‹ Le choléraChapitre 4 sur 23 · ATURES · texte numérisé non relu

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Les colonnes trois, quatre et cinq de ce tableau, contenant les températures, les décès totaux et les décès cholériques sont, comme je Tai dit, tirées du journal YOrgane, du 29 septembre.

Les croix de la colonne six marquent les accélérations hebdomadaires ordinaires du tableau de la page 24 du Manifeste.

La dernière colonne indique les dates où la lune se trouve dans ses positions marquantes. Leur influence saute aux yeux dans les fluctuations épidémiques comme dans celles de la météorologie.

Le tableau II est plus complet que le tableau I. Il renferme toutes les principales influences qui déterminent les jours des recrudescences épidémiques.

La principale de ces influences, qui domine absolument le mouvement de fluctuation de l'épidémie, est encore incontestablement la fluctuation hebdomadaire ordinaire de la circulation magnéto-électrique terrestre.

Les influences lunaires modifient ou incidentent le mouvement épidémique, comme elles incidentent le mouvement météorologique, par l'action de la lune dans ses positions

marquantes sur la circulation magnéto -électrique terrestre (faits que j'ai très clairement établis dans le Manifeste).

Voici les paroles textuelles qui» dans VOrgane de Motu^ suivent le tableau n^" II : « Gomme on peut le remarquer, ce sont t< les journées des J8, 19, 2B. 27, 29 et Jil juillet, 26 et 29 août <c qui ont été les plus funestes. »

De ces huit journées des plus funestes, cinq appartiennent exactement et rigoureusement aux accélérations hebdomadaires ordinaires, ce sont celles soulignées des 18-19, 25 et 31 juillet et 29 août ; deux autres de ces journées sont celles des P. L. des 27 juillet et 26 août, et la huitième, celle du 29 juillet, est le milieu de la semaine magnétique, tout entière si funeste, du 25 juillet au 31 juillet-l^*^ août. Son importance résulte de son rôle dans le déchargement estival (pag. 209 du Manifeste).

Le Manifeste du Magnétisme dit : « La nouvelle lune ralentit « et la pleine lune accélère la circulation magnétique superfic< cielle du globe. »

Les jours des P. L. sont donc des jours d'accélération extraordinaire.

Ainsi les huit journées les plus funestes de l'épidémie cholérique à Mons, en 1866, comprennent cinq journées d'accélération hebdomadaire ordinaire, deux journées d'accélération extraordinaire due aux P. L. de juillet et d'août et une huitième milieu de la fluctuation hebdomadaire ou de la semaine magnétique la plus funeste de l'année.

Telles sont les dates qui, au témoignage d'un journal de Mons, ont été extraordinairement funestes à cette localité. Elles ont eu le même caractère dans toute la Belgique; comme je le montrerai plus loin. La principale date A. H. du 18-19 juillet, indiquée comme telle dans le Manifeste (pages 209 et 210), ouvre la marche des journées funestes ; la deuxième date A. H. par importance de tout l'été, celle du 29 août ferme cette marche.

Toute la période magnétique offre deux maxima généraux

de mortalité résultant d'une double fluctuation estivale. L'influence épidémique est croissante jusqu'au i8-19 juillet, puis décroissante jusqu'au 8 août, ensuite de nouveau croissante jusqu'au SS9 août, et enfin définitivement décroissante.

La double fluctuation épidémique de l'été de 1866 fut exactement celle du déchargement magnéto-électrique estival, tel que ce déchargement est accusé par les variations de la température et tel qu'il est établi dans le Manifeste (p^ig, 209 et 210).

Les dix huit-dix neu/" juillet et vingt n^u/* août, dates principales, fondamentales et régulatrices ordinaires du déchargement magnéto-électrique estival, celles des circulations les plus intenses et les plus chargées, produisirent les effets épidémiques les plus extraordinairement funestes, dans toute la Belgique comme à Mons. Tadministrerai la preuve de ce fait concluant, et je ferai tomber ainsi toutes les niaiseries qui ont été mises en avant comme causes productrices des mortalités épidémiques. Ces causes appartiennent évidemment à la physique générale du globe ; ce sont celles que j'ai indiquées et longuement développées dans tous mes travaux ; il n'est au pouvoir de personne d'en empêcher l'action, mais on pourra modifier cette action ou en atténuer les effets.

Dans YOrgane de Mans, les jours cités comme ayant été extraordinairement funestes ne comprennent que deux des trois P. L. de la période épidémique totale, la troisième cependant, celle du 28 juin, s'est distinguée pour le moins autant que les deux autres, car elle fournit un tiers de la mortalité en plus que l'A. H. et — D du 26, qui la précèdent de deux jours. Si le chiffre de la mortalité produite par elle n'est pas comparable par l'importance à celles des 27 juillet et 26 août, c'est parce que l'épidémie n'est, le 28 juin, qu'au début de sa phase intense. Relativement les trois P. L. de la période épidémique intense de 1866 furent également funestes. Avis charitable aux pécheurs endurcis, aux négateurs quand même de l'influence lunaire.

Les manma de mortalité des A. H. dessinent comme sait la double fluctuation épidémique :

16 — 28 Juin 5

4— 5]uiUet 6

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8 septembre 5

Ainsi, dès son entrée sérieuse en matière, TiniBiuenee épidé* mique atteint un point éleyé, auquel elle se maintient à pea près jusqu'aux approches du point culminant et des semaines magnétiques durant lesquelles la circulation est la plus char^ gée, jusqu'à TA. H. du 11-12, coïncidant avec les positions lunaires -{-D du 10 et N. L. du 12, selon les prévisions de mes lettres.

Les fortes charges qui commencent k affluer après la forte accélération et détension extraordinaire du 8 juillet, due au périgée lunaire, charges qui grandissent rapidement k trsr vers TA. H. du 11, sous les influences -{-h du 10 et N. L. du 12, tontes deux concentrantes, et qui atteignent un énorme maximum absolu estival (32°), le 14, élèvent brusquement et considérablement la mortalité en la doublant. L'influence se maintient à ce point extrême de développement durant les deux fluctuations hebdomadaires des 18-25 juillet et 2S juillet-l«' août.

Que l'on veuille bien examiner le tableau II depuis son commencement jusqu'à sa fin et l'on s'assurera que la coïncidence des fluctuations magnéto-électriques et épidémiques est rigoureuse, non-seulement dans la période la plus intense du

18 juillet au S9 août, mais bien depuis le 14 juin jusqu'au 9 sep* tembre.

