‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 190 sur 229 · POINT · texte numérisé non relu

POINT

Veillez et priez, afin que vous n'entriez point en tentation, rar re.<prit est prompt et la chair est faible.

Admirez la vigilance de ce bon Pasteur, et la présence de son esprit. Son âme est comme le ciel, qui dans ses plus grandes agitations garde toujours ses mesures. Il prie, il ordonne, il visite son troupeau ; il anime, il exhorte, il reprend, et dans ses plus grandes angoisses, lorsqu'il s'abandonne luiuiême à la douleur, et que l'esprit et la chair font une espèce de schisme et de divorce en son cœur, il demeure \ï'i h ses disciples avec des liens indissolubles de charité.

Priez, leur dit-il, et veillez-; car l'esprit est prompt, mais la chair est faible. Voilà trois excellents avis contre les tent citions qui nous attaquent : prier, xeiller et se défier de soimême. La vigilance est l'œil qui découvre la tentation; la défiance la craint et l'évite. La prière est au milieu des deux, comme le cœur qui nous fournit des forces et de la résolulion pour la vaincre. Sans vigilance, nous sommes aveugles; sans prière, lâches ; sans défiance, téméraires et présomptueux. Hélas! nous ne sommes que faiblesse. Nous faisons de bons propos parce que l'esprit est prompt ; mais nous n'en venons point à l'effet, parce que la chair est faible; et si la ?râco de Jésus Christ ne nous soutenait, nous tomberions

à chaque pas. 11 s'écarte seulement d'un jet de pierre, et les Apôtres dorment : que doivent craindre les péctieurs qui s'en éloignent d'un espace infini. Ah ! Seigneur, ne vous éloignez pas de moi; je suis entre vos mains comme un enfant chancelant entre les mains de sa nourrice. Si vous me laissez tant soit peu je tomberai.

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