‹ Le chrétien a l'école du calvaireChapitre 194 sur 229 · III. POIIVÏ · texte numérisé non relu

III. POIIVÏ

JÉSUS APPREND A SES DISCIPLES A PRÉVENIR LE DANGER ET A CHERCHER l'occasion de faire LE BIEN.

Levez-vous^ marchons : celui qui doit me trahir est 'proche.

Ce n'est plus là la voix d'un homme que la peur avait réduit à l'agonie. L'amour divin a prévalu, et a banni la crainte de la partie inférieure par le moyen de la prière.

C'est dans l'oraison qu'il faut cliercher la fermeté et la vigueur de l'esprit. L'oraison est le nerf de notre force.

Voyez comme Jésus va au-devant des souffrances. Il ne s'y fait point traîner par force, il y va de son plein gré, c'est son amour qui le presse. C'est lui qui vous invite à le suivre, et qui vous dit : Levez-vous, allons combattre nos ennemis. Allons visiter les pauvres honteux, allons dans les prisons et dans les hôpitaux pour apprendre à souffrir les misères de la vie. Allons nous réconciUer avec nos frères, et mettre fin à nos froideurs malgTé tous les sentiments de la nature.

Quand est-ce que vous ferez en riant quelque mortification considérable, à l'exemple de Jésus?

Voilà l'esprit du Fils de Dieu, voilà l'esprit des saints. ll> vont chercher les travaux, ils ne les attendent pas. Sainte Agathe se lance dans le feu, pour ôter aux bourreaux cette inhumaine satisfaction de Ty avoir jetée. Saint Laurent se couche lui-même sur le gril. Saint André court à la croix, et la salue avec des transports admirables. Combien a-t-on vu de mères aller au martyre le visage riant, portant leurs petits enfants sur leur sein ! Saint François ne chercha-t -il pas le martyre parmi les Sarrasins; saint Dominique, parmi les Albigeois; sainte Thérèse, parmi les Maures; saint Ignace, parmi les Turcs ? Levez-vous de vos mauvaises habitudes, et courez' à la pénitence. Levez-vous, âme fidèle, pour suivre

A l'école lu calvaire. 349

votre Époux sur le Calvaire. Levez-vous, lâches et paresseux, rompez votre sommeil, pour vous présenter de bonne heure aux rayons du Soleil de justice, afin qu'il vous éclaire et vous échauffe de son amour.

QUINZIEME CONSIDÉRATION

Jésus est trahi par un baiser.

<>■ Lorsqu'il parlait encore , une troupe de gens parut ; et celui qu'on nommait Judas, l'un des douze, marchait devant eux. » Luc. xxii.

« Or, le traître leur avait donné le signal, disant: Celui que je baiserai, c'est lui, arrêtez-le, et le menez sûrement. Et sitôt qu'il fut arrivé, il lui dit en l'abordant : Je vous salue, Maître; et il le baisa. » Marc. xiv.

. «* Jésus lui dit : Mon ami, pourquoi êtes- vous venu?» Matth. xxvi.

M Quoi ! Judas, vous trahissez le Fils de l'homme par un baiser! »

Luc. XXII.

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