‹ Le Christianisme et l'Empire romain de Néron a ThéodoseChapitre 80 sur 176 · Eusèbe, De vita Const., II · texte numérisé non relu

Eusèbe, De vita Const., II

3. L'authenticité de Tédit et de la proclamation de 323 a été contestée par Crivellucci {Délia fede storica di Eusebio nella vita di Constantino) et Schultze {Zeitschrift fur Kircfiengeschichte, 1894, n* 4.) Voir, en sens contraire, les justes observations de Boissier {la Fin du Paganisme, 1. 1, p. 17) et de Seeck {Zeitschr, fur Kirchengesch,, 1897, n« 3),

seul maître de TEmpire ne lui fait pas abandonner la tolérance religieuse. En deux endroits de sa proclamation, il en renouvelle rengagement en termes formels.

Dans le premier, Constantin s'adresse à Dieu même. « Je veux, dit-il, que ton peuple vive en paix et en concorde, pour le commun avantage du genre humain. Que ceux qui sont encore impliqués dans Terreur de la gentiUté jouissent joyeusement de la même paix et du même repos que les fidèles. Cette reprise des bons rapports mutuels pourra beaucoup pour ramener les hommes dans la voie droite. Que personne, donc, ne fasse de mal à personne. Que chacun suive Topinion qu'il préfère. Il faut que ceux qui pensent bien soient persuadés que ceux-là seuls vivront dans la justice et la pureté, que tu as toi-même appelés à l'observation de tes saintes lois. Quant à ceux qui s'y soustraient, qu'ils conservent, tant qu'ils voudront, les temples du mensonge. Nous, nous gardons la splendide demeure de la vérité, que tu nous as donnée lors de notre naissance (spirituelle). Et nous souhaitons aux autres de vivre heureux, par l'effet de l'union et de la concorde de tous * . »

Le second passage, qui sert de conclusion à tout l'écrit, dévoile jusqu'au fond la pensée de Constantin. « Que personne ne cherche querelle à un

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