Le premier cas de choléra du tableau II est celui de l'A. H. du U juin (i).

Deux cas isolés, et par conséquent marquants, signalent la plus grande détension magnéto-électrique du mois de juin, celle du 18, accusée par un abaissement brusque et énorme de température de 9^ à Mons, d'après le tableau II, et de 7^ à Bruxelles, dans la nuit du 16 au 17 et de 4<> dans la journée du 17.

Ce sont les détensions par arrêt qui précèdent la transformation mensueile et le début de la décharge estivale du 20 juin. Ces détensions, commencées dans la nuit du 16 au 17, aCTectent la journée du 17, se maintiennent dans la nuit du 17 an 18 et disparaissent ce dernier jour à Bruxelles. Elles semblent n'avoir disparu à Mons que dans la nuit du 18 au 19. Elles étaient générales et très considérables.

Un double cas de mortalité, en retard, le 22, de deux jours sur l'A. H. du 20, signale le début du déchargement estival ; début qui se manifeste en effet à Mons le 22 par une circulation brusquement et extraordinairement chargée, accusée par une hausse considérable de 9^ de la température du 21 au 22 juin. Une hausse de S*" de température est également signalée dans la nuit du 21 au 22 à TObservatoire de Bruxelles ; mais il y avait déjà eu une hausse de 3"* dans la nuit du 20 au 21. Les hausses du jour avaient également eu lieu à Bruxelles à partir du 20. Elles furent extrêmement régulières : de 3<'2 du 20 au 21, et exactement de la même quantité du 21 au 22, et par consé-

(1) Le tableau II renseigne du 13 au 14 une déteasion énorme de 6*. Les observaUoDS de Bruxelles renseignent la même déteasion, accusée par la mSme chute de la température du maximum de 27*0 du 13 à celui de tV 1 dnll.

quent de G"" 4 en totalité, et ainsi de beaucoup inférieures à la hausse brusque unique de Mons du 21 au 22. La différence dans les valeurs des hausses à Bruxelles et à Mons doit être attribuée en grande partie aux expositions des instruments ; mais il reste constant que le déchargement estival a commencé le 20 à Bruxelles et que la charge y a grandi régulièrement jusqu'à son premier maximum du 22, tandis que ce maximum a été atteint brusquement ce jour même à Mons.

J'attire l'attention sur ces faits parce qu'ils ont une haute importance. On voit dès à présent que les hausses et les baisses thermométriques, qui accusent des tensions ou des détensions dans la circulation magnéto-électrique terrestre, jouent un très grand rôle dans les fluctuations épidémiques, et que le thermomètre doit être pour le physiologiste le premier conseiller en temps d'épidémie.

La première A. H. qui suit celle du début de la décharge, commence le 26 juin, sous l'influence — D, et termine, le 28> sous celle P. L., l'ouverture de la période épidémique intense, comme je l'ai prédit dans mes lettres. Elle fut extrêmement remarquable sous le rapport météorologique aussi bien que sous celui de l'épidémie.

Les variations thermométriques de Mons ne renseignent qu'une hausse brusque de la température du 2S au 26 juin, suivie d'une décroissance lente et graduelle. La charge magnétoélectrique que cette hausse accuse, rejetée en partie dans l'atmosphère le 26, fit un peu partout beaucoup de tapage orageux les 27 et 28.

Les indications thermomélriques de Bruxelles sont plus explicites. La hausse principale du jour, renseignée par les maxima, a lieu à Bruxelles comme à Mons du 28 au 26. Ce dernier jour est aussi de part et d'autre celui de la plus forte charge. Celle-ci, dégagée en partie, ;éclata sur Bruxelles au passage supérieur du 27, à 1 h., je Tai vu éclater.

Les minima de la température, ou la circulation de nuit, sont un peu différents. Il y eut une forte détension dans la nuit du 23 au 24 ; forte hausse brusque de la charge dans la nuit suivante du 24 au 28; faible détension du 25 au 26; hausse les deux nuits suivantes, jusqu'au maximum dans la nuit du 27 au 28, celle de la P. L., suivie d'une chute considérable de 5% le lendemain 28-29. Du 29 au 30, il y eut une nouvelle hausse brusque et considérable de 3''4. Ce sont ces chutes et hausses brusques nocturnes du 28-29 et 29-30 qui produisirent les effets considérables des 30 juin et ^^ juillet, à Mons comme partout ailleurs.

Le 26 juin, la température et la charge magnéto-électrique atteignent leurs premiers maxima de la période du déchargement.

Les premières fortes décharges ont partout lieu dans la nuit du 27 au 28' sous l'influence de l'A. H. renforcée par la P. L.

L'A. H. du 4 juillet est bien dessinée à Mons. Une détension brusque et considérable a lieu dès le 4" juillet, du 4«' au 2. Elle est de sept degrés ; continuant faiblement du 3 au 4, elle atteint son maximum ce jour, et produit une vigoureuse recrudescence épidémique, qui augmente encore le lendemain par suite de la décharge considérable provoquée par la détension du 4.

On voit une nouvelle détension se produire, en apparence anomalement, le huit juillet, milieu de la semaine 4-11. L'abaissement de la température est le même que le 4. Elle produit une assez forte mortalité.

La détension du 8 est en effet extraordinaire, elle a produit ailleurs des effets plus marquants qu'à Mons. Elle est due à une des rares influences lunaires qui ont agi en dehors des A. H. durant l'été de 1866, à savoir celle du périgée lunaire. C'est le lendemain 9 juillet que commence brusquement la hausse ther- Isométrique et la charge magnéto-électrique qui doit grandir constamment et considérablement, pour aboutir huit jours après, le 14, au maxima absolu de l'année.

Les effets épidémiques des 10-11 et 11*12 juillet sont coBsidérables; les A. H. des 11*12 sont très fortement marquées par la mortalité totale aussi bien que par celle de l'épidémie; mais le maximum absolu de charge du 14, et surtout la première détension qui suivit du 14 au IS, le sont davantage.

Tous les eilèts climatériques ou météorologiques et toutes les conséquences épidémiques qui précèdent s'effacent devant ceux de l'A. Q. du 18-19 juillet.

