouvements magnétiques ordinaires et extraordinaires et réciproquement. En dehors de leurs coïncidences signalées, il n*y a eu ni recrudescence cholérique, ni grand accident magné^ tique.

<c trois juillet, un cholérique du S"" léger entra à l*hôpital. Le (c quatre juillet, de nombreuses cbolérines avaient été observées <c à l'hôpital de Maltépé, à Constantinople. »

« Dans la Dobrutscha, les cas nombreux ne se déclarèrent que « le 26 juillet. »

« Les bachi-boudzougs, partis de Varna le 33 juillet, arrivè- « rent le 36 à Rustendjé. Dès le vingt-cinq, ils avaient eu quel- <c ques cas de choléra. »

Voilà non seulement les trails saillants, mais tout ce que j*ai pu trouver concernant le mal fait par l'épidémie pendant la guerre d*Orient. Nous y retrouvons également et exclusivement trois de nos principales connaissances avec leurs allures connues : le début général des 26*37 juin ; la date culminante pour le déchargement méridional du 3-4 juillet et Textensiou la plus complète à la date Â. H. fatidique et critique du 25-26 juillet, désastreuse en 1854 comme elle ie fut en 1865 et en 1866 comme elle Tavait été en 1846, en détruisant d*emblée en quelques jours et dans presque toute TEurope la pomme de terre , en créant répidémie végétale de ce tubercule, et en la provoquant depuis chaque année néfaste.

Au moment où je termine ces lignes , la même accélération hebdomadaire critique a produit une détension extraordinaire de T"" de température, qui se continuera probablement. Puisset-elle ne pas provoquer des faits analogues à ceux de 1854, 1865, 1866 et surtout 1846, ce qui est fort à craindre; car je redoute pour le moment beaucoup plus Tépidémie végétale, qui aurait pour conséquence la famine, que les dernières palpitations de la peste noire cholérique ; celle-ci ne pourrait , je pense, reprendre quelque vigueur et se généraliser que si une pluie abondante d*étoiles filantes du 10-12 août dégageait les hautes régions atmosphériques, que je ne crois plus suffisamment chargées pour cela, à en juger par la détension généralede la circulation.

CanelnAlon

Après les preuves palpables de toute espèce aecamulées ' dans ce travail, il me sera permis d'espérer que Thomme de bonne foi voudra bien reconoattre que Tépidémie cholérique est un grand phénomène de physiologie, dépendant de la phy* sîqoe générale du globe; qu'elle est le résultat d'une modification de la circulation magnéto-électrique terrestre, qui consiste, comme je l'avais établi, prévu et prédit antérieurement dans maints endroits du Mêgnétism& et dé Y Humanité, en on déplacement seizennal da système magnétique quinquaséculaire.

Aucune puissance humaine ne peut empêcher les effets de ce déplacement de se manifester successivement en temps et lieu dans les différentes parties de la surface du globe.

Nos ancêtres avaient raison lorsque, il- y a cinq siècles (1349 co^espondant à 1868)^ ils disaient : Il paraîtrait que les maladies meurtrières de cette année (peste noire qui enleva en trois an^ nées les 2/S de lapopuMlon) proviennent des exhalaisons puantes qui ont accompagné les terribles tremblements de terre de Fannée dernière (i).

Cest avec non moins de raison que j'ai pu dire dans le Marnfeste publié l'année dernière : « Les oracles de la physiologie cr laissent les gouvernements européens, animés de généreuses ' ■■ •

(1) Page 97 du Manifeste.

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€(* intaotioQjs^ envoyer leurs représeatanta en Orient» pourycon- (c férer sur Urmu^^ ^^ détruire le choléra ou la peste noire dans a son berceau^ ee qui n'est niplusni moins di^cile que d^ arrêter le (( soleil dans sa marche. »

Gbaqiie: région du globe participie plus ou moins, en son temps, aux grands mouvements magnéto-^électriques et à leurs conséquences physiologiques et épidémiqi^es, selon sa situation géographique et surtout selon la position qu'elle occupe par rapport aux grandes lignes fondamentales du relief du globe.

