‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 162 sur 229 · IV. POINT · texte numérisé non relu

IV. POINT

CET ORAGE n'a POINT DE MAUVAISES SUITES.

Il commença à s'attrister et à s'affliger.

Enfin, à quelque excès que puissent aller les douleurs intérieures du Fils de Dieu, elles n'ont point de mauvaises suites. Les effets en sont prodigieux à la vérité, mais ils ne sont point vicieux. Si extrême que soit Thorreur qu'il a de la mort, elle est toujours accompagnée d'une parfaite résignation à la volonté de son Père, et d'une persévérance invincible dans sa prière. Nos passions ont d'étranges et dangereuses saillies, leur effet ordinaire est de nous porter au péché. Quel mal ne produit pas le respect humain? A quel précipice ne nous porte pas l'impatience et le dépit? En quels malheurs ne nous jette pas la peur d'être malheureux? Oh! que nous sommes obligés au Fils de Dieu de nous avoir appris à modérer nos passions et à en faire un bon usage (1) !

Je vous rends grâces, mon Sauveur, et je vous prie, par l'excès de vos douleurs, que mes passions ne m'entraînent jamais au péché. Rendez-les toutes saintes dans leur principe, dans leur objet et dans leurs effets. Faites que j'en change l'usage, que ma seule crainte soit de tomber en votre disgrâce, ma douleur de vous avoir offensé, ma tristesse de vous être si infidèle, et mon ennui d'avancer si peu dans la vertu.

(1) s. Thom. 3. p. q. i5, a. 4.

A L'âCOLE DU CiLVAIBE.

QUATRIEME CONSIDERATION

Jésus conçoit une profonde tristesse à la vue de nos misères.

« Il commença à s'attrister et à s'affliger. » Matth. 24.

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