CLASSEMENT SELON LA CLASSIFICATION PROFESSIONNELLE ADOPTÉE
inconnue. De tout cela résulte que le taux syndical de chômage, non seulement n’est pas le taux d’une profession donnée, mais encore n'équivaut pas à la moyenne des taux d'un nombre donné de professions. Il est donc, au point de vue où nous nous plaçons ici, neltement défectueux.
Récusant les slatistiques syndicales pour l'insuffisance de leurs démarcations professionnelles, nous trouvons en dehors d'elles deux autres types de classement. Le premier est celui de presque toutes les statistiques urbaines, qu’elles concernent le chômage lui-même ou les faits connexes d'assistance et d'assurance. Il est hybride et incomplet. Les travailleurs appartenant aux vieux métiers d’artisans sont classés, selon leur profession individuelle, aux rubriques menuisier, serrurier, maçon, elc. Quant à la masse des travailleurs qui ne peuvent plus rentrer dans ce cadre périmé, on les groupe d’autre part, tant bien que mal, en industrie métallurgique, industrie textile, industrie chimique, etc., et, surtout, on les laisse s’agglomérer à la rubrique manœuvre.
Cette classification n'est certes pas satisfaisante. Il reste heureusement une autre méthode : c’est celle des grands recensements professionnels nationaux. Les administrations publiques chargées de ces recensements ont dû chercher un plan rationnel de classification. Par des moyens ingénieux, que nous décrirons plus loin, elles ont essayé de retrouver, sous l'infini morcellement du travail moderne, les grandes lignes de son anatomie. Ces tentalives savantes, même si elles ne sont pas impeccables, ont de grands mérites, et, en particulier, celui de partir d'une vue d'ensemble de la production. Par la comparaison des techniques ou des objets de toutes les branches industrielles sans exception, la parenté des unes avec les autres se dégage. Le classement, en tout cas, ne com-