A partir du 18 juillet la charge du jour diminue et la circulation se détend, mais elle continue à se détendre jusqu'au 20 et 21 (apogée lunaire et transformation mensuelle), puis elles restent à peu près constantes, au moins d'après les indications tbermométriques de Mons. Ces indications ne suffisent plus pour apprécier les tensions et les détensions magnéto-électriques, il faut encore avoir recours aux maxima et minima de Bruxelles, ou mieux, aux observations détaillées.

Les variations thermométriques de la même heure du jour» ou même du maximum du jour à Mons, ne rendent pas bien compte de l'effrayante mortalité des 18 et 19 juillet, qui serait de S6 à 60 cas pour une population de 100,000 âmes, comme le sont celles de Gand et d'Anvers, où les mortalités furent en effet de 68 cas les 17 et 19 à Anvers, et de 61 le 17, 67 le 18, et 78 le 19 à Gand, avec des hausses de quarante cas dans l'une et dans l'autre de ces deux dernières localités comme à Mons.

Dans les trois localités de Mons, Gand et Anvers, où l'épidémie avait pris tous ses développements les 17, 18 et 19 juillet, les mortalités épidémiques, plus que doublées dès le 17 à Gand et à Anvers, et le 18 à Mons, atteignirent leurs maxima absolus le 19, et ces maxima furent effrayants.

Les minima de la température observés à Bruxelles fournissent deux maxima absolus de détension, l'un dans la nuit A. H. du 18 au 19, l'autrQ dans celle T. M. du 21-22. Ces deux détensions ont frappé les grands coups, la première à

Mons, Gand, Anvers et Bruxelles, et la seconde à Liège et à Bruxelles.

La plus nettement accusée des A. H. par l'influence épidémique à Mons est celle du 28 juillet. Elle fournit la principale mortalité le 2S même. Le tableau I cependant nous a montré la fin de l'A. H. du 28, renforcée le 27 par l'influence de la P. L., plus fortement marquée par l'épidémie que l'A. H. du 28 ellemême. Nous retrouverons ailleurs également les principaux effets épidémiques à la date de la P. L. du 27; mais nous les retrouverons également à la date du 28.

Les mortalités du tableau II dessinent vigoureusement aussi les alternatives bi-diurnes de charge et de décharge de la se« maine 28-31. juillet, par les hausses des 28, 27, 29 et 31 juillet et les baisses des 26, 28 et 30.

L'A. H. du l^' août, commençant le 31 juillet et finissant le 2 août, est d'autant plus en relief par les mortalités épidé^ miques recrudescentes, que ta baisse se prononce immédiatement au delà, comme il avait été prédit dans mes lettres.

Ce relief se dessine encore mieux dans l'A. H. du 7-8 aott, avancé au 6-7 sous l'influence -f* D du 7, qui produit un retour offensif ou un dernier effbrt épidémique considérable pour terminer la première période épidémique intense à Mons» comme il avait également été prédit dans mes lettres.

La double fluctuation du S au 22 août est celle de la moindre circulation estivale qui sépare les deux maxima de circulation des 18-19 juillet et 29-30 août.

Pendant la circulation affaiblie du 8 au 22 août, l'influence épidémique s'efface à Mons. Elle s'y efface parce que le déversement y est avancé ; il en est de même partout dans les mémed conditions, tandis que là où le déversement est en arrière, il va au contraire bon train, parce que la cifculalion superfi*^ ciellé affaiblie réagit peu sur les courants inférieurs. Un premier retour offensif assez vigoureux suit TA. H. du 1B«^6 aefll.

L*A. H. du 22-23 août est la plus effacée.

La détension de la double fluctuation 8-22 août atteint son maximum dans la nuit du 17 au i8 août, sous l'influence de Tapogée lunaire. C'est cette détension qui renforce à Mons les effets épidémiques d^ TA. H. du 15-16, en la retardant et en la prolongeant. Les mêmes effets se sont produits ailleurs. La détension des 17-18 août est accusée par un minimum absolu de la température de nuit à Bruxelles. A partir de cette détension la charge magnéto-électrique devient recrudescente jusqu'au maximum du 27 août, et fournit la deuxième période du déchargement estival et la deuxième période épidémique intense coïncidente avec ce déchargement. La deuxième période du déchargement est assez bien dessinée par les variations de la température maximum ou du jour à Mons; mais elle Test beaucoup mieux par les maxima et minima des vingt-quatre heures à Bruxelles. A Mons, les charges diurnes augmentent brusquement du 19 au 20 et du 21 au 22 août. Du 22 au 23, il y a une diminution brusque, au delà de laquelle commence la charge croissante jusqu'au maximum considérable du 27 août, avec une faible détension ou arrêt sous l'effort de la P. L. du 26. Cette détension produit la première mortalité considérable de la deuxième période à Mons. Le maximum absolu de cette période se produit trois jours après, à son jour (A. H.) ordinaire du 29 août.

Cest la détension considérable du 27 au 28 et la constance de la charge qui ont provoqué la mortalité du 29. La charge est donc probablement constante, parce que le déversement provQqué par la détension du 27-28, sous l'influence + £•» compense les pertes par accélération et arrête la détension le 29. La recrudescence de la détension du lendemain 29-30 août prouve qu'il en fut bien ainsi.

La détension atteint son maximum absolu à Mons le 31 août sous l'influence du périgée lunaire. Ce maximum de détension

produit encore de fortes mortalités le 31 août et surtout le 1* septembre.

On voit que les périgées lunaires de juillet et d*août, rivalisant avec les P. L. de ces mois, fournissent les journées extraordinaires les plus funestes et à peu près les seules journées de cette espèce.

En résumé, le tableau II, renfermant la mortalité épidémique de toute la population montoise, confirme pleinement les déductions tirées du tableau I. Il confirme la coïncidence rigoureuse et vigoureusement dessinée du mouvement magnéto-électrique et du mouvement épidémique. Cette confirmation s'étend à une plus grande période ; celle-ci comprend toute la durée du règne intense du mal, depuis le 11 juin jusqu'au 13 septembre.

Le tableau II confirme aussi les indications du tableau I concernant les dates marquantes des 26-27 juin, 18-19 juillet» 31 juillet-1*' août, 7-8 et 29 août et même des 12-14 juin et 10-12 juillet dans le sens des prévisions de mes lettres.

Il donne son véritable relief à la date culminante du 18-19 juillet; tout en dessinant celle du 29 août de la deuxième ou arrièrepériode.

Tout en confirmant les actions extraordinaires des trois P.L« des 28 juin, 27 juillet et 26 août; il dessine et met en relief celles des périgées lunaires des 7-8 juillet et 31 août (1).

