‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 140 sur 176 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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Tavenir * . Cette loi pouvait s'entendre des seuls sacrifices accomplis dans un but spécial de divination. Elle supprimait presque entièrement les libertés laissées à cet égard par Constantin, Constance et Valentinien. Mais elle ne paraissait pas atteindre les rites divinatoires qui faisaient aussi partie intégrante des sacrifices ordinaires. Une loi de 385 visa ces rites. L'inspection par le prêtre ou l'haruspice du foie et des entrailles des victimes fut défendue en toute circonstance, sous la menace des plus sévères châtiments*. Ce n'était point prohiber les sacrifices eux-mêmes, ou interdire l'immolation des victimes ; mais c'était supprimer l'une des parties principales de la cérémonie, celle précisément à laquelle était le plus intéressée la superstition païenne. En fait, cette interdiction fit cesser, en beaucoup de lieux, les sacrifices sanglants. On s'abstint de cette répugnante et coûteuse pratique dès qu'ilne fut plus possible, sans être puni, de lire l'avenir dans les bêtes immolées. Les plus obstinés la dissimulèrent parfois sous l'ap parence d'un banquet^. La plupart la remplacèrent par l'oflFrande d'encens brûlé en l'honneur des dieux. Cette marque de dévotion resta tolérée tant que les temples furent ouverts''. On continua

i. Code Théod,, XVI, x, 7.

a. Ibid., 8.

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