Sap., III
le plus souvent môme en ce monde, la lumière se fera sur le chemin parcouru par nous et il nous apparaîtra alors que la Providence ne se trompe pas et ne nous a jamais trompés. <c mon Dieu, chante TËglise, parce que nous savons que tous vos desseins providentiels sont heureux, nous vous supplions de nous épargner en toutes choses ce qui est mauvais et de ne nous accorder que ce qui doit contribuer à notre bien. »
« Deus eu jus Prooidentia in sut dispositione non fallitur : te suppliées exoramus, ut noxia euncta submoveaSy et omnia nobis profutura concédas*. »
Ëst-il rien de plus réconfortant et de mieujf fait pour asseoir Tâme dans la tranquillité, quoi qu'il lui advienne apparemment de contraire, que cette pensée : « Je ne suis pas seul ; à la condition que je fasse mon devoir, j'ai le droit de compter sur la collaboration constante et efficace de mon Dieu. Entre sa Toute-Puissance, son inGnie sagesse, son paternel amour, et ma faiblesse, mon ignorance, mon indignité, il y a une sorte de contrat ; à moi de faire ce que je puis ; à Lui de « me soutenir selon c< sa promesse, aûn que je vive et ne sois point déçu « dans mon espérance ». « Suscipe me secundum eloquium timm et vivam et non confundas me ab expectatione mea^. » « En règle générale, écrit saint Bernardin de Sienne, Dieu n'appelle personne à un état, si sublime soit-il, sans lui départir avec abondance les ressources que réclament et la personne élue par Lui et l'honneur des fonctions qu'elle a à remplir. » « Generalis régula est^ quod