Il met en relief les effets funestes du maximum de charge estivale du 14 et des débuts de la détension du 15 juillet, n accuse les maxima d'accélération et de détension des 17-18 juin et 6 août qui précèdent les transformations mensuelles des 20 juin et 8-9 août. Il ne laisse ainsi inconnue aucune date marquante ni ordinaire ni extraordinaire, au moins durant la double période intense, et je n'aurai plus guère qu'à montrer

(1) Maxma de détenslon extraordinaires.

— Taies effets de ces dates dans toutes les localités fortement éprouvées par répidémie en Belgique; ce que je ferai par la siimple exposition des documents statistiques.

Les très fortes accélérations hebdomadaires ou A. H. ordi* maires avec détenmn et maximum de décharge magnéto^éleetrique dans les nuits des 15-16, 21-22 et 29-31 mai; 8-7, 13-15 et 19-20 juin; 2-3, 18-19, 26-26 juillet» 31 juillet-l«' août; 7*8, 22-23 et 29*30 août, 7-8 et 14 septembre;

L'accélération ordinaire avec détension de la transformation mensuelle de juillet du 21-22 de ce mois;

Les accélérations ordinaires avec détension des 16-17 juin, 8-6 et 17-18 août;

Les très fortes accélérations extraordinaires avec détension provoquées par les positions lunaires des 24-28 mai(— E), 27-28 mai (a.), 28-29 juin (P), 7-8 juillet (pi), 4-8 août {fi.), 2-3 septembre (-f D), 10-11 septembre (E) et 17-18 septembre

Les fortes accélérations hebdomadaires ordinaires avee recrudescence, mais faible arrêt central dans la charge des 26-27 juin et 11-12 juillet;

Les fortes charges ordinaires maxima absolues de Tété du 14 Juillet;

Les fortes charges extraordinaires dues aux influences lunaires des 12 juin (N et +D) et du 28-26 août (P);

Tels furent les grands accidents de la circulation magnétoélectrique de Tété extraordinaire de 1866. Il n*y en eut pas d'autres. Il serait difficile de les méconnaître, attendu qu'ils sautent aux yeux au premier coup d'œil jeté sur un tableau renfermant les maxima et les minima de la température obser* vés tous les jours de midi à midi.

(f ) raccéléralion des i7-ts septembre appartient également à celles ordinaires du § plus haut qalprécèdeni les traBafermattons mensuelles.

n est impossible d*y méconnaître le mouvement hebdomadaire fortement accentué dont j'ai indiqué la marctie dans le Manifeste. Ce mouvement est extraordinairement accentué en 1866.

Du 15 mai au 15 septembre, quinze des dix-sept accélérations hebdomadaires produisent de très fortes détensions ; deux seulement d'entre elles, celles des 36-27 juin et 11-12 juillet four- , Hissent anormalement de fortes charges. Ce sont deux A. H. signalées dans mes lettres qui produisent anormalement les tartes circulations; la première, du 26-27 juin, début des fortes décharges estivales; et la deuxième, du 11*12 juillet, renforcée par l'action concentrante de la N. L.

Ge sont les A. H. avec fortes détensions qui dominent pleinement l'épidémie accidentée principalement par les mouvements lunaires.

Les positions lunaires qoî accidentent le plus le mouvement épidémique sont celles des pé. et deeP. L. o» des périgées et des pleines lunes.

En dehors des A. H. et des influences lunaires, la circulation magnéto-électrique terrestre subit peu d'incidents. Ceux qu'elle subit sont ordinaires et appartiennent aux transformations mensuelles. Ge sont les détensions qui précèdent les transfor- BMlions.

Je le répète, ii est impossible de méconnaître le mouvement flMgnéto-électrique terrestre de 1866 au premier coup d'œil jeté sur un tableau d'observations thermométriques; il est impossible de ne pas le reconnaître td que je Tai décrit plus haut.

Chaque jour qui incidente le ménagement magnéto-éleetrique teffestte en 1866 p'&dwU des imeidents miarquants simultoHémeni en météorologie et en épidémie. En dehors des jours marquants magnétO'électriques il ri f a pu 4» jours marqaanU météorôlofigues ou épldémiques m 1866.

On voit qu'en 1866 au moins les phénomènes magnéto-électriques, météorologiques et épidémiques ont mis les points sur les».

Avis à ceux qui nient Tinfluence lunaire !

Si dans tous les déplacmnents des systèmes magnétiques certaines régions méridiennes surtout doivent abandonner à la circulation active de grandes quantités de fluide destinées à aller charger d'autres régions ; ces abandons et charges nouvelles sont considérablement modifiés par le relief du globe» par la distribution des terres et des mers et des couches géologiques à toutes les profondeurs.

Les quantités de fluide abandonné dans les couches terrestres inférieures et qui afiCiuent de l'intérieur vers la surface, y arriveront plus ou moins vite, selon que les couches terrestres à traverser sont plus ou moins capables de fluide ou plus ou moins conductrices, toutes choses égales d'ailleurs. C'est ce qui constitue l'influence géologo-magnétique dans les déversements.

L'influence géologo-magnétique peut être étendue ou restreinte, régionale ou locale.

L'examen de l'influence épidémique dans difiérentes régions et localités me permettra de faire la part du géologo-magnétisme, en môme temps qu'il vérifiera mes affirmations précédentes au sujet de la simultanéité de l'action épidémique dans toute une contrée.

Cette simultanéité ne saurait être mieux établie qu'en montrant l'influence épidémique à l'œuvre les mêmes jours dans des points éloignés et dans des stations dont les sites géographiques, topographiques et géologo -magnétiques sont très différents.

Cette simultanéité ne saurait être mieux établie qu'en montrant l'influence épidémique à l'œuvre à Anvers, par exemple,

dans un site très différent et assez éloigné de celui deMons» comme je vais essayer de le faire.

Voici le tableau des données sur la mortalité épidémique d'Anvers en 1866 (1) :

Tableau III

Relevé de» cholériques décédés pendant la période du 13 mai au 28 septembre 1866.

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(1) Ces données et la plupart de celles qui seront utilisées par la suite me forent fournies par le département de Tintérieur, sur les ordres qae M. le ministre Yan den Peereboom avait bien touIu donner à ma prière. Les documents ministériels commencent pour Anvers dans TA. H. du 7 Juin. Je les ai complétés par des renseignements que m'avalent (ait parvenir mon camarade Yan Baver, ingénieur de la ville d'Anvers.

