‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 138 sur 176 · ôïU, XV, VII · texte numérisé non relu

ôïU, XV, VII

vices honteux tout en moralisant les châtiments ^ Ces lois, les sentiments personnels de Théodose, clairement exprimés en mainte occasion, sa participation régulière aux sacrements de FÉglise^, la pénitence humblement acceptée, sur Tordre de saint Ambroise, après la cruelle répression de Témeute de Thessalonique ^, donnent Timage d'un empereur décidé à régler en toutes choses sa conduite publique et privée sur Tidéal chrétien. En même temps son caractère énergique, facilement emporté, peu enclin aux demi mesures, ami des solutions promptes, montre un des hommes les moins faits pour continuer ou même pour comprendre la politique d'équilibre religieux inaugurée par Constantin, et dont, malgré leur tendance défavorable au paganisme, les ordonnances de Gratien n'étaient pas nécessairement la négation. Par son œuvre législative comme par les actes de son gouvernement. Théodose apparaît incapable de tolérer des nuances dans le christianisme lui-même . Avec une précision de langage qui ne s'était pas encore rencontrée, mais où se reconnaît toute la rigueur de Tesprit latin, il exige de ses sujets l'adhésion au catholicisme dans sa forme la plus nette, désignant à leur imitation ou à leur obéissance les hommes qui, en Occident et en Orient^,

i, Ibid., IX, VII, 6; Socrate, Hist Eccl, V, 18.

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