‹ Le christianisme et l'empire romain: de Néron à Théodose (volume 2)Chapitre 150 sur 164 · Zosime, IV · texte numérisé non relu

Zosime, IV

gion egyptienne; avec lui tomberent les sanctuaires de Canope, naguere le rendez-vous de licencieux pelerins^ Probablement beaucoup d'autres temples d'Egyple, m^me en dehors d'Alexandrie ou de sa banlieue, furent enveloppes dans celle ruine^.

Louant la politique religieuse de Theodose, saint Ambroise lui fait un merite d'avoir aboli toutes les ceremonies pa'iennes^; Sozomene ajoute qu'il ne fut plus permis d'honorer les dieux, m^me en secret*. Une loi de 392 porta, en effet, ce dernier coup au paganisme. Elle renouvelle la defense de sacrifier dans les temples; mais elle y joint celle d'offrir des libations, du feu et des fleurs aux genies, aux lares, aux penates; elle declare que tout champ, toute demeure oii Ton aura brule de I'encens sera confisque^. Nombreux, au quatri^me si^cle, etaient les sanctuaires domestiques. L'idolMrie s'y etait refugiee, comme dans un dernier retranchement. On elevait dans ses jardins des chapelles a la Fortune

4. SociuTE, V, 16, 17; Sozomene, VII, 45; Rufin, 11,20,30. — Lace- Ifcbre biblioUicquc d'Alcxandric, conscrv(5e au Serapcion, fut-elle dctruite avec lui? Voir, en sens divers, Gorini, Defense de VEglise, 1. 1, p. 64-102; CuASTEL, Revue hislorique, avrll-juin 4876, p. 484-496; Algljive, Revue scientifique, i9juin 1873; Leforj, Gazette hebdomadaire de medecine et de chirurgie, n° 26, 1875; Drapeyron, Uempereur lleraclius, p. 405-409.

3. Rufin, II, 28, dit que tous les temples ^gyptiens Turcnt alors detrulls.

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