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Le tableau précédent est plus c ncluant encore que celui des mortalités épidémiques de Mons. Il sufBt de souligner les maxima de la mortalité du tableau III pour obtenir les A. H. et la plupart des dates marquantes magnéto-électriques, lunaires, etc., établies antérieurement et déjà vérifiées pour Mons.

La simultanéité de Taction épidémique sur des points éloignés et dans les sites différents de Mons et d'Anvers saute aux yeux.

A Anvers comme à Mons les maxima de la mortalité ne coïncident pas seulement avec les jours marquants magnéto-électriques et lunaires; mais ils sont atteints par des hausses brusques et considérables quadruplées à cause de la popula-

tion quadruple. De part et d'autre, ces hausses ne durent qu'autant que l'accélération ordinaire ou extraordinaire de la circulation magnéto -électrique qui l'a produite, et qui ainsi se trouve dessinée de part et d'autre avec ses modifications locales dues aux sites et au géologo-magnétisme.

La coïncidence des fluctuations magnéto-électriques et épidémiques est telle pour Anvers, que les chiffres du tableau III semblent arrangés pour établir cette coïncidence , alors que bien certainement l'employé de l'état civil qui l'a dressé, ne se doutait guère de l'usage auquel il servirait. Je le tiens à la disposition du malveillant qui douterait de sa reprodubtion fidèle.

Le tableau III, plus étendu que le tableau II, dessine les A. H. des premiers débuts de l'influence épidémique : celle du 15- 16 mai par un cas isolé du 16; celle du S2-23 mai par un double cas du 23. Ces deux A, H. sont donc bien accusées.

On voit que le double cas du 23, bientôt suivi d'autres cas dans la semaine 23-30 mai , peut être considéré comme un avant-début, qui coïncide ainsi avec l'avant-début à Bruxelles, et résultait comme ce dernier du déversement remarquable signalé par moi dans mes premières lettres des 23-2S mai.

L'épidémie débute sérieusement à Anvers dans TA. H. du 7 juin, renforcé par + E. du 6-7, trois semaines magnétiques exactement avant le début sérieux de Hons dans l'A. H. marquante du 26-27 juin.

La nouvelle lune du 12 (signalée d'avance), suivie de -f ^^ du 13, apportent du renfort et fournissent les hausses de la mortalité des 13 et 14.

Le renfort qui, le 16, termine l'A. H. du 15, est plus considérable et conduit en pleine épidémie.

Déjà à partir du 7 juin, il se présente des cas tous les jours.

Les guillemets que l'on trouve dans le tableau III, à partir de cette date, remplacent les mortalités des dimanches et des

lundis, qui ont dû être supprimées, parce que les décès des dimanches sont inscrits en mayeure partie les lundis, dont les mortalités sont ainsi presque doublées. C'est là une lacune qui existe dans les meilleurs documents statistiques concernant le choléra.

L'A. H. du 20 juin, début du déchargement estival, augmente brusquement de moitié la mortalité maximum de TA. H. du 15-16 juin.

L'A. H. suivante marquante et signalée d'avancedu 26-27 juin, dont l'effet est maximum le 28, jour de P. L., reproduit brusquement la mortalité maximum de l'A. H. du 21, en doublant et au delà les mortalités de la veille et de l'avant-veille.

L'épidémie entra évidemment le 28 juin dans une période de plus grande intensité à Anvers comme à Mons.

L'A. H. du 4 juillet, l'une des principales du déchargement estival (page 210 du Manifeste)^ esi bien plus vigourement en relief encore que toutes les précédentes. Le jour même le plus ordinairement central de l'accélération, celui du 4 juillet, sous l'influence du passage lunaire équatorial, la mortalité atteint brusquement le chiffre de 76 cas, de 48 qu'il était la veille et de 23 qu'il était le 26 juin ; le lendemain 5 juillet elle retombe à 39, en diminuant de moitié.

Jusqu'au 4 juillet les hausses et les baisses brusques de la mortalité épidémique n'ont encore accusé que les A. H.; mais elles les ont accusées toutes depuis le 16 mai, jour du début du mal.

Le 7 juillet, une mortalité extraordinaire accuse l'influence du périgée lunaire. Cette influence se manifeste encore le len* demain et le surlendemain, car la mortalité du dimanche 8 et du lundi 9 juillet est ded7 cas, ou de 48 cas pour chacun de ces jours, en faisant le partage égal de la mortalité entre eux. Il est probable que le 8 était le jour de la plus grande mortalité ; mais le 7 reste incontestablement celui de la hausse. , r^ :

Le périgée lunaire du 7-8 juillet fournit donc sa quote-part d'effets funestes.

Les effets de Taccélération du 11 juillet contrariée par la N. L. ralentissante du ii, sont plus que neutralisés à Anvers; au lieu d'un maximum de mortalité, c'est un minimum qui y est produit les 11, 12 et 13.

La charge exceptionnelle, extraordinaire et anormale du 11 juillet 1866, au lieu de la décharge ou détension ordinaire qui se présente généralement à cette date, produit ainsi des effets épidémiques en sens contraire à Anvers. Il en avait déjà été à peu près ainsi durant la charge exceptionnelle de l'A. H. du 26-27 juin, qui ne fit que reproduire la mortalité du 16 juin.

Les deux charges exceptionnelles des A. H. de 1866 produisent donc à Anvers des effets contraires aux décharges ou détensions ordinaires. Gela se voit encore ailleurs. Ici l'influence des sites est en jeu ; car dans beaucoup d'autres localités, les charges exceptionnelles des 26-27 juin et 11-12 juillet produisent, comme à Mons, des effets très funestes aussi bien que les accélérations avec détensions. C'est une question de plus ou de moins de concentration que les observations thermométriques résolvent.

Les fortes charges magnéto-électriques engendrent le mal épidémique et elles tuent en même temps, bien que les pre-^ mitres détensions qui suivent les fortes charges et qui mettent celles-ci plus en évidence soient beaucoup plus mortelles.

Ainsi les fortes charges anormales des 26-27 juin, durant lesquelles le mal éclata ou entra dans sa période intense dans beaucoup de localités, furent incontestablement funestes à Mons et ailleurs; mais elles le devinrent à Mons le 28 plus que le 26, alors que, sous l'influence accélératrice de la P. L., le mouvement de détension était prononcé.

