Saint Ambroise, Ep
TÉglise dépassent en nombre celles de tous ses prédécesseurs réunis. On en compte plusieurs par année. Intronisé en Orient, son premier souci fut d'abattre Tarianisme. Dès 380, il ordonne que tous les peuples de son obéissance suivent sur la Trinité « la foi que TÉglise romaine a reçue de Tapôtre Pierre, » telle que la professent « le pontife Damase et Pierre, évéque d'Alexandrie, homme d'une sainteté apostolique ^ » Suivent en 381, 382, 384, 388, 389, 394, des lois contre les hérétiques, eunoméens, ariens, apoUinaristes, macédoniens, manichéens, reprenant leurs églises pour les donner aux catholiques, interdisant leurs assemblées, chassant leurs évèques et leurs prêtres, confisquant tous les lieux où se seront célébrés leurs offices, cassant leurs testaments, les déclarant incapables de donner ou de recevoir *. Le grand nombre de ces lois, dont plusieurs se répètent, montre qu'elles ne furent point partout exécutées, mais dénote en même temps l'énergique eflFort du prince orthodoxe pour rétablir dans les provinces ravagées par les hérésies chères à Constance ou à Valens l'unité catholique.
On constate, non sans satisfaction, qu'il ne donne point à l'Église de privilèges pécuniaires, «t n'est point prodigue en sa faveur de grâces matérielles. Il se borne, soit à relever la dignité de ses