Quand Tbeure du déversement est là, point n'est néo^saire de pèlerins de la Mecque pour le provoquerw

Lorsqu'à la fin de mars 1866, le système épidémique belge débuta dans le petit village propret, agreste et prospère d'Ingeldorff, au confluent de la Sure et de l'Alzette, à la limite des Ârdennes» dans un pays réputé aussi sain que beau, où Ton n'avait jamais entendu parler de pèlerins de la Mecqpe; quand il {pénétra dans la charmante petite ville de Diekirch, dont Ingel* dorff n'est qu'une dépendance; quand il s'y fixa, après avoir tourné quelques jours alentour comme pour mieux en découvrir le point vulnérable; quand il y éclata avec une fureur qu'il n'a plus guère montré que dans le centre fattal d'Aubange dont Diekirch dépend, et dans la position similaire de La Roche, toutes dépendances ardennaises, il n'était plus question de choléra, il n'y en avait pas eu< ou il n'en existait plus à cent et à deux cents lieues à la ronde. Il y éclata comme une bombe tombée du ciel, sévit avec une^ cruelle intensité pendant un mois, et puis disparut*. Il n'y avait là ni importateurs ni exportateurs quelconques. Il y eut là une explosion volcano-épidémique, d'autant plus violento que la région, ou au moins les localités frappées, participèrent pour la première fois à l'un, des mouvements magnétiques seizennaux généraux de 1832, . 18i9 et 1865.

Le moment de l'apparition, son avance ou son retard, ainsi

que la dui'ée de l'intensité du mal, dépendent également toat d'abord et principalement de la situation géographique et géologo-magnétique; mais ils dépendent également de la nature du sol et du sous-sol.

Lliomme et la science n'ont donc aucune action préventive ou préservatrice contre la cause de l'épidémie cholérique, dont la recherche devient ainsi analogue à celle de la pierre philosophale.

L'homme et la science ont très peu ou point d'action sur le choix du lieu, de l'heure, de la durée et de Tintensité du mal. Celui-ci trouvant partout des auxiliaires funestes, c'est à combattre, détruire ou paralyser ces auxiliaires, en tout ou en partie, que se bornera toujours l'action préventive et curative générale.

Les moyens de destruction ou de paralysie des auxiliaires de l'épidémie cholérique sont à peu près les mêmes que pour toutes les épidémies et que pour toutes les maladies ; ils consistent à augmenter le bien-être matériel, et à raffermir le moral par une juste appréciation des causes et de leurs actions, ils comprennent par ordre d'importance :

lo Une nourriture saine, suffisante et judicieuse;

â*" De Tair et de la lumière à profusion. Le renouvellement incessant, par les moyens les plus efficaces et les plus énergiques, des couches d'air denses inférieures et leur remplacement par des couches atmosphériques supérieures. Des arrosages et des lavages à grandes eaux ; imiter ainsi la nature dont les disperseurs et les assainisseurs les plus efficaces sont les pluies et les vents ;

30 La végétation et l'animalisation développées et favorisées par tous les moyens, et l'écartement immédiat de tout ce qui en provient, est séparé du courant organisateur, et conserve le fer. ment putride ou renferme encore un agglomérat animal ou végétal à détruire ;

4<' Une surveillance médicale et physiologique active de la cause épidémique et des modifications incessantes de son action» surveillance à laquelle aucune de ces modifications ne doit échapper dès qu'elle commence à se manifester physiquement ou physiologiquement ;

8** Favoriser la circulation magnéto-électrique terrestre et les dégagements des surcharges de la surface du globe vers les couches atmosphériques les plus élevées. Imiter dans la limite du possible les dégagements orageux.

Tels sont, je pense, les grands moyens préservatifs et curatifs de destruction, de paralysie ou de neutralisation de la cause épidémique elle-même, aussi bien que de ses auxiliaires les plus puissants.