La charge magnéto-électrique normalement la plus forte de

Tannée, suite de celle du 11 et du 12 juillet, atteinte le 14 juillet, est mortelle à Anvers comme à Mons et comme partout ailleurs.

Elle est suivie, les 15 et 16 juillet, de mortalités si faibles, que je croirais une grande partie des décès de ces jours inscrits à la date du 17, si le mouvement général n'accusait pas cette dernière date comme extrêmement fatale, et bien capable de produire l'effrayante mortalité renseignée pour ce jour; et si, entre autres, elle n'avait pas fourni un contingent plus fort encore à Gand.

Le relief épidémique culminant de TA. H. magnéto-électrique principale du 18-19 juillet, dont les effets funestes, énormes, se manifestent brusquement dès le 17 juillet, est extrêmement remarquable à Anvers comme à Mons.

Gomme je Tai déjà dit, pour une population égale à celle d'Anvers, la mortalité eût été de 86 cas le 18 et de 60 cas le 19 k Mons, alors qu'elle fut de 6S cas le 17 et de de 63 cas encore le 19 juillet à Anvers. L'on voit encore une fois par ces chiffres comr bien les influences épidémiques secondaires , ou les niaiseries et les banalités physiologiques inventées comme besoins pour la cause, combien ces auxiliaires de l'influence épidémique sont pour peu de chose dans les mortalités en général; combien peu même les influences géologo-magnétiques locales augmentent ou diminuent ces mortalités.

Là où la mortalité atteint , proportion gardée , des cbi£be8 très différents et beaucoup plus élevés, comme à Gand, l'on peut être assuré qu'il y a une rencontre d'influences naturelle& et générales.

A Anvers comme à Mons, la date magnétique A. H. du 3S juil^ let est nettement accusée par la mortalité épidémique; mais elle l'est surtout à Anvers, parce que la demi-période descendante ou de déclin s'y dessine vigoureusement dès le 25.

La P. L. du 27 juillet marque à peine à Anvers comme à Mons

et n'a, dans tous les cas, pas plus d'un côté que d'autre, la prétention de se substituer à TA. H. du 28 juillet qu'elle continue.

L'A. H. du 1* août est nettement marquée le jour même sous llnfluence + E. Celles des 8, 16, 22, 28 août, S, 15, 20, et 28 septembre le sont également.

Les effets de l'A. H. du 8 août sont retardés d'un jour par la N. L. ; mais très prononcés.

Les effets très prononcés de TA. H du 18-16 août sont égale* ment mais plus faiblement retardés^ Ceux du 22 août se pré* sentent le jour même le plus ordinaire de l'A. H., et ceux du 29 sont avancés d'un jour par -\- E.; de même que ceux du 6 sep* tembre par + D. du quatre.

En résumé et en quelques mots, le mouvement magnéto-électrique hebdomadaire ordinaire dirige et domine, davantage enoore et plus exclusivement à Anvers qu'à Mons, le mouvement ëpidémique, et se trouve ainsi plus vigoureusement dessiné dans les fortes hausses et baisses de la mortalité épidémique du ta- Ueau ni que dans celles du tableau IL

Les effets des influences lunaires sont amoindris à Anvers. Ceux des nouvelles lunes ou des concentrations sont non seulement effacés, mais en quelque sorte établis en sens contraire.

Tout le système épidémique est en avance à Anvers. Cependant le point culminant, celui du maximum de mortalité, est le môme à Anvers qu'à Mons ; c'est celui de l'A. H. du 19 juillet.

Telles sont les quelques faibles nuances qu'introduit l'influence du site dans la marche coïncidente des fluctuations magnéto -électriques et épidémiques à Anvers. Elles sont en Ikveur du mouvement magnétique ordinaire.

Elles proviennent toutes de ce que dans les régions fluviales et maritimes , dont Anvers est le centre principal en Belgique, l'activité et la charge magnéto-électrique permanentes sont en

tout temps les plus grandes ; c*est Factivité magnéto-électrique fluviale ou maritime et la capacité du sol d'ail uvion épais, qui occasionnèrent le développement précoce de Tinfluence épidémique, et firent dominer le mouvement épidémique, à peu près exclusivement, par les accélérations et surtout par les accélérations hebdomadaires ordinaires.

Si dans le tableau III des décès cholériques d'Anvers du 7 juin au 28 septembre, durée de la période épidémique intense, on marque indistinctement toutes les mortalités un peu extraordinaires, on obtient seize accélérations magnéto-électriques hebdomadaires ordinaires déterminées dans différents endroits de mes travaux antérieurs bien avant 1866 ; plus l'influence du périgée lunaire du 7-8 juillet; plus le 14 juillet, jour du maximum de charge estivale de l'été de 1866 ; plus la mortalité du 30 juin due à la détension considérable qui, dans la nuit du 28-29, abaissa la température de S"" à Bruxelles, et provoqua une forte recrudescence épidémique dans une grande partie du pays (1).

Nous avons vu les mortalités des 7-8 et 14 juillet et difSO juin produites à Mons comme à Anvers. Nous les verrons se produire tofUtes ailleurs.

Dans ces conditions,1a coïncidence rigoureuse des fluctuations de la circulation magnéto-électrique terrestre et des fluctuations épidémiques de l'été de 1866, au moins à Mons et à Anvers, ne saurait être sérieusement contestée par aucun homme de bonne foi.

Uinfluence épidémique est donc évidemment une conséquence des mouvements du magnétisme terrestre.

Pour continuer ma démonstration, je montrerai en quelques lignes ce qui se passaàArlon dans l'un des sites les plus élevés de la Belgique.

(1) A Gand dès le 29 et à BraxeUes le 80, comme à Anvers et à Mods.

Les données concernant Arlon sont prises dans mes documents ministériels.

Mes documents officiels ministériels renferment des données statistiques de l'épidémie dans toutes les localités les plus éprouvées du pays, au nombre de cent environ. J'en utiliserai encore.

Voici comment se présentent, dans les documents ofiBciels» les mortalités à Arlon :

ARLON

Décès.

11 — «7 juin 1

M Juin — 8 juillet 6

25^— JB

+ ie - +J,

Les données précédentes sont explicites et concluantes autant que simples.

Du 14 au 27 juin, il se présente un seul cas ; ce cas est sans doute du 41 même. Les premières inscriptions vont jusqu'au 27 juin, parce que très probablement à cette date commence réellement l'épidémie. Dans ce cas, les inscriptions du 29 juin- 2 juillet comprennent les décès du 27 juin-2 juillet.

