‹ Le Cholestérol Total et Esterifie du Serum Sanguin: A l'Etat Normal et Dans Certains Etats HepatiquesChapitre 23 sur 28 · TABLEAU V · texte numérisé non relu

TABLEAU V

CONICGLEUSTON

Les résultats que nous venons d’exposer sont un peu différents de ceux trouvés par LAROCHE, Gricaur et Cos- TES;

Ils sont dans l’ensemble un peu plus élevés, mais il semble que cette différence soit imputable à la cholestérolémie totale plutôt qu'au taux du Cholestérol estérifié qui dans la majorité sinon dans la totalité des cas est inférieure au taux normal,

Les moyennes des chiffres obtenus sont :

Insuffisance hépatique Insuffisance hépatique

légère grave Cholestérolémie totale. 1,55 225 Cholestérol estérifié 0,89. . 1,15 Cholestérol libre 0,66- 1,20 Rapport E/T 57,4 48,9

Ces chiffres montrent que dans les insuffisances hépatiques graves, malgré un taux plus élevé du Cholestérol estérifié le rapport E/T est tout de même plus bas que dans les insuffisances légères.

Nous avons montré, en effet, que d’importantes lésions hépatiques étaient susceptibles d’avoir un retentissement rénal se traduisant par une élévation de la cholestérolémie totale ; c’est donc seulement les proportions relatives du Cholestérol estérifié et du Cholestérol total

qui nous renseigneront.

Nous pouvons dire que :

1° dans les insuffisances hépatiques légères le rapport E/T est compris entre 50 et 60p.100 avec une tree lestérolémie totale indiscutable,

20 dans les insuffisances graves, le rapport E/T est inférieur à 5Cp. 100 et peut déscendre jusqu’à 30 et 25 p.100. (Observ. N° CXII) la cholestérolémie totale étant en général supérieure à la normale.

D’une manière générale nous ne devons pas être étonnés de trouver des chiffres paraissant trop élevés en égard de l’insuffisance hépatique ; c’est qu’en effet celleci procède en clinique de toute autre façon que dans l’expérimentation . l’une est instantanée, l’autre en général lente et progressive, Sans doute il existe des insuffisances hépatiques aïgües, tantot primitives, comme dans l’atrophie jaune aigüe, la spirochétose, l’ictère infectieux, certaines intoxications aigües, tantôt secondaires au cours des maladies infectieuses caractérisées, soit lécères disparaissant rapidement, sans jamais présenter de troubles du rapport E/T, soit graves, et alors très proches de l’hépatite expérimentale aigüe comme c’est le cas pour une de nos observations. D’autre part, la marge de sécurité de FIiESSENGER explique en partie que nos rapports ne soient pas aussi abaissés que Pon serait en droit de l’attendre.

(Cela est du enfin à ce que dans la méthode de Gri- GAUT il y a wdsorption &’esters lors de la précipitation du complexe Cholestérol-digitonoside, adsorption d’autant plus prononcée que la proportion des esters par rapport au Cholestérol libre est plus faible, Cela explique que lon puisse observer avec ce procédé la disparition

tot —

presque complète des esters et que les chiffres trouvés par LAROCHE, GRIGAUT et Costes soient nettement inférieurs à ceux obtenus ici par la technique de PAGET et PIERRART, fl

Quant aux résultats trouvés chez les sujets atteints de cirrhose, les moyennes sont :

Cholestérol total 1,77 Cholestérol estérifé 1.25 Cholestérol libre 0,52 Rapport E/T 70,6

Ces chiffres imposent les conclusions suivantes :;

En général les résultats concernant le Cholestérol normaux chez les cirrhotiques excepté lorsque l’insuffisance hépatique plus ou moins importante qui en est la conséquence exerce l'influence que nous venons d'indiquer.

En résumé et en conclusions nous dirons :

1° le foie est un des principaux agents régulateurs de l’estérification du Cholestérol.

2 les résultats obtenus n’ont de signification que si on veut bien prendre en considération simultanément tous les éléments.

3e L'hypothèse d’une lésion locale surajoutée du d’un trouble général de l'organisme consécutif à la Jésion hépatique peut être formulée par l'examen de la cholestérolémie totale,

4 L’insuffisance hépatique élève, en général, le taux du Cholestérol total dès qu’elle est grave ét abaisse le rapport par l'existence simultanée de ccette hypercholestérolémie et de la diminution du taux du Cholestérol

estérifié.

5 Les cirrhoses laissent normal le métabolisme du Cholestérol dans la mesure où elles ne s’accompagnent pas d’insuffisance h£patique importante.

6 L'influence de l’alimentation contribue à mettre en évidence le rôle du foie dans la formation des esters du Cholestérol, en réalisant en somme un surcroît momentané de travail physiologique demandé à cet organe, surcroît auquel il répond plus ou moins selon l’importance de la lésion dont il est atteint.

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