A ces grands moyens se joindront naturellement ceux plus particuliers dont l'action restreinte est bien connue, tels que :

!<" L'observation et la surveillance de chaque localité et de chaque sujet; les secours prompts;

2"» Le logement salubre, le désencombrement, la désinfection ;

3* L'abstention de creuser des excavations, puits ou tranchées. Le dévasement préalable et en temps utile de tous les cours d'eau, aqueducs , égouts , etc. Ne remblayer jamais sur de la vase et ne couvrir jamais les cours d'eau;

¥ Favoriser les foules animées ou au moins ne pas en redouter l'influence; mais empêcher les rassemblements inertes et immobiles. —Détruire de fond en comble l'idée du miasme ou du poison cholérique capable de surprendre à l'improviste, miasme ou poison qui n'existe pas plus que la surprise. — Prévenir et combattre par tous les moyens la peur et la terreur.

Tels sont les quelques moyens particuliers employés judicieusement et efficacement, et à employer en tout temps pour détruire et paralyser les auxiliaires de toutes les épidémies, endémies et maladies»

Quant aux moyens préventifs et curatifs : un tempérament sain, une nourriture sufiis^nte ^t judicieuse, uq logement sa* lubre, une action physique et morale régulière, ordinaire et niodérée sont des garanties préventives suffisantes.

On trouvera un préservatif excellent dans le vêtement judicieux qui favorisera ou modérera Teffluve nervo-sanguine de la transpiration, surtout du haut du corps et des extrémités supérieures dont la ceinture est l'objet principal.

Les premières précautions à prendre, en cas de suspicion légère, peuvent consister en fractions du haut du qorps.

Si Vinfluence se manifeste d'une façon irrécusable, par les prodromes cholériniques, l'emploi modéré du neutralisant excitant la fera disparaître. La peur ne doit pas faire e^^agérer les doses du plus inoffensif des neutralisants excitants.

Si le lecteur veut bien me le permettre, je l'engagerai à ne pas se prêter à la propagation de banalités du genre de celles qui font, durant l'épidémie cholérique, une si large part aux jours de fêtes, etc.

J'engagerai le physiologiste à étudier au point de vue de leurs véritables origines les épidémies cérébrales, typhiqttes et congestives, ainsi que leurs mélanges avec les épidémies cholériques résultant d'actions excessives et pernicieuses simultanées sur les deux systèmes nerveux, se conopliquant les unes les autres, avec lesquelles les ipédecins auront dorénav^^t l^eaucoup plus à lutter qu'avec le choléra.

jLa cause de l'épidémie cholérique étant reconnue irrévocablenient comme résidant dans la magnéto-électricité terrçstr^, cette reconnaissance entraînera nécessairçmept d^ cQnséquence$ nombreuses et in^médiates fort importantes.

La plus importante de ces conséquences sërsi peut-être le mouvement physiologiste progre^if que provoquera l'entréç scientifique en matière de la circulation nerveuse ou du magnétisme animal. Cette entrée est forcée. Jja lutte sera peut-

être vive et la résistance opiniâtre, mais la victoire ne saurait être longtemps disputée à la bonne cause, à celle de l'avenir, à celle de la vérité qui est la vôtre, lecteurs.

Je recommanderai encore, en terminant, de ne pas trop chercher à appliquer les forces animales et végétales les plus directes, et à ne pas trop vous servir de Télectricité elle-même.

Le fluide électrique proprement dit détruit la conductibilité des cordons nerveux et paralyse. La galvano-électricité ne vaut guère mieux. C'est tout au plus si la magnéto-électricité ordinaire des aimants est applicable aux nerfs. Ceux-ci puisent bien de la magnéto-électricité à la terre ; mais cette dernière ne fabrique que des aimants naturels qui ne sont pas absolument les mêmes que les aimants artificiels.

Quant au magnétisme animal humain, en usera qui voudra ; mais ce ne sera pas sur ma recommandation.

Bruck.

Mons, le 31 juillet 1867.

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