Dans tous les cas, les inscriptions séparées commencent à l'A. H. marquante du 34 juillet; le 4 même marque fortement.

VA. H. culminante du 19 juillet fournit le maximum absolu de la mortalité à Arlon comme à Mons et à Anvers.

L'A. H. du 28 juillet est accusée faiblement et en avance d*un jour le 24.

La vigoureuse détension du 8 juillet, due au périgée lunaire, la charge maximum annuelle du 14-15 (à Arlon lS-16) juillet fournissent les mêmes renforts de mortalité que l'A. H. marquante du 4 juillet.

La P. L. du 27 juillet marque faiblement.

Au delà de cette P. L., il ne se présente plus aucun incident notable à Arlon, où cependant les inscriptions séparées ne cessent que dans l'A. H. du 15-16 août.

Autant de chiffres, autant de remarques importantes et concluantes.

L'influence épidémique fait son apparition et se révèle avec la N. L. du 12 juin, signalée d'avance dans mes lettres comme très influente et rappelée plus tard comme ayant étendu, généralisé et renforcé le mal.

Le mal débute à Arlon à la date fixée d'avance dans mes lettres comme début sérieux et général du 27 juin; à la date de ses débuts sérieux à Mons.

La période épidémique à Arlon non seulement débute à la date fixée d'avance dans mes lettres, mais elle a aussi la durée restreinte du maximum d'intensité, également fixée dans mes lettres jusqu'à la fin de juillet.

Deux A. H. principales de juillet ont été funestes à Arlon, et

parmi elles se trouve naturellement TA. H. culminante du 19 juillet du maximum absolu de Tinfluence épidémique. Ces deux A. H. encadrent la première quinzaine du déchargement estival renseignée page 310 du Mantfeste.

Deux dates extraordinaires déjà signalées comme ayant été funestes à Mons et à Anvers, le furent à Arlon. Ce sont celles des 8 et 14-15 juillet; ces dernières un peu en retard.

Qu*on remarque aussi Teffet de la P. L. du 27 juillet que nous retrouverons.

Gela est-il concluant?

Les documents ministériels me fournissent quelques données capables de corroborer et d'étendre ce qui précède.

Les données concernant Messancy, dans la même régionqu'Ar- /on, offrent plus d'intérêt que les précédentes. Et si ces dernières ont eu la préférence d'abord, c'est parce qu'elles concernent le chef-lieu de la province ou le centre le plus populeux, qui devait attirer mon attention d'abord ; c'est parce que je ne veux faire aucun choix prémédité de données favorables à mes thèses. Au reste, j'userai de toutes les données de quelque valeur en ma possession et je les publierai toutes si cela devient nécessaire, pour couper court aux uns de non-recevoir et aux clabaudages de la réaction scientiQque.

Voici comment mes documents ministériels renseignent le mouvement épidémique de Messancy :

MESSANCY

Décès.

-{- 1*' au 19 mai 5 -H

+ «7 Juin ^ +

Dècéf.

Bjuillel i

^ li — 8 ^

+ 19 — ( Ji +

On reconnattra d'emblée la grande analogie entre les mouvements épidémiques d*Arlon et deMessancy qui, l'un comme l'autre, représentent celui de la région luxembourgeoise arlonaise.

Celui de Messancy est le principal. C'est celui du centre du groupe épidémique principal de la région luxembourgeoise.

Hessancy, sur une population de 2,400 habitants, perd dans TA. H. culminant du 19 juillet le même maximum absolu de cholériques que perd Arlon le même jour sur une population de 5,700 habitants, plus que double de celle de Messancy (1).

(1) La mortalité maximum absolue de Messancy, le 19 Jaillet, est sextuple de celle de Liège, la plas forte de celles de tous les chefs-lieax des provinces de Belgique, excepté Arlon.

La période épidémique est double à Messancy, et Tavantpériode y est séparée de la période principale par un mois d'intervalle ; et ce mois est exactement celui indiqué dans mes lettres comme peu dangereux, celui de juin, qui s*étend depuis la transformation du 29 mai jusqu'à celle du 30 juin, prolongée jusqu'au 27 juin, ainsi que je l'ai clairement établi.

L'avant-période à Messancy dure autant que la circulation approfondie et ralentie de mai, du 1^' au 29 mai. Vient le mois d'intervalle de la circulation énergique mais active de juin, du 29 mai au 27 juin, auquel succède le mois épidémique par excellence dô juillet, du 27 juin au 31 juillet, fixé par mes lettres comme durée de la période épidémique intense et qui fut exactement celui de la période intense à Messancy.

Le hasard qui fait ainsi parler les faits dans le sens de mes théories imaginaires, est certainement bien singulier! bien extraordinaire! Bien coupable peut-être de se prêter ainsi à donner quelque apparence de vérité à des produits d'une imagination exaltée par des rêves incessants.

A Messancy, le début de la deuxième et principale période épidémique est bien positivement du 27 juin. La période s'étend jusqu'à la fin de juillet, mais le mal ne s'éteint, comme à Arlon, que dans l'A. H. du 15 août. Début A. H., point culminant A. H.; A. H. finale et A. H. d'extinction; toutes sont les mêmes à Messancy qu'à Arlon.

Les étapes principales sont les mêmes également avec quelques variantes dues à l'influence locale.

Les étapes cholériques de Messancy sont mieux marquées que celles d'Arlon. •

Ainsi celles du maximum de charge estivale des 14-15 est marquée avec précision le 15 même, comme presque partout, au lieu de se prolonger le 16 comme à Arlon.

La mortalité de la détension due au périgée est étendue et a pour centre le 7 juillet. La détensioa de l'A. H. du 4 juillet

avait été faible et pour cette raison celle du périgée qui la pro* longe fut considérable.

L*A. H. du 25-26 juillet se dessine mieux dans ses effets le 26 à Messancy, que le 24 à Arlon.

Les effets de TA. H. culminante du 19 Juillet se prolongent jusqu'au 21, jour de la transformation mensuelle, jour de forte accélération et détension.

Les effets des accélérations et des détensions qui provoquent les déversements sont en retard à Messancy; le déversement y était donc plus difficile.

Les effets de la charge maximum du IS juillet sont, au contraire faiblement en avance.

