‹ Le Cholestérol Total et Esterifie du Serum Sanguin: A l'Etat Normal et Dans Certains Etats HepatiquesChapitre 19 sur 28 · Les esters du Cholestérol dans l'insuffisance hépatique · texte numérisé non relu

Les esters du Cholestérol dans l'insuffisance hépatique

Nombreuses sont les variétés d'insuffisance hépatique

rencontrées en clizique. .

1° Za grande insufjisance est due à une dégénérescence rapide et massive du parenchyme hépatique qui supprime ainsi d’une façon complète toutes les fonctions du foie, ces manifestations cliniques n’en sont pourtant pas moins variables du fait de l’intensité de la prédomirencontrées en clinique,

La forme la plus fréquente de l’insuffisance hépatique est réalisée par l’ictère grave ; mais alors la symptomatologie est conditionnée par trois faits :

a) l'atteinte causale qui frappe tout l’organisme et

se manifeste par des symptômes généraux ;

b) l'insuffisance hépatique ;

c) l'insuffisance rénale.

Le syndrome humoral reflètera naturellement ce tri-

ple aspect.

20 Toutes les formes d’insuffisance qui ne sont ni massives et très objectives, ni légères et décelables

seulement par des moyens d'investigation spéciaux, tou-

tes ces formes intermédiaires doivent se ranger dans {a forme moyenne, Le type clinique principal en est donné par l’ictère bénin (ictère catarrhal bénin, ictère infectieux bénin ou ictère toxique).

3° Le grand caractère des petites insuffisances hépatiques réside dans ce fait que le diagnostic ne s’en impose pas par l’examen clinique seul, et nécessite des méthodes d’exploration fonctionnelle. D’ailleurs cette notion de l'insuffisance hépatique légère ou de l’hépatisme de GLENARD est difficile à prékiser, iliest impossible d’en fixer les limites ; il semble pourtant que l’extrême fragilité anatomique et physiologique du foie amène. à penser que la moindre altération digestive, la moindre infection, la moindre intoxication, ont une répercussion hépatique : altération passagère, minime, simple effleurage, mais altération certaine et que l’on doit pouvoir mettre en évidence.

C’est d’ailleurs pour cette mise en évidence des formes bénignes de lésions du parenchyme hépatique, que la clinique réduite à elle même se révèle parfois insuffisante tandis que le syndrome humoral est nécessairement plus pénétrant et permet un examen plus serré des faits.

Nous avons vu, d’autre part, que si la cholestérolégmie est un procédé simple et rapide d’investigation de la fonction hépatique, la signification de la cholestérolémie totale Est ‘toute relative, Les écarts Constatés chez les sujets normaux pouvant varier par rapport au taux admis comme taux moyen de —30 à +50 p. 100. CHABRoL et CACHIN (29) ont, en effet, montré que les écarts constatés n’ont pas de rapport avec l’importance du syn-

drome. n

dd

Au contraire le rapport E/T est soumis à des variations infiniment plus réduites à telle enseigne que un écart de 10 pour cent, doit être considéré comme le maximum compatible avec l'intégrité du système régulateur de ce rapport c’est-à-dire, en fait, du foie.

Nous avons rassemblé dans le tableau IV les chiffres obtenus dans des syndromes analogues à des degrés divers de leur évolution.

Nous les avons schématiquement divisés en :

1, Insuffisance hépatique bénigne.

2° Insuffisance hépatique grave avec ictère infectieux.

Plusieurs données sont à considérer :

lo La cholestérolémie totale.

20 Le Cholestérol stérifié,

3o Le rapport E/T.

Rappelons q%e les valeurs moyennes classiquement admises pour ces trois éléments sont :

Valeur moyenne Limites extrêmes

Cholestérolémie totale ‘* 1 20 1,0-— 1 509 Cholestérol stérifié + 1.70 1,30 — 2,0 Rapport E/T 700) 60 0 — 80 0

1) Au cours des insuffisances hépatiques légères, la cholestérolémie totale varie dans les limites relativement restreintes qui sont sensiblement celles admises pour les variations individuelles, variations dont l’origine est encore bien imprécise, Par contre le taux du Cholestérol estérifié est toujours abaissé, et à deux exceptions près, reste au dessous de la limite inférieure de variations normales. Ce fait indiscutable traduit le retentissement de la lésion hépatique sur l’estérification du Cholestérol.

CHOLESTÉROL ESTÉRIFIÉ LE RAPPORT CHOLESTEROL TOTAL

DES INSUFFISANCES HEPATIQUES

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