Les effets retardés de TA. H. du 4 juillet avancent et for* tifient ceux du 8.

Si la période épidémique intense fournie par la circulation magnéto-électrique de juillet à Messancy est remarquablement concluante, son avant-période de mai ne l'est guère moins. Elle Test plus au contraire, en ce sens, que Tinfluence épidémique, encore peu prononcée en mai, ne dessine pas aussi généralement ses étapes.

Celles-ci cependant, pour n'être en jeu que dans des cas plus rares, n*en sont que plus en évidence.

Ainsi je ne me doutais guère quand je signalais dans mes lettres le déversement du 22-23 mai, que ce déversement produirait un double cas de choléra dans la population de 2,400 âmes de Messancy, comme dans celle de 100,000 habitants d'Anvers, en même temps qu'elle provoquerait l'apparition de l'influence épidémique dans la capitale.

L'apparition générale épidémique du 22-23 mai, pour n'être encore que momentanée à Anvers et à Bruxelles, n'en est que mieux accusée. Elle produisit une mortalité extraordinaire à Mons , dans laquelle il y avait bien certainement de l'influence épidémique.

L'apparition du 22-23 mai est la plus funeste à Messancy, où elle se maintient durant la semaine magnétique, 22-29 mai, de Faction épidémique sérieuse qu'elle commence, semaine qui constitue à peu près toute l'ayant-période épidémique. Cest le début du 22 mai de cette semaine qui en est la journée la plus funeste et la mieux marquée de toute l'avant-période.

Une semaine magnétique qui constitue toute la période épidémique de Marches- des-Dames, celle du IB au 21 mai, marque les A. H. des 15-16 et 22-23 mai. C'est une avant-période prématurée, courte, explosive et centrale de tout le système d'entre Meuse et Escaut. Elle constate les premiers grands mouvements de déversements qui aboutissent à celui du 22-23 mai.

L'apparition du fléau à Messancy dès le 1^' mai, la semaine magnétique et épidémique de la même localité, du 22 au 29 mai ; l'explosion de Marche-les-Dames du 18-22 mai (1), les apparitions à Anvers des 16 et 22 mai, et à Bruxelles du 23 mai, la forte mortalité de Mons du 22 mai; le début du mal à Molenbeek-Saint-Jean le 30 mai, c'est à dire les principaux sinon les seuls faits épidémiques de mai 1866, marquent les étapes ma* gnéto-électriquesdes A. H. des 1, 8-9, 15, 22-23, et 29-30 mai, et ne marquent que ces étapes.

Les localités d'Anvers, de Mons et de Mes3ancy dans lesquelles j'ai suivi en particulier, et jour par jour, le développement de l'épidémie, occupent trois sites types : ce sont ceux des régions basses, moyennes et élevées. Us comprennent à peu

(1) Marehe'^teS'Dames.

Décès.

15 mai

ÎO —

près tous les genres. Ces genres cependant se modifient beaucoup, surtout celui des régions moyennes.

On a vu que le moins important de beaucoup des trois centres épidémiques typiques, celui qui offre le moins d*intérêt et le moins de particularités remarquables, est celui qui renferme la population la plus considérable.

Je n'étendrai pas au delà de ces trois types les considérations particulières qui précèdent, bien que dans aucun d'eux la deuxième période estivale de la fin du mois d'août ne soit bien dessinée.

Le déversement magnéto-électrique et ses conséquences épidémiques sont en avance à Anvers; ils viennent en leur temps à Hons au milieu de l'été et y sont centraux. La deuxième période est centrale à Messancy et h ArloncommeàMons ; mais Tavant-période de Messancy est la plus fortement en avance de toutes les périodes de toutes les localités de la Belgique.

Dans d'autres sites et localités, les déversements et les influences épidémiques sont en retard. Dans quelques parties du pays les retards sont tels que la deuxième période de la fin du mois d'août devient, sinon l'unique, au moins la principale ; tel fut le cas, par exemple, dans la capitale même du pays, à Bruxelles, ainsi qu'à Bruges et à Namur. Dans ces deux dernières localités, les hausses considérables et les mortalités maxima extraordinaires qui en résultent, accusent plus nettement encore les A. H. du mois d'août et de septembre que ne sont accusées celles de juin, de juillet et d'août à Arlon, à Mons et à Anvers.

Les trois sites d'Anvers, de Hons et de Messancy sont assez éloignés l'un de l'autre, et le développement de l'épidémie est assez simultané dans les trois localités pour ne pas laisser de doute dans l'esprit de l'homme de bonne foi sur la généralité et la simultanéité de la cause épidémique, sur sa corrélation avec les causes météorologiques, et sur son origine magnéto-élec-

trique; telle qu'elle est établie dans tous mes écrits antérieurs depuis i851.

Pour les édifier complètement à ce sujet et leur donner une conviction profonde, je montrerai à mes lecteurs le développement général, simultané et progressif de Tépidémie dans toutes les provinces de la Belgique en 1866, en mettant sous leurs yeux le tableau^IY des mortalités jour par jour dans tous les chefs-lieux des provinces, excepté Hasselt, oh la mortalité épidémique n*a pas atteint une importance suffisante pour entrer dans le tableau IV.

Ce Tableau lY renferme suffisamment de données pour achever la démonstration que j*ai commencée ; ses enseignements doivent satisfaire les plus récalcitrants.

Il m*eût été difficile de retendre davantage; bien que les documents ministériels renferment des données concernant environ cent localités, toutes les plus éprouvées en Belgique. Peu de ces données peuvent-être convenablement utilisées. Les inscriptions des décès n'étant pas généralement faites jour par jour, n'établissent pas les fluctuations épidémiques. Les meilleurs documents sont ceux concernant les chefs-lieux des provinces ; encore, comme je l'ai dit, la plupart d'entre eux présentent-ils la lacune des dimanches et des lundis, dont les inscriptions sont généralement faites les lundis pour les deux jours.

Le tableau IV ci-après contient, dans tous les cas, les chiffres officiels les plus exacts que j'aie pu me procurer, et je les tiens, tels qu'ils me furent fournis par ordre de M. le ministre de l'intérieur, à la disposition de l'incrédule ou du malveillant négateur de parti pris.

Tableau IV

Mouvement général de F épidémie cholérique en Belgique, en 1866, tel qu'il résuUe de la mortalité jour par jour dans les chefs-lieux des provinces y d*aprè$ des documenté statistiques établis au ministère de Vintérieur.

DATES

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